LA VILLE MÉDIÉVALE D’AÍNSA

 

 

Aínsa – Plaza Mayor e Iglesia de Santa María – Foto chourmo86

À quelques kilomètres de la frontière française, la ville médiévale d’Aínsa qui appartient « aux plus beaux villages d’Espagne », se trouve dans la Communauté Autonome d’Aragon.

Aínsa – Foto JoseCasado

Capitale de l’ancien royaume de Sobrarbe, la vieille ville a conservé  son architecture romane et sa splendeur d’autrefois.

Aínsa – La Peña montañesa – Foto Morburre

Bien qu’au cours des siècles, elle fut occupée par diverses populations comme les Celtes et les Romains, son histoire commence en 724, lorsqu’elle fut reprise aux musulmans par Garcí-Ximenez. Selon la légende, l’apparition miraculeuse d’une croix lumineuse encouragea les troupes et les aida à reconquérir la ville.

Aínsa – Cruz cubierta – Flickr

Depuis le XVIe siècle une croix marque l’endroit où se produisit la bataille.

Aínsa – Castillo – Foto Millars

Le château, construit entre le XIe et le XVIIIe siècle se trouve à l’entrée de la vieille ville. Le donjon et les deux tours, qui ont été réhabilités abritent aujourd’hui le Centre d’Interprétation de la Faune Pyrénéenne, l’Office du Tourisme, et l’Office technique du Sobrarte, respectivement.

Aínsa – Muralla del castillo – Foto Juan-R-Lascorz.

Sa muraille est pratiquement intacte et de ses chemins de ronde, elle offre un très beau panorama sur la ville et les montagnes qui l’entourent.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto Jose Luis Filpo Cabana

La Plaza Mayor édifiée entre le XIe et le XIIIe siècle est une des plus belles places médiévales d’Espagne.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto JoseCasado

Son amplitude, ses arcades et ses balcons fleuris, ses boutiques de produits régionaux et ses restaurants, invitent les visiteurs à s’y arrêter.

Aínsa – Iglesia de Santa María – Foto Angela Llop

L’église romane de Santa María du XIe siècle est à côté de la place. Sa haute tour domine la ville et il est possible d’y monter.

Aínsa – Iglesia Santa María – La cripta – Foto Sobrarbe2

Deux escaliers permettent d’accéder à la crypte qui se trouve sous le presbytère.

Aínsa – Claustro de la Iglesia de Santa María – Foto Sobrarbe2

Le cloître en forme de trapèze irrégulier date du XIIIe siècle et possède de nombreux éléments gothiques.

Aínsa – Calle – Foto Morburre

La vieille ville d’Aínsa est en elle-même un monument. Ses petites rues étroites et pavées, ses maisons de pierre, parfaitement conservées, lui ont valu la distinction d’Ensemble Historique Artistique.

Aínsa – El río Cinca a su paso por Aínsa – Foto Basotxerri

Grace à sa situation privilégiée, à la confluence des rivières Cinca et Ara, entre le Parc National d’Ordesa, le Monte Perdido, le Parque National de los cañones et la sierra de Guara, elle est entourée de paysages magnifiques et elle est le point de départ de nombreuses excursions qui séduiront tous les amants de la nature.

Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido – Foto Diego Delso

 

LES VILLAGES BLANCS D’ANDALOUSIE

 

Pueblos Blancos – Olvera – Foto El Pantera

La chaîne montagneuse de Ronda est une région d’Andalousie qui appartient à la province de Malaga.

Pueblos Blancos – Serranía de Ronda – Foto El Pantera

Cette zone de montagnes, couverte d’épaisses forêts de pins, de Chênes, de châtaigniers et parsemée de jolis petits villages blancs offre des paysages de grande beauté dans un environnement naturel unique.

Pueblos Blancos – Grazalema 1- Foto El Pantera

Des découvertes archéologiques ont démontré que toute la région a été habitée depuis la préhistoire. La plupart des villages existaient au temps des Romains et furent occupés par les Maures jusqu’à la reconquête de Grenade. Il y en a à peu près une vingtaine. Ils sont généralement construits au sommet de collines ou sur les flans des montagnes, et fortifiés.

Pueblos Blancos – Gaucín

Les villages blancs, « los pueblos blancos » en espagnol, se caractérisent par les façades de leurs maisons, traditionnellement blanchies à la chaux, et les tuiles rouges des toitures. Leurs ruelles en pente, étroites et sinueuses, les jolies petites places et la profusion de fleurs, sans oublier la beauté des paysages et la sympathie de ses habitants en font des endroits pleins de charme.

La Route des Villages Blancs est une route touristique qui parcourt plusieurs villages. Nous en citerons quelques-uns.

Pueblos Blancos – Arcos de la Frontera – Foto Horst Goertz

Arcos de la Frontera se trouve sur un promontoire rocheux au-dessus du « río Guadalete » et est considéré comme un des plus beaux villages d’Espagne. Ce village fut la capitale de la Taifa de Arcos à l’époque musulmane et la capitale du Duché de Arcos en 1493.

Pueblos Blancos – Arcos de la Frontera – Foto Diego Delso

Ses tours et ses églises témoignent de son passé historique et ses miradors offrent une vue spectaculaire sur le Guadalete.

Pueblos Blancos – Ubrique – Foto Grez

Ubrique est à 330 mètres d’altitude entre les parcs naturels de Grazalema et des Alcornocales. Sa principale activité économique est la maroquinerie.
C’est aussi la ville d’origine du toréador Jesulín de Ubrique.

Pueblos Blancos – Zahara de la Sierra – Foto Grez

Zahara de la Sierra, au centre du parc naturel de la Sierra de Grazalema conserve la tour de son château d’origine maure. L’église de Santa María de la Mesa est du XVIIIe siècle.

PueblosBlancos – Grazalema2 – Foto el Pantera

Grazalema possède un riche patrimoine architectural, de jolies ruelles et places et des églises du XVIIe et XVIIIe siècle et aussi plusieurs miradors. Son industrie textile date du XVIIe siècle. Il est possible d’acheter des articles en pure laine de la région, fabriqués de façon artisanale.

Pueblos Blancos – Setenil – Foto Jialiang Gao

Setenil est un village singulier blotti contre la montagne.

Pueblos Blancos – Setenil – Foto I. Panarria

Certaines de ses maisons se trouvent littéralement sous la roche.

Pueblos Blancos – Casares . Foto Jaycross

Casarès doit son nom à Jules César qui ordonna sa construction après avoir utilisé les eaux thermales d’Hedionda qui se trouvent à proximité, pour se soigner. Ce village est aussi dominé par un château d’origine arabe. La configuration particulière de ses ruelles lui a valu le nom de « village suspendu ». C’est aussi le lieu de naissance de l’écrivain et politicien Blas Infante surnommé le « Père de l’Andalousie ».

Pueblos Blancos – Gaucín

Gaucín a conservé la tour du château, qui date de l’occupation arabe, appelé « el Castillo del Águila ». C’est dans cette forteresse que se réfugièrent les francs-tireurs carlistes opposés aux troupes de Napoléon 1er. Le village offre un magnifique panorama sur la Méditerranée, l’Atlantique, le rocher de Gibraltar et la côte marocaine.

 

 

LE VILLAGE DE SANTILLANA DEL MAR

 

 

 

Santillana del Mar – Plaza monumental -Foto Dagane

Contrairement à ce que son nom semble suggérer, Santillana del Mar n’est pas vraiment au bord de la mer, bien qu’elle  en soit proche.

Santillana del Mar – Arquitectura tradicional – Foto Zarateman

Cette ravissante petite ville,  « la plus jolie d’Espagne » selon Jean-Paul Sartre, se trouve en Cantabrie à 30 kilomètres de Santander et à 6 kilomètres de l’océan Atlantique.

Santillana del Mar – Casa de los Cossio – Foto Turol Jones

Santillana del Mar a conservé intact son patrimoine médiéval. Ses vieilles rues pavées sont bordées de maisons seigneuriales aux façades blasonnées et aux balcons fleuris

Santillana del Mar – Colegiata – Foto Wikimedia

.Le village s’est construit autour de la collégiale qui, au départ, était un petit monastère et un lieu de pèlerinage où étaient vénérées les reliques de Santa Juliana à qui le village doit son nom ; avec le temps, Santa Juliana se transforma en Santillana.

Santillana del mar – Colegiata – Foto Wikimedia

La collégiale est l’édifice de style roman le plus important de Cantabrie. Sur la façade principale, un fronton triangulaire montre une représentation de Santa Juliana avec au-dessus une galerie de quinze arcades. Il y a  trois tours dont l’une est cylindrique. À l’intérieur se trouve le tombeau de la martyre ainsi qu’un très beau retable du XVIIe siècle.

Santillana del Mar – Claustro rómanico de la Colegiata de Santa Juliana – Foto Casal

Le magnifique cloître se trouve au nord de la Collégiale. Ses 43 chapiteaux ont de superbes sculptures qui pour la plupart représentent des scènes bibliques très expressives.

Autour de la place principale, c’est-à-dire la plaza Mayor, se trouvent les constructions les plus importantes.

Santillana del Mar – Parador

Le parador nacional Gil Blas (Il s’agit d’un hôtel de luxe) est installé dans une ancienne demeure seigneuriale du XVIIIe siècle.

Santillana_del_Mar_-_Casas_del_Águila_y_la_Parra- Foto Zarateman

Les maisons de la Parra et del Águila, deux constructions des XVIe et XVIIe siècles respectivement qui sont contiguës, sont devenues des centres culturels.

Santillana del mar – Ayuntamiento

La mairie occupe un ancien palais de style baroque qui arbore sur sa façade un blason et un magnifique balcon en fer forgé, toujours fleuri.

Santillana-del-Mar-Torre-de-Don-Borja-Foto-Lothar-Wilhelm

La tour de Don Borja du XVe siècle porte le nom de Francisco de Borja Barreda dernier héritier en 1844 d’une importante famille de Santillana del Mar.

Santillana del mar – Torre del Merino

L’Édifice le plus ancien est la Tour del Mérino, une résidence fortifiée du XIVe siècle.

Santillana del Mar – Museo Diocesano Regina Coeli – Photo Charles Lecompte

À l’entrée du village, le monastère de Regina Coeli du XVIe siècle abrite le musée diocésain et un couvent de religieuses clarisses qui préparent les délicieuses pâtisseries de Santillana del Mar : »Las tabletas y los sobaos ». Il ne faut pas manquer non plus de goûter las quesadas et les fromages de la région.

Altamira -Vista general del techo depolícromos – Foto Museo de Altamira y D. Rodriguez

À deux kilomètres de Santillana del Mar, les Grottes d’Altamira représentent l’un des ensembles picturaux les plus importants de la préhistoire. Afin d’éviter la dégradation des peintures le nombre de visites autorisées est très limité.

Cuevas de Altamira – Foto Rameessos

Le musée national d’Altamira abrite une réplique fidèle des grottes qui permet aux visiteurs de les découvrir telles qu’elles étaient il y a 15 000 ans.