LE TEMPLE EGYPTIEN DE DEBOD À MADRID

 

 

Madrid – Le temple de Debod – Photo Fred Romero

Le temple de Debod est un monument égyptien situé à proximité de la place d’Espagne dans le parc de l’Ouest.

Madrid – Le temple de Debod – Façade – Photo David 1adam Kess

Cette construction qui date du IIe siècle av. J.-C. se trouvait dans l’ancienne région de Nubie en Égypte et était dédiée au dieu Amon.

Madrid – Le temple de Debod en Nubie Égypte vers 1862 – Poto Francis Frith –

En 1954, l’Égypte entreprit la construction du barrage d’Assouan. Les eaux allaient engloutir la vallée du haut Nil qui contenait de nombreux temples antiques. Une vaste campagne internationale, à laquelle l’Espagne participa, fut alors entreprise pour sauver les monuments en péril.
En 1968, l’Égypte offrit le temple de Debod à l’Espagne pour la remercier de son aide.

Madrid – Le temple de Debod – photo Carlos Delgado

Le temple démantelé arriva à Madrid en 1970. Sa reconstruction pierre par pierre fut difficile, mais, en 1972, il fut enfin inauguré.

Madrid – Le temple de Debod – photo flickr

L’édifice se trouve sur une colline, dans un vaste parc. Deux grands portails en pierre au milieu d’un petit lac, conduisent à l’entrée du temple.

Madrid – Le temple de Debod

À l’intérieur, les différentes salles conservent leur décoration d’origine.

Madrid – Le temple de Debod – sculpture provenant de la chapelle Adijalamani – Photo Simon Burchell

La chapelle d’Adijahamani est la plus ancienne. Ses murs sont ornés de très beaux reliefs où sont représentés le dieu Amon et plusieurs autres divinités : Isis, Osiris, Hathor…

Madrid – Le temple de Debod – relief le dieu Amon – Photo Simon Burchell

Le Mammisi est une salle qui fut ajoutée à l’époque de l’empereur romain Tibère, entre les années 14 et 37, et dont le nom signifie « lieu de naissance ». C’est là que se célébrait le mystère de la naissance divine. Une lucarne apporte une lumière indirecte, sans doute pour créer l’ambiance requise pour les cérémonies.

Madrid – Le temple de Debod -Relief – photo

Le vestibule possède aussi de magnifiques reliefs.

Madrid – Le temple de Debod – Reliefs – Photo fernando García

La salle Naos était le lieu le plus sacré du temple, celui où résidait le dieu Amon. Les chapelles latérales étaient dédiées à d’autres dieux.

À l’étage supérieur, dans la Chapelle d’Osiris avaient lieu les rites de la célébration de la résurrection du dieu.

Madrid – Le temple de Debod – Maquette – Photo Sanbec

Actuellement une maquette représente le temple tel qu’il était probablement, au temps des pharaons.

Sur la terrasse, les égyptiens fêtaient  le nouvel an qui était aussi la fête de Ra et de tous dieux.

Madrid – Le temple de Debod – Vue sur Madrid – Photo Esena

Le temple de Debod se trouve sur l’une des zones les plus élevées de Madrid et lors de sa reconstruction, son orientation d’origine est-ouest, a été respectée, ce qui permet d’avoir une vue magnifique de la ville.

Madrid – Le temple de Debod – Coucher de soleil – Photo Jesus Ortega

En fin de journée, le coucher du soleil est un spectacle somptueux à ne pas manquer.

LA PRÉPOSITION « A » EN ESPAGNOL II

 

 

 

La préposition a devant un COD

En espagnol, l’emploi de la préposition a est obligatoire devant un COD représentant :

Un nom propre :
Hoy he visto a Pedro en la playa.
Aujourd’hui j’ai vu Pierre à la plage.

Un nom commun personnifié:
Nosotros defendemos a la Libertad.
Nous défendons la Liberté.

Un nom de ville ou de pays s’il est personnifié :
Anibal atacó a Roma.
Annibal attaqua Roma.

Un nom commun s’il est déterminé :
Conozco a los amigos de Pablo.
Je connais les amis de Paul.
Busco a un vendedor que trabaja en esta tienda.
Je cherche un vendeur qui travaille dans ce magasin.

Mais on dira :
Se busca un vendedor.
On cherche un vendeur.

Un nom désignant un lien de parenté et déterminé par un possessif  devant le verbe tener :
María tiene a su hijo en Sevilla.
Marie a son fils à Séville.

Mais on dira :
María tiene un hijo en Sevilla.
Marie a un fils à Séville.

 

La préposition a devant un infinitif

La préposition a est obligatoire :

Après un verbe de mouvement :
Voy a trabajar.
Je vais travailler.

Lorsqu’il y a deux actions simultanées :
Apaga la luz al salir.
Éteins la lumière en sortant.

 

La préposition a devant un COI

 Comme en français la préposition a est obligatoire devant un COI :
He dicho a Pedro que María ha llegado.
J’ai dit à Pierre que Marie est arrivée.

 

Cas particuliers

 En général, on utilise la préposition a devant le COD des verbes qui s’appliquent à des personnes.

Le sens de certains verbes varie selon que le COD désigne une personne ou une chose.
Pedro quiere a María.
Pierre aime Marie.
Pedro quiere un coche.
Pierre veut une voiture.

El oficial manda a la tropa.
L’officier commande la troupe.
Juan me ha mandado una carta.
Jean m’a envoyé une lettre.

La préposition a permet aussi de lever certaines ambiguïtés :
El miedo a los ladrones
La peur des voleurs (celle que l’on éprouve envers les voleurs).
El miedo de los ladrones.
La peur des voleurs (celle qu’éprouvent les voleurs).

 

 

LA PRÉPOSITION « A » EN ESPAGNOL -I-

 

 

 

 

La préposition a, en espagnol, exprime un déplacement réel ou figuré, vers une limite précise. Elle peut exprimer aussi un changement ou une manière.

Elle se traduit souvent par à en français, mais pas toujours…

 

Le lieu

Après un verbe de mouvement, la préposition a indique le lieu où l’on va :

Vamos a España.
Nous allons en Espagne.

Nos acercamos al centro de la ciudad.
Nous approchons du centre de la ville.

 

Le temps

La préposition a indique

Un moment précis :
Pedro llegó a las 10.
Pierre est arrivé à 10 h.
Estamos a 20 de junio.
Nous sommes le 20 juin.

Une action imminente :
Voy a escribir una carta.
Je vais écrire une lettre.

Un temps écoulé :
María se fue y al poco rato llegó Pedro.
Marie est partie et peu après Pierre est arrivé.

La simultanéité :
A medida que salía el sol, la temperatura se volvía más agradable.
Au fur et à mesure que le soleil sortait, la température devenait plus agréable.

La périodicité :
Voy a una clase de español dos veces a la semana
Je vais à un cours d’espagnol deux fois par semaine.

 

Le changement :

Este texto ha sido traducido al español.
Ce texte a été traduit en français.

 

La manière ou le moyen :

Se fue la luz y tuvimos que salir de la oficina a ciegas.
La lumière est partie et nous avons dû sortir du bureau à l’aveuglette.

Hoy he vuelto del trabajo a pie.
Aujourd’hui je suis rentré du travail à pied.

 

 

 

UBEDA, JOYAU DE LA RENAISSANCE ESPAGNOLE

 

 

Úbeda – Plaza Vázquez de Molina – Foto Begavil84

La magnifique ville d’Ubeda se trouve en Andalousie dans la province de Jaén. Installée sur une colline, elle domine la vallée du Guadalquivir.
Son centre historique se distingue par la splendeur de ses monuments.

La ville existait déjà au temps des Ibères. Elle fut conquise par les Romains qui lui donnèrent le nom de Bétula, puis par les arabes, et reprise par Ferdinand III de Castille en 1233.

Úbeda – Palacio de los Marqueses de Bussiano – Foto Enfo

Après la conquête de Grenade en 1492, Ubeda connait une croissance économique importante grâce au développement de l’agriculture et de l’élevage de chevaux, et aussi à sa situation privilegiée au centre des grandes voies de communication.

Úbeda – Fachada plateresca – Calle Gradas – Foto Enfo

De puissantes familles s’y installèrent et construisirent de somptueux palais, des demeures seigneuriales, des églises, des couvents…

C’est sur la place Vasquez de Molina, située au centre de la vieille ville, que se concentrent les monuments les plus remarquables.

Úbeda – Sacra Capilla del Salvador – Foto JCasado

La Sacra capilla del Salvador, construite sous la direction de Diego de Siloe est sans doute l’édifice le plus important de la ville. Cette chapelle est considérée comme l’une des œuvres les plus notables de la Renaissance espagnole.

Úbeda – Altar Mayor de la Capilla del Salvador – Foto José Luis Filpo Cabana

Le chœur possède un impressionnant retable baroque d’Alonso Berruguete, qui représente la Transfiguration.

Úbeda – Iglesia de Santa Marie – Foto JCasado

La Basilique de Santa María est gothique, mais comporte de nombreux éléments de style renaissance et baroque.

Úbeda – Palacio de las Cadenas – Foto Paco Consuegra

Le Palais de las Cadenas, édifié entre 1546 et 1565, est occupé aujourd’hui par l’Hôtel de Ville d’Ubeda.

Úbeda – Palacio del Dean Ortega – Foto JCasado

Le Palais du Doyen Ortega du XVIe siècle, est un Parador de tourisme depuis 1929.

Úbeda – Palacio del Dean Ortega – Patio interior – Foto Daniel Villafruela

À l’intérieur, un élégant patio carré possède de belles colonnes où s’unissent l’art nasride et le style Renaissance.

Úbeda – Palacio de Mancera –

Construit à la fin de XVIe siècle, le Palais de Mancera possède une tour. Il fut la résidence de Pedro de Toledo, vice-roi du Pérou.

Úbeda – Cárcel del Obispo – Foto Daniel Villafruela

La Prison de l’Évêque est actuellement un tribunal de justice. Au cours d’une rénovation, on trouva sous l’édifice, des vestiges d’un cimetière ibère datant de 1200 à 1400 av. J.-C.

Úbeda – Monumento a San Juan de la Cruz – Foto Begavil84

La Place du 1er mai était la place du marché autrefois et elle est restée de nos jours, le lieu de rencontre des habitants. Au centre se dresse la statue de Saint Jean-de-la-Croix.

Úbeda – Iglesia San Pablo – Foto JCasado

L’Église San Pablo est une des constructions les plus anciennes d’Ubeda et c’est aussi une des plus belles.

Úbeda-Antiguas-Casas-Consistoriales-Foto-PMRMaeyaert.jpg

Les Antiguas Casas Consistoriales sont les anciennes mairies. Elles abritent actuellement le Conservatoire de Musique.

Úbeda – Bodega de la Sinagoga del Agua – Foto Bobo Boom

Tout près, se trouve la Synagogue de l’eau, découverte récemment au cours de fouilles archéologiques.

Úbeda – Convento de Santa Clara – Foto Lldyn

Le Couvent de Santa Clara, avec ses deux cloîtres, l’un de style Renaissance et l’autre de style Mudéjar,  et son église gothique, est le premier monastère construit à Úbeda après la Reconquête. Il est toujours occupé par des religieuses

Úbeda – Casa de las Torres – Foto Paco Consuegra

La Casa de las Torres est un palais médiéval qui possède deux tours comme de nombreuses demeures seigneuriales du XVIe siècle.

Úbeda – Torre y muralla del Portillo del Santo Cristo – Foto Enfo

L’ancienne ville est entourée d’une impressionnante muraille bien conservée et dont le début de la construction remonte à l’année 852.

Úbeda – Vista desde la muralla – Foto JCasado

Une promenade sur ces remparts permet d’admirer le beau paysage de la vallée du Guadalquivir.

Hors de l’enceinte de la ville, il y a d’autres monuments qui méritent une visite et deux en particuliers qui sont à voir absolument.

Úbeda – Hospital de Santiago – Foto Paco Consuegra

L’Hôpital de Santiago, construit entre 1562 et 1575 pour soigner les malades de la ville, est aujourd’hui le Centre culturel de la ville.

En raison de son aspect imposant et austère et de la disposition de ses bâtiments, il est parfois appelé «  l’Escorial de l’Andalousie ».

Úbeda – Iglesia San Nicolas de Bari – Foto Solbaken

L’Eglise Saint Nicolas est une belle construction gothique. L’un de ses portails est de style Renaissance.

Ubeda est inscrite au Patrimoine de l’UNESCO depuis 2003.

« PEDIR » OU « PREGUNTAR » ?

 

 

 

Les verbes “pedir” et “preguntar” ont la même traduction en français : demander. Ils ont cependant des emplois différents en espagnol et ne sont pas synonymes.

Le verbe  « pedir »

On utilise  « pedir » pour obtenir de précis : un objet, un conseil, de l’aide…

María le ha pedido ayuda a su amiga.
Marie a demandé de l’aide à son amie.

Voy a pedir un bolígrafo para rellenar el formulario.
Je vais demander un stylo pour remplir le formulaire.

On l’utilise aussi pour commander au restaurant :

He pedido dos cafés al camarero.
J’ai demandé deux cafés au garçon.

Pour demander à quelqu’un de faire quelque chose, on emploie pedir + que + verbe au subjonctif.

Le he pedido que venga a verme.
Je lui ai demandé de venir me voir.

 

Le verbe « preguntar »

On l’utilise pour questionner, pour obtenir une information.

Voy a preguntar a qué hora cierran las tiendas.
Je vais demander à quelle heure les magasins ferment.

Pregunta a María si quiere ir al cine con nosotros.
Demande à Marie si elle veut aller au cinéma avec nous.

Este señor me pregunta dónde está la estación.
Ce monsieur me demande où est la gare.

 

LE PARC DU RETIRO À MADRID

 

 

Retiro Madrid – Entrada Puerta de España – Foto Brian Snelson

Le parc du Retiro est un lieu emblématique de la ville de Madrid. Avec une superficie de 125 hectares, et plus de 15 000 arbres, ce poumon vert de la capitale espagnole où les Madrilènes adorent se promener, attire aussi de nombreux touristes.

L’origine de ces jardins remonte au XVIIe siècle quand le conte-duc d’Olivares, favori de Felipe IV, offrit au roi des terres pour la construction d’un lieu de plaisir, réservé à la Cour.

Retiro Madrid – Ilustración para Abdrómeda y Perseo de Calderón de la Barca para la representación del Coliseo del Buen Retiro

Sous la direction des architectes Giovanni-Battista Crescenzi et Alonso Carbonelle, le palais du « Buen Retiro » fut alors édifié, ainsi que d’autres bâtiments parmi lesquels se trouvait un théâtre : « El Coliseo del Buen Retiro » où un grand nombre de pièces théâtrales du Siècle d’Or furent représentées.

Retiro Madrid -Casón del Buen Retiro – foto Hakan Svensson (Xauxa)

Aujourd’hui, le Palais a disparu. Il ne reste plus que le « Casón del Buen Retiro » qui était une salle de bal et le « Salon de Reinos » qui abritait des collections royales de peintures.

Retiro Madrid – Salon de Reinos – Foto Outisnn

Ces deux édifices, qui se trouvent hors des limites actuelles du parc, appartiennent au Musée du Prado.

Retiro Madrid – Teatro de marionetas – Foto Diario de Madrid

Le parc du Retiro est un espace où il est agréable de flâner, car il offre une grande variété de paysages et de coins charmants, mais c’est aussi un endroit où l’on peut faire su sport, assister à un concert de musique en plein air ou à un évènement culturel ou voir un spectacle de marionnettes.

Retiro Madrid – Monumento a Alfonso XII y estanque grande – Foto Carlos Delgado

Le Grand Étang se trouve au centre du parc. Le majestueux monument à Alfonso XII est entouré d’une colonnade en demi-cercle.

Retiro Madrid – El Palacio de Cristal – Foto Carlos Delgado

Le Palais de Cristal fut conçu par l’architecte Ricardo Velázquez  Bosco, pour abriter les différentes plantes exotiques  de l’exposition sur les Philippines de 1887. En forme de croix grecque, il est constitué entièrement de verre avec une armature de métal.

Retiro Madrid – El Palacio Velazquez – Foto Ronny Siegel

Le Palais Velázquez, du même architecte, est un pavillon construit  pour  l’Exposition Nationale de Mine de 1881.

Ces deux édifices sont utilisés de nos jours pour accueillir des expositions temporaires.

Retiro Madrid – La Casita del Pescador – Foto Felipe Gabaldón

D’autres bâtiments, comme la « Casita del Pescador », la Maison du pêcheur, ou la  « Montaña Artificial », décorent le paysage.

Retiro Madrid – La Montaña Artificial – Foto Daderot

Le Retiro possède aussi de très belles fontaines et un grand nombre de sculptures.

Retiro Madrid – La Fuente de los Galápagos1 – foto Hakan Svensson (Xauxa)

La fontaine de « los Galapagos » appelée aussi fontaine Isabelle II, se trouvait autrefois sur la Gran Vía de Madrid.

Retiro Madrid – La Fuente de la Alcachofa – Foto Mr Tickle

La fontaine de l’ « Alcachofa » date du XVIIIe siècle.

Retiro Madrid – La Fuente del Angel Caído – foto Drow male

Celle de l’Ange Déchu, de Ricardo Bellver est de 1877,  s’inspire d’un passage de l’œuvre de Milton « le Paradis Perdu ».

Retiro Madrid – El paseo de la Argentina – Foto Matthew Verso de Dublin

Le paseo de Argentina, ou « paseo de las estátuas », est une longue allée où sont représentés les rois d’Espagne.

Les différents jardins du Retiro offrent une flore très variée et des ambiances très différentes.

Retiro Madrid – La Rosaleda – Foto Felipe Gabaldón

La Roseraie qui possède plus de 5 000 variétés de rosiers est magnifique pendant les mois de mai et de juin. Elle fut créée en 1915 sur le modèle des autres parcs européens.

Retiro Madrid – El Parterre – Foto dziambel

Le Parterre est l’un des premiers jardins de style français construit en Espagne.

Retiro Madrid – Taxodium mucronatum en el Parque del Retiro – Foto FranckAndProust

C’est  là que se trouve le plus vieil arbre de Madrid, un cyprès mexicain,  qui aurait plus de 400 ans.

Retiro Madrid – Jardines del Arquitecto Herrero Palacios – Foto Harvey Barrison

Le jardin de l’Architecte Herrero Palacios appelé aussi « Casa de Fieras », abritait autrefois le zoo de Madrid.

Retiro Madrid – Jardines del Cecilio Rodriguez – Foto Discasto

Les jardins de Cecilio Rodriguez, commencés en1918, puis remodelés à partir de 1941, forment l’un des espaces les plus beaux du Retiro et un lieu tranquille où les fontaines, les sculptures, les bassins, les pergolas et tous les éléments décoratifs sont en parfaite harmonie avec la végétation.

LA LETTRE “Ñ” EN ESPAGNOL

 

 

 

La lettre « ñ » est la quinzième lettre de l’alphabet espagnol. C’est une consonne à part entière, formée d’un « n » surmonté d’un signe appelé « tilde » et dont le son correspond à celui de « gn » en français.

La lettre « ñ » est souvent utilisée comme le symbole de langue espagnole. L’institut Cervantes l’a incorporé à son logo.

L’origine de la lettre « ñ » remonte au Moyen-âge. Avant l’invention de l’imprimerie, les moines copistes ou traducteurs étaient chargés de copier à la main tous les documents. Afin de gagner du temps et de l’espace, ils utilisaient souvent des abréviations. L’une d’entre elles étaient l’écriture d’un seul « n » surmonté d’un signe, pour les mots qui comportaient  deux « n » consécutifs ; par exemple, le mot latin « annus » qui signifie « année » s’écrivait alors « añus ». C’est ainsi que fut créée la lettre « ñ ».

Le son nasal palatal, tel que nous le connaissons aujourd’hui, apparut avec l’évolution du latin et la naissance des langues romanes.

En ancien et moyen français, le tilde était aussi utilisé pour abréger les lettres « m » et « n ». Le « ñ » existe aussi dans d’autres langues (l’aragonais, l’asturien, le basque en autres…) et il est toujours présent dans le breton.

La lettre « ñ » a connu des difficultés au cours des années 90, lorsque l’Union européenne, suggéra aux fabricants d’ordinateurs de la supprimer de tous les claviers. De nombreuses personnes contestèrent  cette proposition.  La Real Academia Española et le prix Nobel de littérature Gabriel García Marquez protestèrent énergiquement et obtinrent gain de cause, car il n’est pas possible d’écrire un texte cohérant en espagnol sans « ñ ».

Il y a un grand nombre de mots en espagnol qui comportent la lettre « ñ » : sueño (rêve), otoño (automne), niñez (enfance), et certains d’entre eux comme peña (rocher), cuña (cale), moño (chignon), sans tilde deviendraient pena (peine), cuna (berceau), mono (singe)…

LES SUPERLATIFS EN ESPAGNOL

 

 

Le superlatif exprime une qualité à un degré très élevé.

 

LE SUPERLATIF RELATIF

Il exprime une qualité possédée, à son degré le plus élevé ou le plus bas, par rapport à d’autres personnes ou objets.

Formation du superlatif relatif :

Le superlatif relatif de supériorité se forme avec más et celui d’infériorité avec menos.

Article défini + más (ou menos) + adjectif + de + nom
Es el más inteligente de la clase.
C’est le plus intelligent de la clase.

Article défini + más (ou menos) + adjectif + verbe
Es la más amable que conozco.
C’est la plus aimable que je connaisse.

Contrairement au français, après le superlatif, le verbe est toujours à l’indicatif.

Lorsque le superlatif se trouve devant un adverbe, il est précédé de l’article neutre lo :
Lo + más (o menos) + adverbe
Contéstale lo más pronto posible.
Réponds-lui le plus tôt possible.

Si le superlatif se trouve après un nom, on ne met pas l’article devant más :
Es la casa más bonita del pueblo.
C’est la maison la plus jolie du village

 

LE SUPERLATIF ABSOLU

Il s’utilise pour exprimer une qualité à un degré élevé, sans comparaison.

Il se forme de deux façons :

Avec l’adverbe quantifieur  muy + l’adjectif
Tu amigo es muy simpático.
Ton ami est très sympathique
Paula es muy guapa.
Paule est très jolie.

En ajoutant le suffixeísimo à l’adjectif terminé par une consonne ou, si l’adjectif est terminé par une voyelle, en remplaçant la dernière voyelle par –ísimo.
Tus amigos son formalísimos y simpatiquísimos.
Tes amis sont très sérieux et très sympathiques.
Este camino es larguísimo.
Ce chemin est très long.

L’utilisation du suffixe –ísimo entraîne parfois des modifications orthographiques :
Simpático     →     simpatiquísimo
Largo            →      larguísimo

Les adjectifs terminés en –io et –ío perdent les deux voyelles finales :
Sobrio           →      sobrísimo
Vacío             →      vacísimo

Les adjectifs terminés en –able ou –ile ont un superlatif en -bilísimo.
Aimable         →      amabilisimos
Sensible       →      sensibilisimos

 

 

 

 

LES FALLAS DE VALENCE

 

 

Las Fallas de Valencia – 2019 – Foto falconaumanni

Tous les ans, entre le 15 et le 19 mars, la ville de Valence célèbre les Fallas. Ces festivités grandioses, tan attendues par tous les valenciens, attirent aussi de nombreux touristes.

Las Fallas de Valencia – Foto Alberto Ceballos

L’origine de cette fête date du Moyen-âge ; tous les ans, la veille de la saint Joseph, et pour fêter leur saint patron, les charpentiers brûlaient dans la rue, devant leurs ateliers, les supports des lampes avec lesquelles ils s’éclairaient.  Souvent, ils habillaient ces pièces de bois de vieux vêtements pour leur donner un aspect humain.

Las Fallas de Valencia – Falleras – Foto Yourtheone

Ces fêtes ont aussi une origine païenne et symbolisent le retour de vie avec l’arrivée du printemps.

Las Fallas de Valencia – Foto Rafa Esteve

À partir du XVIIe siècle, ces festivités prirent de l’importance et les Fallas devinrent ces gigantesques statues de carton qui, de façon satyrique, représentent  des personnages connus de la vie politique ou de la société, ainsi que des évènements d’actualité.

Las Fallas de Valencia – 2018 – Foto Rafa Esteve

Les thèmes sont très variés et personne n’est  épargné.

Las Fallas de Valencia – 201o – Foto Davizoxky

« Falla »  est le nom donné à l’ensemble de la sculpture  qui est souvent imposante et peut mesurer plus de 20 mètres de haut,  et les « ninots » sont les personnages qui la composent.

Las Fallas de Valencia – Mascletá en la plaza del Ayuntamiento – Foto MrCarlos 11

Dès le 1er mars, la ville se prépare pour ces festivités et tous les jours à 14 heures, un spectacle pyrotechnique « las mascletas » réunit un grand nombre de personnes sur la place de la mairie.

Las Fallas de Valencia – Ninot infantil – Foto Joanbanjo

Dans la nuit du 15 au 16 mars a lieu « la Plantà », c’est-à-dire, l’installation des statues dans les rues et sur les places de Valence.
Il y a 760 fallas : 380 Fallas mayores pour adultes et 380 Fallas menores pour enfants.

Las Fallas de Valencia – Ninot indultat – Foto Francesc Fort

Le 16 mars, un jury récompense les meilleures œuvres et en choisit une que les valenciens appellent « le Ninot indultat » qui ne sera pas brûlé.

Las Fallas de Valencia – La plaza de la Virgen – Foto Goodnightmoon

Les 17 et 18 mars, les valenciens appartenant aux commissions « falleras » vêtus  des costumes traditionnels de la région, défilent en procession dans les rues, en direction de la place de la Virgen.

Las Fallas de Valencia – Manto de la Virgen de los Desamparados tras la Ofrenda – Foto Simon Burchell

Pendant la cérémonie de l’Offrande, ils déposeront des centaines de bouquets de fleurs qui seront utilisés pour former le manteau de « la Mère de Dieu des Désemparés », la patronne de Valence.

Las Fallas de Valencia – La Cremà – Foto Emilio García

C’est le 19 mars, qu’a lieu  la « Cremà » au cours de laquelle toutes ces immenses statues éphémères seront brûlées, à l’exception du Ninot épargné, (le Ninot indultat), qui sera ajouté à la collection du Musée Fallero.

Las Fallas de Valencia – Museo Fallero – Foto Rafa Esteve

Les Fallas sont inscrites sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco depuis 2016.

Las Fallas de Valencia – 1- Foto Rafa Esteve

 

 

LES COMPARATIFS EN ESPAGNOL

 

 

En espagnol, la comparaison peut porter sur un nom, sur un adjectif, sur un verbe ou sur un adverbe. La structure de la comparaison de supériorité et d’infériorité, est semblable à celle du français.

 

LE COMPARATIF DE SUPÉRIORITÉ

Il se construit de la façon suivante :

Más + nom + que
Pedro tiene más libros que Pablo
Pierre a plus de livres que Paul.

Más + adjectif + que
María es más guapa que Luisa.
Marie est plus jolie que Louise.

Más + adverbe + que
Pedro ha contestado más rápidamente que Antonio.
Pierre a répondu plus rapidement qu’Antoine.

Verbe + más que
Tus amigos han viajado más que tú.
Tes amis ont voyagé plus que toi.

 

LE COMPARATIF D’INFÉRIORITÉ

Il se construit de la façon suivante :

Menos + nom + que
He comido menos galletas que tú.
J’ai mangé moins de biscuits que toi

Menos + adjectif + que
Hace menos frío que ayer
Il fait moins froid qu’hier.

Menos + adverbe + que
María se levanta menos temprano que su hermana.
Marie se lève moins tôt que sa sœur.

Verbe + menos que
Tu amigo trabaja menos que tú.
Ton ami travaille moins que toi.

Lorsque le second terme de la comparaison (de supériorité ou d’infériorité) est une proposition ayant son propre verbe, que doit être précédé de del,  de de la, ou de de lo.

Esta chica es más simpática de lo que pensaba.
Cette fille est plus sympathique que je ne pensais.

Tenemos más libros de los que necesitamos.
Nous avons plus de livres que ceux dont nous avons besoin.

Si le verbe de la subordonnée est un participe passé suivi de lo, que est supprimé :
El tiempo es más caluroso de lo previsto.
Le temps est plus chaud que prévu.

 

COMPARATIFS IRRÉGULIERS

Certains comparatifs sont irréguliers :

Bueno (bon)            →      Mejor (meilleur)
Malo (mauvais)      →      peor (pire)
Grande (grand)      →       mayor (plus grand, plus âgé)
Pequeño (petit)     →       menor  (plus petit)

 

LE COMPARATIF D’ÉGALITÉ

Il se construit un peu différemment. Le second terme de la comparaison est introduit par como.

Tanto(s) ou tanta(s) + nom + como
Tengo tantos libros como mi primo.
J’ai autant de livres que mon cousin.

Devant un adjectif ou un adverbe tanto s’apocope en tan :
Tan + adjectif ou adverbe + como
Luis es tan alto como María
Louis est aussi grand que Marie.

He llegado tan pronto como tú.
Je suis arrivé aussi tôt que toi..

Verbe + tanto como
Al enterarse de la buena noticia, se alegró tanto como tú.
En apprenant la bonne nouvelle, il s’est réjoui autant que toi