LE PLURIEL DES NOMS COMPOSÉS EN ESPAGNOL

 

 

 

La formation du pluriel des noms composés dépend de la nature des mots qui les composent.

 

La marque du pluriel apparait sur le deuxième mot lorsque le nom s’écrit en un seul mot

Nom + nom
La bocacalle                las bocacalles         entrée(s) de rue(s)

Nom + adjectif
El aguardiente           los aguardientes       eau(x) de vie

Ajectif + adjectif
Un claroscuro       
    unos claroscuros     clair(s)-obscur(s)

Verbe + nom
El matafuego         
     los matafuegos       extincteur(s)

Verbe + pronom
El pésame                
     los pésames             condoléances

 

La marque du pluriel apparait seulement sur le premier mot lorsque le nom est composé de deux noms qui ne sont pas soudés et que le second joue le rôle d’adjectif du premier

Nom + nom
La hora punta  
     las horas punta       heures(s) de pointe
El piso piloto          los pisos piloto       appartement(s) témoin(s)

 

La marque du pluriel apparait sur les deux composants  qu’ils soient soudés ou séparéslorsque le nom composé est formé d’un nom et d’un adjectif.

Nom + adjectif
El guardia civil       
     los guardias civiles     garde(s) civil(s)
El gentilhombre         los gentileshombres  gentil(s)hommes(s), mais également  los gentilhombres

 

De nombreux noms composés sont invariables parce qu’ils sont formés avec un nom déjà au pluriel

El cortapapeles          los cortapapeles     coupe-papier(s)
El cuentagotas           los cuentagotas      compte-gouttes
El cumpleaños            los cumpleaños      anniversaire(s)

 

Certains mot composés invariables sont des cas particuliers

El hazmerreír            los hazmerreír      risée(s)
El todoterreno 
     los todoterreno    4 x 4

∗ atasco = embouteillage

LES ÎLES CIES, « LES ÎLES DES DIEUX »

 

 

Las islas Cies – Panorámica desde la isla do Faro – Foto Caos-commonswiki

Les îles Cies se trouvent au nord-ouest de l’Espagne, dans la province de Pontevedra, en Galice.

Las islas Cies – Atardecer – Foto Scorps88

Ces trois îles paradisiaques que les romains appelaient « les îles des dieux » forment un archipel juste en face de la ria de Vigo. Monteagudo est l’île du nord, Do Faro, celle du centre et San Martiño est celle qui est au sud.

Las islas Cies – Foto I. Iria Gónzalez Sierra

Les deux premières sont unies par un brise-lame, mais aussi, de façon naturelle par une langue de sable.

Las islas Cies – Playa de Cantareira- Foto I Drow male

Déclarées Parc National en 1980, elles appartiennent depuis 2002 au Parque National Maritime et Terrestre des îles atlantiques de Galice.

Inhabitées de nos jours, les îles Cies furent peuplées dès l’antiquité comme l’indiquent les vestiges archéologiques qui datent de 3 500 av, J.-C.

Las islas Cies – Los Castros – Pueblo Celta – Foto Juan Mejuto

Postérieurement, des Celtes, des romains, puis  des moines au Moyen-âge, s’y installèrent.
Elles furent aussi souvent attaquées par des pirates turcs et normands qui les utilisèrent comme repaires et par le terrible Francis Drake qui dévasta la Ria de Vigo.

Las islas Cies – Acantilados- Foto I Drow male

Les îles Cies sont très montagneuses, abruptes à l’ouest avec des falaises verticales de plus de 100 mètres mais accessibles à l’est avec de belles plages de sable fin.

Las islas Cies – Veleros – Foto Kilezz QuiRóH

L’archipel a neuf magnifiques plages de sable blanc, aux eaux cristallines.

Las islas Cies – Playa de Roda – Foto Juantiagues

La plage de Rodas, la plus grande et la plus connue, se trouve sur l’île de Monteagudo. Elle a été classée « plus belle plage du monde » par le quotidien britannique « The Guardian » en 2007.

Las islas Cies – Plata de Figueiras – Foto Mario José Martins

Mais toutes offrent les mêmes eaux turquoise, le même sable fin, la même luminosité et la même tranquillité…

Las islas Cies – Pinos y helechos – Foto Kilezz QuiRóH

Les îles ont aussi de nombreux sentiers de randonnées qui, traversant des forêts de pins et d’eucalyptus, et des maquis de plantes autochtones, de fougères et d’ajoncs,  conduisent aux rochers montagneux .

Las islas Cies – Gaviota patiamarilla – Foto FentaBrú

Il est possible au cours du trajet d’observer quelques-unes des nombreuses espèces d’oiseaux qui habitent les îles.

Las islas Cies – Faro – Foto Pablo Costa Tirado

Arrivés au sommet, la vue est incomparable.

Las islas Cies – Vista desde lo alto de una de las islas – Foto Luis Cayola

L’accès à l’archipel ne peut se faire qu’en bateau et le nombre des visiteurs est limité. Les voitures son interdites afin de maintenir la tranquillité de ce petit paradis…

Las islas Cies – Cormoranes – Foto Javier Albertos

 

OMISSION DE L’ARTICLE INDÉFINI EN ESPAGNOL

 

 

 

Il y a plusieurs cas où l’article indéfini ne s’utilise pas en espagnol, alors qu’ il est obligatoire en français.


Devant : cierto (cierta), cualquiera (n’importe quel/quelle, quelconque), distinto (différent), igual (égal), medio (demi), otro (autre), semejante (semblable), tal (tel/telle)

Cierto día mi amiga decidió ir a vivir en un pueblo.
Un certain jour, mon amie décida d’aller vivre dans un village.

Pedro puede llegar en cualquier momento.
Pierre peut arriver à n’importe quel moment.

Nos vamos en media hora.
Nous partons dans une demi-heure.

 

Avec un complément de manière précédant le nom :

Paula andaba con paso ligero para llegar a la hora a la oficina.
Paule marchait d’un pas rapide pour arriver à l’heure au bureau.


Lorsque le nom a un sens général :

A tu amigo le gusta llevar corbata.
Ton ami aime porter une cravate.

 

 Pour indiquer une profession :

Mi amigo es profesor de español.
Mon ami est professeur d’espagnol.


Pour traduire le partitif français (de, du, de la, de les).

Pedro bebe agua.
Pierre boit de l’eau.

Hemos comprado mantequilla.
Nous avons acheté du beurre.

 

 

TRADUIRE “IL Y A” EN ESPAGNOL

 

 

« Il y a » se traduit en espagnol de deux façons.

 

Devant un article indéfini, un nombre ou un adverbe :

On utilise  « hay » qui est la forme impersonnelle du verbe « haber » au présent

En esta calle hay una tienda de deportes.
Dans cette rue, il y a un magasin de sports.

Hay tres libros de historia en la estantería.
Il y a trois livres d’histoire sur l’étagère.

Hay mucha circulación en esta calle.
Il y a beaucoup de circulation dans cette rue.

No hay flores en este jardín.
Il n’y a pas de fleurs dans ce jardín.

Ya no hay agua en la botella.
Il n’y a plus d’eau dans la bouteille.

Pour les autres temps, on utilise le verbe « haber » a la troisième personne du singulier :

Había muchos libros en la estantería.
Il y avait beaucoup de livres sur l’étagère.

Ha habido tres días de lluvia.
Il y a eu trois jours de pluie.

Habrá un pastel el día de tu cumpleaños.
Il y aura un gâteau le jour de ton anniversaire.

¡Ojo ! Pour exprimer une durée, on utilise le verbe « hacer »

Hace tres años, vivía en España.
Il y a trois ans, je vivais en Espagne.

 

Devant un article déterminé ou un possessif :

« Il y a » se traduit par le verbe « estar ».

En esta plaza está la estatua de Miguel de Cervantes.
Sur cette place, il y a la statue de Miguel de Cervantes.

En frente del Ayuntamiento, está la casa de Pedro.
En face de la mairie, il y a la maison de Pedro.

 

LE MONASTÈRE DE PIEDRA

 

 

El Monasterio de Piedra – Los Fresnos Bajos – Foto Canaan

Situé à Nuevalos, dans la province de Saragosse en Aragon, le Monastère de Piedra doit son nom à la rivière Piedra auprès de laquelle il fut construit.

El Monasterio de Piedra – Foto Alberto-g-rovi

Cette abbaye, dédiée à Santa María la Blanca, fut fondée au XIIe siècle par treize moines cisterciens venus de l’abbaye de Poblet en Catalogne.

El Monasterio de Piedra – Torre del Homenaje – Foto Alberto -g-rovi

En 1835, le monastère fut exproprié par l’application de la loi de « desamortización » de Mendizabal, c’est-à-dire la confiscation des biens que possédait le clergé. En 1840, l’État espagnol vendit l’ensemble des terrains et des édifices à un particulier, Pablo  Muntadas Campeny. Le monastère, transformé en hôtel, appartient encore aujourd’hui à ses héritiers. Cependant, on peut en visiter une grande partie.

El Monasterio de Piedra – El claustro – Foto Demilune

L’église et les différentes salles du Monastère se trouvent autour du cloître restauré au siècle dernier.

El Monasterio de Piedra – Sala capitular – Foto Jose Luis Filpo Cabana

À l’est du cloître, la salle capitulaire, du XIIIe siècle, était la pièce la plus importante de la vie monacale.

El Monasterio de Piedra – La iglesia – Foto Luidger

Au nord, l’église, construite en 1218 est en ruines aujourd’hui.

El Monasterio de Piedra – Refectorio 1- Foto Jose Luis Filpo Cabana

Au sud, se trouve la zone réservée à la cuisine, au réfectoire et au chauffoir ainsi que le garde-manger. C’est dans la cuisine du Monastère de Piedra que fut préparée la première tasse de chocolat en Europe. Il semble qu’un moine qui avait accompagné Hernan Cortés au Mexique rapporta le cacao et la recette…

El Monasterio de Piedra – Museo del Vino – Foto Alberto-g-rovi

À l’ouest, dans la zone de travail, les caves ont été transformées en un musée des vins de la région.

Cependant, si la visite du Monastère est intéressante, ce qui séduit particulièrement les visiteurs c’est son parc naturel.

El Monasterio de Piedra – El Lago de los Patos – Foto Canaan

Les moines utilisaient déjà cet espace qui leur apportait l’eau du Piedra et des terres à cultiver, mais c’est au XIXe siècle que Pablo Muntadas Campeny y construisit la première pisciculture d’Espagne et remodela le cours des eaux pour créer cet oasis naturel déclaré « Jardin historique » en 2010.

El Monasterio de Piedra – Cascada Trinidad – Foto Canaan

Sur un parcours de plus de quatre kilomètres et accompagné par le murmure de l’eau, le visiteur va pouvoir contempler de magnifiques paysages où se succèdent des cascades, des plans d’eau et des grottes creusées par la rivière.

El Monasterio de Piedra – Cascada Cola de Caballo – Foto Turol Jones

La Cola de Caballo (la Queue de Cheval) est une chute d’eau de 90 mètres de hauteur.

El Monasterio de Piedra – Gruta Iris – Foto Ramón Espiña Fernand

De l’autre côté, un escalier conduit à l’intérieur de la grotte Iris.

El Monasterio de Piedra – Lago del Espejo – Foto Canaan

Le chemin qui traverse la colline « Del Diablo » mène au Lac « Del Espejo » qui reflète la luxuriante végétation dans ses eaux paisibles.

El Monasterio de Piedra – Cascada Iris – Foto Canaan

Puis le sentier continue pour diriger vers la cascade « De los Chorreadores », la cascade Iris, le Bain de Diane, le lac « De los Patos », puis les cascades Trinidad et Caprichosa.

El Monasterio de Piedra – El Baño de Diana – Foto Canaan

De mars à octobre, on peut assister à des exhibitions de vols de rapaces.

El Monasterio de Piedra – Águila calva – Foto Alberto-g-rovi

 

LE PLURIEL DES NOMS EN ESPAGNOL

 

 

 

En espagnol, le nom forme son pluriel en fonction de sa terminaison et de son accentuation.

 

Noms terminés par une voyelle atone :

On ajoute un –s au pluriel

La mesa     ⇒    las mesas    les tables
El libro            los libros      les livres
La calle           las calles      les rues
La tribu           las tribu     les tribus

 

Noms terminés par les voyelles accentuées -á, -é, -ó :

On ajoute un –s au pluriel

La mamá         las mamá   les mamans
El té               ⇒    los tés            les thés
El dominó       los dominós  les dominos

 

Noms terminés par les voyelles accentuées –ú, -í :

Les deux pluriels, en –ús et úes et en –ís et –íes peuvent être utilisés

El menú           los menús / los menúes     les menus
El tabú             los tabús / los tabúes         les tabous
El esquí          los esquís / los esquíes     les skis
El jabalí           los jabalís / los jabalíes     les sangliers

 

Noms terminés par les consonnes –l, -n, -r, -d, -j, -z :

On ajoute –es au pluriel

El papel             los papeles           les papiers
El león               los leones             les lions
El carácter      los caracteres *    les caracteres
La pared           las paredes            les murs
El reloj          ⇒    los relojes              les montres
El pez                 los peces **          les poissons

* Pour ces trois noms, la formation du pluriel entraine un déplacement de l’accent tonique :

 El carácter          los caracteres
El régimen           los regímenes        les régimes
El espécimen      los especímenes    les spécimens

** Pour les mots terminés par –z, la formation du pluriel entraine une modification ortographique :

El pez            los peces     les poissons
La nariz        las narices   les nez

 

Noms terminés par –s ou –x :

On ajoute –es si la dernière syllabe est accentuée

El interés         los intereses     les intérêts
El fax                   los faxes           les fax

Le nom ne change pas si la dernière syllabe n’est pas accentuée.

El jueves        los jueves    les jeudis
El torax          los torax       les thorax

 

LA VILLE MÉDIÉVALE D’AÍNSA

 

 

Aínsa – Plaza Mayor e Iglesia de Santa María – Foto chourmo86

À quelques kilomètres de la frontière française, la ville médiévale d’Aínsa qui appartient « aux plus beaux villages d’Espagne », se trouve dans la Communauté Autonome d’Aragon.

Aínsa – Foto JoseCasado

Capitale de l’ancien royaume de Sobrarbe, la vieille ville a conservé  son architecture romane et sa splendeur d’autrefois.

Aínsa – La Peña montañesa – Foto Morburre

Bien qu’au cours des siècles, elle fut occupée par diverses populations comme les Celtes et les Romains, son histoire commence en 724, lorsqu’elle fut reprise aux musulmans par Garcí-Ximenez. Selon la légende, l’apparition miraculeuse d’une croix lumineuse encouragea les troupes et les aida à reconquérir la ville.

Aínsa – Cruz cubierta – Flickr

Depuis le XVIe siècle une croix marque l’endroit où se produisit la bataille.

Aínsa – Castillo – Foto Millars

Le château, construit entre le XIe et le XVIIIe siècle se trouve à l’entrée de la vieille ville. Le donjon et les deux tours, qui ont été réhabilités abritent aujourd’hui le Centre d’Interprétation de la Faune Pyrénéenne, l’Office du Tourisme, et l’Office technique du Sobrarte, respectivement.

Aínsa – Muralla del castillo – Foto Juan-R-Lascorz.

Sa muraille est pratiquement intacte et de ses chemins de ronde, elle offre un très beau panorama sur la ville et les montagnes qui l’entourent.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto Jose Luis Filpo Cabana

La Plaza Mayor édifiée entre le XIe et le XIIIe siècle est une des plus belles places médiévales d’Espagne.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto JoseCasado

Son amplitude, ses arcades et ses balcons fleuris, ses boutiques de produits régionaux et ses restaurants, invitent les visiteurs à s’y arrêter.

Aínsa – Iglesia de Santa María – Foto Angela Llop

L’église romane de Santa María du XIe siècle est à côté de la place. Sa haute tour domine la ville et il est possible d’y monter.

Aínsa – Iglesia Santa María – La cripta – Foto Sobrarbe2

Deux escaliers permettent d’accéder à la crypte qui se trouve sous le presbytère.

Aínsa – Claustro de la Iglesia de Santa María – Foto Sobrarbe2

Le cloître en forme de trapèze irrégulier date du XIIIe siècle et possède de nombreux éléments gothiques.

Aínsa – Calle – Foto Morburre

La vieille ville d’Aínsa est en elle-même un monument. Ses petites rues étroites et pavées, ses maisons de pierre, parfaitement conservées, lui ont valu la distinction d’Ensemble Historique Artistique.

Aínsa – El río Cinca a su paso por Aínsa – Foto Basotxerri

Grace à sa situation privilégiée, à la confluence des rivières Cinca et Ara, entre le Parc National d’Ordesa, le Monte Perdido, le Parque National de los cañones et la sierra de Guara, elle est entourée de paysages magnifiques et elle est le point de départ de nombreuses excursions qui séduiront tous les amants de la nature.

Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido – Foto Diego Delso

 

LE JAMBON IBÉRIQUE DE “PATA NEGRA”

 

 

Jamón de Guijuelo – Foto Valdavia

Une expérience à ne pas manquer, lorsqu’on séjourne en Espagne est la dégustation d’un bon jambon ibérique de « pata negra ».

Jamón ibérico de bellota – Corte – Foto Guanbirra

Coupé à la main, en fines lamelles, servi en tapas ou comme entrée au cours d’un repas, son goût est intense et son arôme unique. Il est considéré par les gourmets comme l’un des meilleurs jambons du monde.

Cerdo ibérico – Foto flickr

Le jambon ibérique provient du porc ibérique, une race autochtone de taille moyenne au museau allongé, à la robe foncée et aux pattes noires.
Pour que le jambon puisse avoir l’appellation « ibérique », les cochons doivent avoir une pureté de race d’au moins 50%.

Sierra de Aracena y picos de Aroche en Huelva – Foto Quinok

Les animaux sont élevés en liberté dans de vastes étendues de pâturage appelées « dehesas » et plantées de chênes verts. Les glands constituent leur alimentation principale et donnent au jambon cette saveur particulière qui le distingue.

Dehesa extremeña en primavera – Foto Ardo Beltz

Les dehesas se trouvent en Estrémadure, à Aracena et à Jabugo dans la sierra andalouse, à Guijuelo dans la province de Salamanca et à Los Pedroches à Cordoue. Elles représentent un modèle parfait de développement durable.

Jamón Ibérico – Foto Venta Aurelio

Les jambons sont élaborés de façon artisanale et affinés pendant une période qui peut varier entre 24  et 48 mois.

Jamon ibérico 5J

Le jambon de meilleure qualité porte une étiquette noire : « 100% iberico de bellota » qui garantit que le porc est 100% de race ibérique et qu’il a été nourri aux glands. Un jambon « de bellota » mais qui n’est pas 100% de race ibérique portera une étiquette rouge. Il existe aussi deux qualités de jambon ibérique qui ne sont pas « de bellota » (étiquettes verte et blanche).

Jamón ibérico de bellota Gran Reserva – Foto Guanbirra

Le jambon ibérique est un aliment sain. Il est riche en protéines, vitamines B et oligo-éléments et sa graisse a une forte teneur en acide oléique.

Pan tumaca y jamón ibérico

Une délicieuse spécialité à déguster seule ou accompagnée de pain à la tomate à la mode catalane, le « pantumaca »…

TRADUIRE “ON” EN ESPAGNOL

 

 

 

Le pronom impersonnel français “on” n’a pas d’équivalent en espagnol. Il se traduits de plusieurs façon en fonction du contexte de la phrase :

Par un verbe à la troisième personne du pluriel, lorsqu’il s’agit d’un fait occasionnel ou lorsqu’il signifie « les gens, quelqu’un »

Llaman a la puerta.
On frappe à la porte.

Dicen que va a llover.
On dit qu’il va pleuvoir.


Par se + verbe à la troisième personne du singulier, lorsqu’il s’agit d’une règle ou d’une habitude.

En Chile, se habla español.
Au Chili, on parle espagnol.


Par uno/una + verbe à la troisième personne du singulier

Devant un verbe pronominal
Uno se alegra cuando llegan las vacaciones
On se réjouit quand les vacances arrivent.

Lorsque le COD est précédé d’un possessif
Uno debe cumplir siempre con sus obligaciones.
On doit toujours respecter ses obligations.

Lorsque le sujet est le locuteur
Cuando uno está de vacaciones, quiere divertirse.
Quand on est en vacances, on veut s’amuser.


Par le verbe à la première personne du pluriel quand « on », signifie « nous »

Está enfadada porque no la hemos esperado.
Ella est fâchée parce que nous ne l’avons pas attendue.

 

LES ÎLES CANARIES

 

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – foto Sergio Martín González

L’archipel des Canaries, situé dans l’océan Atlantique, au large des côtes du Maroc et du Sahara Occidental, est une communauté autonome d’Espagne.

Il est composé de sept îles principales : Tenerife, La Palma, El Hierro, La Gomera, Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura, et six petites îles au nord de Lanzarote, formant l’archipel Chinijo, dont une seule est habitée : La Graciosa.

Islas Canarias – Isla de la Graciosa desde el norte de Lanzarote – Foto afrank99

Toutes ces îles sont d’origine volcanique et ont surgi, il y a environ trente millions d’années.

Elles appartiennent à l’Espagne depuis 1479. Auparavant, elles étaient habitées par un peuple aborigène appelé les Guanches.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa de Cofete – Foto Tamara k

Les Canaries possèdent un climat subtropical océanique, et bien que chaque île ait ses particularités, en fonction de son altitude et de la qualité de son sol, leurs températures douces et leurs nombreuses heures d’ensoleillement, leur ont valu depuis l’Antiquité le surnom d’ “Îles Fortunées”.

Islas Canarias – Tenerife – El Teide – Foto Christian Abend

L’île de Tenerife, en forme de triangle, est la plus grande et la plus peuplée. Elle possède deux volcans, le Pico Viejo de 3414 mètres d’altitude  et le Teide qui domine le paysage avec ses 3718 mètres.

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – FotoPeng

L’île se divise en deux zones climatiques très différentes : le nord plus humide où la végétation est exubérante et le sud plus sec et ensoleillé avec ses belles plages de sable noir. La végétation de l’île est très variée et beaucoup de plantes sont endémiques.

Islas Canarias – Tenerife – Parque Nacional del Teide – Foto Obdulio Obduliez

De nombreuses aires sont protégées comme le Parque National du Teide et le Parque d’Anaga considéré comme étant la réserve de biosphère la plus importante d’Europe.

Islas Canarias – La Palma – Bosque de los Tilos – Foto Luc Viatour

La Palma est, après Tenerife, la deuxième ville la plus élevée. Le Roque de los Muchachos a 2015 mètres d’altitude.

Islas Canarias – La Palma – Playa de Nogales – Foto Franl Vincentz

Sa végétation exubérante, ses volcans, ses magnifiques forêts et ses jolies plages justifient pleinement son surnom : « la Isla Bonita ».
Toute la superficie de l’île est déclarée réserve de biosphère par l’Unesco.

Islas Canarias – El Hierro – Roque de Bonanza – Foto Tibicena

El Hierro est la plus petite des îles, la moins peuplée et la moins visitée sans doute parce qu’elle a moins de  plages.

Islas Canarias – El Hierro – Bosque de Laurisilva – Foto Pablo Montesdeoca

Cependant cette île est un paradis pour les amants de la nature et de l’écologie. Le surprenant contraste entre ses terres volcaniques et sa végétation très variée, fait tout son charme. Elle a aussi été déclarée réserve de biosphère
Son magnifique paysage sous-marin en fait un lieu recherché pour les amateurs de plongées.

Islas Canarias – La Gomera – Foto www.all-free-photos.com

La Gomera est l’île la plus verte des Canaries.

Islas Canarias – La Gomera – Parque nacional de Garajonay – Bosque Encantado – Foto Diego Delso,delso.photo, Licencia CC-BY-SA

Ses forêts denses font le bonheur des promeneurs et  plus de 600 kilomètres de sentiers permettent de découvrir la grande variété de sa végétation.
Le Silbo gomero, déclaré patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco est un langage toujours utilisé, qui permet de communiquer avec des sifflements.

Islas Canarias – Gran Canaria – Interior de la isla – Foto Tamara k

Gran Canaria est la deuxième île la plus peuplée de l’archipel et l’une des plus visitées par les touristes en raison sans doute de son climat agréable et ensoleillé toute l’année et de la diversité de ses paysages.

Islas Canarias – Gran Canaria – Playa del Ingles – Foto chris.swiss

Très montagneuse, elle possède aussi plusieurs parques naturels ainsi que des zones désertiques et de magnifiques plages de sable doré : Maspalomas, playa del Inglés, Puerto Rico…

Islas Canarias – Gran Canaria – Dunas de Maspalomas – Foto Himareme

Maspalomas offre de plus, un spectaculaire paysage de dunes.

Islas Canarias – Lanzarote – Paisaje volcánico – Foto Lviatour

Lanzarote se trouve complètement à l’est de l’archipel. Cette île, presque dépourvue de végétation et surnommée « la perle noire » en raison des couleurs rouges, ocre et très souvent noires de ses magnifiques paysages volcaniques, offre un dépaysement complet aux visiteurs.

Islas Canarias – Lanzarote – Géiser en el Parque nacional de Timanfaya – Foto Andreas Tusche

Le Parque National de Timanfaya permet d’admirer les formes volcaniques qui sont le résultat des grandes éruptions qui se produisirent entre 1730 et 1736.

Islas Canarias – Lanzarote – Playa del Papagayo

L’île offre aussi de très belles plages de sable noir ou parfois blond.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa – Foto Flagbeach

Fuerteventura, surnommée « l’île rouge », a un climat sec et un paysage aride, mais elle possède des plages immenses et merveilleuses au sable noir, doré et même blanc, et aux eaux turquoise.

Islas Canarias – Flor Ave del paraíso – Foto Scott Bauer,USDA