LA SIERRA DE CAZORLA

 

 

Sierra de Cazorla – Paysage – Photo Ángel Antonio Caminero Gómez

La sierra de Cazorla se trouve en Andalousie, dans la province de Jaén. Presque la moitié de sa superficie de 1 330,72 km2,  fait partie du parc naturel de las Sierras de Cazorla, Segura y Las Villas déclaré réserve de la biosphère par l’UNESCO, et zone de protection spéciale pour les oiseaux.

Sierra de Cazorla – Paysage – Photo Luis Rogelio HM

Dans cet espace unique, la nature se montre dans toute sa beauté et chaque époque de l’année possède un charme particulier.

Sierra de Cazorla – La cueva del Agua – Photo Ventura de Jahen

Les montagnes abruptes, les gorges profondes et les forêts de pins et de chênes se succèdent, offrant une grande variété de paysages spectaculaires.

Sierra-de-Cazorla-Nacimiento-del-Gualdaquivir-Photo-Jose-Martinez-Navarro-

C’est dans la sierra de Cazorla, à la Cañada de las Fuentes,  que le Guadalquivir prend sa source à 1 400 mètres d’altitude, alimenté par plusieurs cascades, la plus importante étant celle de Linarejos.

Sierra de Cazorla – Source du Segura – Photo Junta de Andalucía

La rivière Segura elle, prend sa source à Fuente Segura dans une grotte naturelle inondée, à 1 414 mètres d’altitude.

Sierra de Cazorla – Pantano del tranco – Photo Ncs10

La sierra de Cazorla a aussi plusieurs étangs. Le plus grand est celui d’El Tranco qui reçoit les eaux du Guadalquivir et de ses affluents.

Sierra de Cazorla – Au printemps – Photo CarlosFdezCara

 

Ce qui rend ces montagnes uniques, c’est la grande diversité de la flore et de la faune. Plus de 1300 espèces de plantes ont été cataloguées. Elles sont représentées au jardin botanique de Torre del Vinagre.

Sierra de Cazorla – Tejo milenario – Photo AlfredoAF

Le  Sentier des Tejos Milenarios (des Ifs Millénaires), près de la source du Guadalquivir, propose une belle randonnée pour découvrir la magnifique végétation de la Sierra de Cazorla et en particulier ses ifs millénaires. L’un d’entre eux a environ 2 000 ans…

Sierra de Cazorla – Renard – Photo Ramón Portollano

 La faune, considérée comme la plus grande richesse de la sierra de Cazorla, compte près de 36 espèces de mammifères et environ 130 types d’oiseaux différents.

Sierra de Cazorla – ciervos en el parque cinegético – Photo

Il est facile, au cours d’une promenade d’apercevoir des cerfs, des daims, des sangliers ou de pouvoir observer le vol d’un aigle impérial ou d’un faucon.

Sierra de Cazorla – Buitres en Cazorla – Photo Flickr

Pendant plusieurs années, Felix Rodriguez de la Fuente tourna à Carzorla de nombreuses scènes de ses documentaires “El Hombre y La Tierra » ( l’Homme et la Terre).

Sierra de Cazorla – Mirador Felix Rodriguez de la Fuente – Photo Junta de Andalucía

La route de Rodriguez de la Fuente avec ses nombreux belvédères, est un itinéraire qu’utilisait souvent le naturaliste pour observer et filmer les animaux.

Sierra de Cazorla – Camino a Cerrada de Elías – Photo Raquel Sánchez de Pedro

Les chemins de randonnées à travers la sierra de Cazorla sont nombreux et variés et peuvent être parcouru à pied en vélo ou à cheval.

Sierra de Cazorla – Río Cerezuelo – Photo JuanDiegoCano

Le sentier de Cerezuelo suit le cours de la rivière.

Sierra de Cazorla – Cerrada de Elías – Photo Raquel Sanchez de Pedro

La route du río Borosa conduit à Cerrada de Elías.

Sierra de Cazorla – Cerrada de Utrera – Photo Luis Rogelio HM

 

Le circuit Cerrado del Utrero offre des paysages spectaculaires.

Sierra de Cazorla – Cazorla – Photo Luis Rogelio HM

Le pittoresque village de Cazorla, avec ses rues en pente, ses demeures seigneuriales et ses maisons blanches,  mérite un détour. Situé sur le flanc de la montagne, il offre une magnifique vue panoramique de toute la zone.

Sierra-de-Cazorla-Castillo-de-la-Yedra-Photo-Pedro-J-Pacheco-scaled-

Cazorla possède un important patrimoine artistique. Le château de la Yedra  qui domine le village est le monument le plus important. Il abrite aujourd’hui le musée des Arts et des traditions populaires.

Sierra de Cazorla – Castillo de las cinco esquinas – Photo Veinticuatro de Jahen

Le château aux Cinq Coins dont la tour est pentagonale, date du XIVe siècle.

Plaza Santa María – Photo Flickr

 

La place de Santa María est l’endroit le plus animé.

Sierra de Cazorla – Cazorla – Fuente de las Cadenas – Photo Luis Rogelio HM

On peut y admirer la Fontaine de Las Cadenas et les ruines de l’église Santa María, toutes les deux de style Renaissance.

Sierra de Cazorla – Cazorla – Iglesia Santa María – Photo Quinok

 

Sierra de Cazorla – Cazorla – Plaza de la Corredera – Photo Martin Haisch

 

La Place de la Corredera, le Palais de la Vicaría et l’église de San Francisco sont aussi des sites à ne pas manquer…

 

LE TEMPLE EGYPTIEN DE DEBOD À MADRID

 

 

Madrid – Le temple de Debod – Photo Fred Romero

Le temple de Debod est un monument égyptien situé à proximité de la place d’Espagne dans le parc de l’Ouest.

Madrid – Le temple de Debod – Façade – Photo David 1adam Kess

Cette construction qui date du IIe siècle av. J.-C. se trouvait dans l’ancienne région de Nubie en Égypte et était dédiée au dieu Amon.

Madrid – Le temple de Debod en Nubie Égypte vers 1862 – Poto Francis Frith –

En 1954, l’Égypte entreprit la construction du barrage d’Assouan. Les eaux allaient engloutir la vallée du haut Nil qui contenait de nombreux temples antiques. Une vaste campagne internationale, à laquelle l’Espagne participa, fut alors entreprise pour sauver les monuments en péril.
En 1968, l’Égypte offrit le temple de Debod à l’Espagne pour la remercier de son aide.

Madrid – Le temple de Debod – photo Carlos Delgado

Le temple démantelé arriva à Madrid en 1970. Sa reconstruction pierre par pierre fut difficile, mais, en 1972, il fut enfin inauguré.

Madrid – Le temple de Debod – photo flickr

L’édifice se trouve sur une colline, dans un vaste parc. Deux grands portails en pierre au milieu d’un petit lac, conduisent à l’entrée du temple.

Madrid – Le temple de Debod

À l’intérieur, les différentes salles conservent leur décoration d’origine.

Madrid – Le temple de Debod – sculpture provenant de la chapelle Adijalamani – Photo Simon Burchell

La chapelle d’Adijahamani est la plus ancienne. Ses murs sont ornés de très beaux reliefs où sont représentés le dieu Amon et plusieurs autres divinités : Isis, Osiris, Hathor…

Madrid – Le temple de Debod – relief le dieu Amon – Photo Simon Burchell

Le Mammisi est une salle qui fut ajoutée à l’époque de l’empereur romain Tibère, entre les années 14 et 37, et dont le nom signifie « lieu de naissance ». C’est là que se célébrait le mystère de la naissance divine. Une lucarne apporte une lumière indirecte, sans doute pour créer l’ambiance requise pour les cérémonies.

Madrid – Le temple de Debod -Relief – photo

Le vestibule possède aussi de magnifiques reliefs.

Madrid – Le temple de Debod – Reliefs – Photo fernando García

La salle Naos était le lieu le plus sacré du temple, celui où résidait le dieu Amon. Les chapelles latérales étaient dédiées à d’autres dieux.

À l’étage supérieur, dans la Chapelle d’Osiris avaient lieu les rites de la célébration de la résurrection du dieu.

Madrid – Le temple de Debod – Maquette – Photo Sanbec

Actuellement une maquette représente le temple tel qu’il était probablement, au temps des pharaons.

Sur la terrasse, les égyptiens fêtaient  le nouvel an qui était aussi la fête de Ra et de tous dieux.

Madrid – Le temple de Debod – Vue sur Madrid – Photo Esena

Le temple de Debod se trouve sur l’une des zones les plus élevées de Madrid et lors de sa reconstruction, son orientation d’origine est-ouest, a été respectée, ce qui permet d’avoir une vue magnifique de la ville.

Madrid – Le temple de Debod – Coucher de soleil – Photo Jesus Ortega

En fin de journée, le coucher du soleil est un spectacle somptueux à ne pas manquer.

UBEDA, JOYAU DE LA RENAISSANCE ESPAGNOLE

 

 

Úbeda – Plaza Vázquez de Molina – Foto Begavil84

La magnifique ville d’Ubeda se trouve en Andalousie dans la province de Jaén. Installée sur une colline, elle domine la vallée du Guadalquivir.
Son centre historique se distingue par la splendeur de ses monuments.

La ville existait déjà au temps des Ibères. Elle fut conquise par les Romains qui lui donnèrent le nom de Bétula, puis par les arabes, et reprise par Ferdinand III de Castille en 1233.

Úbeda – Palacio de los Marqueses de Bussiano – Foto Enfo

Après la conquête de Grenade en 1492, Ubeda connait une croissance économique importante grâce au développement de l’agriculture et de l’élevage de chevaux, et aussi à sa situation privilegiée au centre des grandes voies de communication.

Úbeda – Fachada plateresca – Calle Gradas – Foto Enfo

De puissantes familles s’y installèrent et construisirent de somptueux palais, des demeures seigneuriales, des églises, des couvents…

C’est sur la place Vasquez de Molina, située au centre de la vieille ville, que se concentrent les monuments les plus remarquables.

Úbeda – Sacra Capilla del Salvador – Foto JCasado

La Sacra capilla del Salvador, construite sous la direction de Diego de Siloe est sans doute l’édifice le plus important de la ville. Cette chapelle est considérée comme l’une des œuvres les plus notables de la Renaissance espagnole.

Úbeda – Altar Mayor de la Capilla del Salvador – Foto José Luis Filpo Cabana

Le chœur possède un impressionnant retable baroque d’Alonso Berruguete, qui représente la Transfiguration.

Úbeda – Iglesia de Santa Marie – Foto JCasado

La Basilique de Santa María est gothique, mais comporte de nombreux éléments de style renaissance et baroque.

Úbeda – Palacio de las Cadenas – Foto Paco Consuegra

Le Palais de las Cadenas, édifié entre 1546 et 1565, est occupé aujourd’hui par l’Hôtel de Ville d’Ubeda.

Úbeda – Palacio del Dean Ortega – Foto JCasado

Le Palais du Doyen Ortega du XVIe siècle, est un Parador de tourisme depuis 1929.

Úbeda – Palacio del Dean Ortega – Patio interior – Foto Daniel Villafruela

À l’intérieur, un élégant patio carré possède de belles colonnes où s’unissent l’art nasride et le style Renaissance.

Úbeda – Palacio de Mancera –

Construit à la fin de XVIe siècle, le Palais de Mancera possède une tour. Il fut la résidence de Pedro de Toledo, vice-roi du Pérou.

Úbeda – Cárcel del Obispo – Foto Daniel Villafruela

La Prison de l’Évêque est actuellement un tribunal de justice. Au cours d’une rénovation, on trouva sous l’édifice, des vestiges d’un cimetière ibère datant de 1200 à 1400 av. J.-C.

Úbeda – Monumento a San Juan de la Cruz – Foto Begavil84

La Place du 1er mai était la place du marché autrefois et elle est restée de nos jours, le lieu de rencontre des habitants. Au centre se dresse la statue de Saint Jean-de-la-Croix.

Úbeda – Iglesia San Pablo – Foto JCasado

L’Église San Pablo est une des constructions les plus anciennes d’Ubeda et c’est aussi une des plus belles.

Úbeda-Antiguas-Casas-Consistoriales-Foto-PMRMaeyaert.jpg

Les Antiguas Casas Consistoriales sont les anciennes mairies. Elles abritent actuellement le Conservatoire de Musique.

Úbeda – Bodega de la Sinagoga del Agua – Foto Bobo Boom

Tout près, se trouve la Synagogue de l’eau, découverte récemment au cours de fouilles archéologiques.

Úbeda – Convento de Santa Clara – Foto Lldyn

Le Couvent de Santa Clara, avec ses deux cloîtres, l’un de style Renaissance et l’autre de style Mudéjar,  et son église gothique, est le premier monastère construit à Úbeda après la Reconquête. Il est toujours occupé par des religieuses

Úbeda – Casa de las Torres – Foto Paco Consuegra

La Casa de las Torres est un palais médiéval qui possède deux tours comme de nombreuses demeures seigneuriales du XVIe siècle.

Úbeda – Torre y muralla del Portillo del Santo Cristo – Foto Enfo

L’ancienne ville est entourée d’une impressionnante muraille bien conservée et dont le début de la construction remonte à l’année 852.

Úbeda – Vista desde la muralla – Foto JCasado

Une promenade sur ces remparts permet d’admirer le beau paysage de la vallée du Guadalquivir.

Hors de l’enceinte de la ville, il y a d’autres monuments qui méritent une visite et deux en particuliers qui sont à voir absolument.

Úbeda – Hospital de Santiago – Foto Paco Consuegra

L’Hôpital de Santiago, construit entre 1562 et 1575 pour soigner les malades de la ville, est aujourd’hui le Centre culturel de la ville.

En raison de son aspect imposant et austère et de la disposition de ses bâtiments, il est parfois appelé «  l’Escorial de l’Andalousie ».

Úbeda – Iglesia San Nicolas de Bari – Foto Solbaken

L’Eglise Saint Nicolas est une belle construction gothique. L’un de ses portails est de style Renaissance.

Ubeda est inscrite au Patrimoine de l’UNESCO depuis 2003.

LE PARC DU RETIRO À MADRID

 

 

Retiro Madrid – Entrada Puerta de España – Foto Brian Snelson

Le parc du Retiro est un lieu emblématique de la ville de Madrid. Avec une superficie de 125 hectares, et plus de 15 000 arbres, ce poumon vert de la capitale espagnole où les Madrilènes adorent se promener, attire aussi de nombreux touristes.

L’origine de ces jardins remonte au XVIIe siècle quand le conte-duc d’Olivares, favori de Felipe IV, offrit au roi des terres pour la construction d’un lieu de plaisir, réservé à la Cour.

Retiro Madrid – Ilustración para Abdrómeda y Perseo de Calderón de la Barca para la representación del Coliseo del Buen Retiro

Sous la direction des architectes Giovanni-Battista Crescenzi et Alonso Carbonelle, le palais du « Buen Retiro » fut alors édifié, ainsi que d’autres bâtiments parmi lesquels se trouvait un théâtre : « El Coliseo del Buen Retiro » où un grand nombre de pièces théâtrales du Siècle d’Or furent représentées.

Retiro Madrid -Casón del Buen Retiro – foto Hakan Svensson (Xauxa)

Aujourd’hui, le Palais a disparu. Il ne reste plus que le « Casón del Buen Retiro » qui était une salle de bal et le « Salon de Reinos » qui abritait des collections royales de peintures.

Retiro Madrid – Salon de Reinos – Foto Outisnn

Ces deux édifices, qui se trouvent hors des limites actuelles du parc, appartiennent au Musée du Prado.

Retiro Madrid – Teatro de marionetas – Foto Diario de Madrid

Le parc du Retiro est un espace où il est agréable de flâner, car il offre une grande variété de paysages et de coins charmants, mais c’est aussi un endroit où l’on peut faire su sport, assister à un concert de musique en plein air ou à un évènement culturel ou voir un spectacle de marionnettes.

Retiro Madrid – Monumento a Alfonso XII y estanque grande – Foto Carlos Delgado

Le Grand Étang se trouve au centre du parc. Le majestueux monument à Alfonso XII est entouré d’une colonnade en demi-cercle.

Retiro Madrid – El Palacio de Cristal – Foto Carlos Delgado

Le Palais de Cristal fut conçu par l’architecte Ricardo Velázquez  Bosco, pour abriter les différentes plantes exotiques  de l’exposition sur les Philippines de 1887. En forme de croix grecque, il est constitué entièrement de verre avec une armature de métal.

Retiro Madrid – El Palacio Velazquez – Foto Ronny Siegel

Le Palais Velázquez, du même architecte, est un pavillon construit  pour  l’Exposition Nationale de Mine de 1881.

Ces deux édifices sont utilisés de nos jours pour accueillir des expositions temporaires.

Retiro Madrid – La Casita del Pescador – Foto Felipe Gabaldón

D’autres bâtiments, comme la « Casita del Pescador », la Maison du pêcheur, ou la  « Montaña Artificial », décorent le paysage.

Retiro Madrid – La Montaña Artificial – Foto Daderot

Le Retiro possède aussi de très belles fontaines et un grand nombre de sculptures.

Retiro Madrid – La Fuente de los Galápagos1 – foto Hakan Svensson (Xauxa)

La fontaine de « los Galapagos » appelée aussi fontaine Isabelle II, se trouvait autrefois sur la Gran Vía de Madrid.

Retiro Madrid – La Fuente de la Alcachofa – Foto Mr Tickle

La fontaine de l’ « Alcachofa » date du XVIIIe siècle.

Retiro Madrid – La Fuente del Angel Caído – foto Drow male

Celle de l’Ange Déchu, de Ricardo Bellver est de 1877,  s’inspire d’un passage de l’œuvre de Milton « le Paradis Perdu ».

Retiro Madrid – El paseo de la Argentina – Foto Matthew Verso de Dublin

Le paseo de Argentina, ou « paseo de las estátuas », est une longue allée où sont représentés les rois d’Espagne.

Les différents jardins du Retiro offrent une flore très variée et des ambiances très différentes.

Retiro Madrid – La Rosaleda – Foto Felipe Gabaldón

La Roseraie qui possède plus de 5 000 variétés de rosiers est magnifique pendant les mois de mai et de juin. Elle fut créée en 1915 sur le modèle des autres parcs européens.

Retiro Madrid – El Parterre – Foto dziambel

Le Parterre est l’un des premiers jardins de style français construit en Espagne.

Retiro Madrid – Taxodium mucronatum en el Parque del Retiro – Foto FranckAndProust

C’est  là que se trouve le plus vieil arbre de Madrid, un cyprès mexicain,  qui aurait plus de 400 ans.

Retiro Madrid – Jardines del Arquitecto Herrero Palacios – Foto Harvey Barrison

Le jardin de l’Architecte Herrero Palacios appelé aussi « Casa de Fieras », abritait autrefois le zoo de Madrid.

Retiro Madrid – Jardines del Cecilio Rodriguez – Foto Discasto

Les jardins de Cecilio Rodriguez, commencés en1918, puis remodelés à partir de 1941, forment l’un des espaces les plus beaux du Retiro et un lieu tranquille où les fontaines, les sculptures, les bassins, les pergolas et tous les éléments décoratifs sont en parfaite harmonie avec la végétation.

LES FALLAS DE VALENCE

 

 

Las Fallas de Valencia – 2019 – Foto falconaumanni

Tous les ans, entre le 15 et le 19 mars, la ville de Valence célèbre les Fallas. Ces festivités grandioses, tan attendues par tous les valenciens, attirent aussi de nombreux touristes.

Las Fallas de Valencia – Foto Alberto Ceballos

L’origine de cette fête date du Moyen-âge ; tous les ans, la veille de la saint Joseph, et pour fêter leur saint patron, les charpentiers brûlaient dans la rue, devant leurs ateliers, les supports des lampes avec lesquelles ils s’éclairaient.  Souvent, ils habillaient ces pièces de bois de vieux vêtements pour leur donner un aspect humain.

Las Fallas de Valencia – Falleras – Foto Yourtheone

Ces fêtes ont aussi une origine païenne et symbolisent le retour de vie avec l’arrivée du printemps.

Las Fallas de Valencia – Foto Rafa Esteve

À partir du XVIIe siècle, ces festivités prirent de l’importance et les Fallas devinrent ces gigantesques statues de carton qui, de façon satyrique, représentent  des personnages connus de la vie politique ou de la société, ainsi que des évènements d’actualité.

Las Fallas de Valencia – 2018 – Foto Rafa Esteve

Les thèmes sont très variés et personne n’est  épargné.

Las Fallas de Valencia – 201o – Foto Davizoxky

« Falla »  est le nom donné à l’ensemble de la sculpture  qui est souvent imposante et peut mesurer plus de 20 mètres de haut,  et les « ninots » sont les personnages qui la composent.

Las Fallas de Valencia – Mascletá en la plaza del Ayuntamiento – Foto MrCarlos 11

Dès le 1er mars, la ville se prépare pour ces festivités et tous les jours à 14 heures, un spectacle pyrotechnique « las mascletas » réunit un grand nombre de personnes sur la place de la mairie.

Las Fallas de Valencia – Ninot infantil – Foto Joanbanjo

Dans la nuit du 15 au 16 mars a lieu « la Plantà », c’est-à-dire, l’installation des statues dans les rues et sur les places de Valence.
Il y a 760 fallas : 380 Fallas mayores pour adultes et 380 Fallas menores pour enfants.

Las Fallas de Valencia – Ninot indultat – Foto Francesc Fort

Le 16 mars, un jury récompense les meilleures œuvres et en choisit une que les valenciens appellent « le Ninot indultat » qui ne sera pas brûlé.

Las Fallas de Valencia – La plaza de la Virgen – Foto Goodnightmoon

Les 17 et 18 mars, les valenciens appartenant aux commissions « falleras » vêtus  des costumes traditionnels de la région, défilent en procession dans les rues, en direction de la place de la Virgen.

Las Fallas de Valencia – Manto de la Virgen de los Desamparados tras la Ofrenda – Foto Simon Burchell

Pendant la cérémonie de l’Offrande, ils déposeront des centaines de bouquets de fleurs qui seront utilisés pour former le manteau de « la Mère de Dieu des Désemparés », la patronne de Valence.

Las Fallas de Valencia – La Cremà – Foto Emilio García

C’est le 19 mars, qu’a lieu  la « Cremà » au cours de laquelle toutes ces immenses statues éphémères seront brûlées, à l’exception du Ninot épargné, (le Ninot indultat), qui sera ajouté à la collection du Musée Fallero.

Las Fallas de Valencia – Museo Fallero – Foto Rafa Esteve

Les Fallas sont inscrites sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco depuis 2016.

Las Fallas de Valencia – 1- Foto Rafa Esteve

 

 

LE PARC NATIONAL DES PICS D’EUROPE

 

 

Picos de Europa – El Naranjo de Bulnes al fondo – foto jgfabregas

Le parc national des pics d’Europe se trouve au nord-ouest de l’Espagne, sur la cordillère cantabrique, à 30 kilomètres de la mer.

Ce furent les marins venant de l’ouest  qui donnèrent le nom de « pics d’Europe » à la chaîne montagneuse, car c’était la première terre qu’ils apercevaient au loin, lorsqu’ils s’approchaient des côtes européennes.

Picos-de-Europa-Vista-de-los-Picos-Foto-Jlgolis.jpg

Avec une superficie de 67 455 hectares, le parc se trouve à cheval sur trois provinces : les Asturies, la Cantabrie et León. Crée en 1918, il est classé Réserve de biosphère par l’UNESCO depuis 2003.

Picos de Europa – Salarzón -Foto Juancarlillod

Son paysage, modelé au cours des temps par l’effet des glaciations et de l’eau sur la roche calcaire, est extrêmement varié. Il présente de hauts sommets, de vastes pâturages, des gorges profondes, des rivières et des lacs.

Les Pics d’Europe comprennent trois massifs.

Picos de Europa – Vista del macizo Occidental – Foto JConnolly74

Le massif occidental ou de Cornión est le plus vaste.

Picos de Europa -El Cornión – Foto Davidfase

Son plus haut sommet est Peña Santa de 2596 mètres d’altitude.

Picos de Europa – lago Enol – Foto Xandra Gixela

C’est là que se trouvent les lacs Enol et Ercina de Covadonga.

Picos de Europa – Basílica de Covadonga – Foto Francisco M. Marzoa Alonso

La Grotte de Covadonga, et la basilique construite entre 1886 et 1901, sont les lieux les plus visités des Asturies.

Les plus hautes altitudes se trouvent sur le massif central ou massif des Urieles.

Picos de Europa – Torre de Cerredo – Foto Davidphase

La Torre Cerredo atteint 2648 mètres et la Peña Vieja 2615 mètres.

Picos de Europa -Naranjo de Bulnes – Foto Davidfase

Le Naranjo de Bulnes dont la silhouette aux parois verticales est caractéristique, est le plus emblématique.

Picos de Europa – Mirador de Ordiales – Foto Habladorcito

Le belvédère d’Ordiales offre un panorama impressionnant sur les montagnes.

Picos de Europa -Macizo de Ándara- Foto Davidfase

À l’est, le massif d’Andara présente un profil plus doux.  Son sommet le plus haut atteint 2400 mètres.

Picos de Europa – El puente romano de Cangas de Onís sobre el río Sella – Foto Frobles

Le parc est traversé par plusieurs cours d’eau. Les fleuves Dobra, Cares y Sella prennent leurs sources au sommet des Pics d’Europe et ont creusé de spectaculaires défilés : les gorges de la Hermida, du Cares, de Beyos.

Picos de Europa – ruta del Cares -1- Foto Gabriel González

La route du Cares est une des randonnées les plus connues.

Picos de Europa – Fuente Dé – Foto Carlos Delgado

Le téléphérique de Fuente Dé permet de monter jusqu’à 1800 mètres.

Picos de Europa – Foto ROSUROB

Le parc national des pics d’Europe est un véritable paradis aussi bien pour ceux qui pratiquent l’escalade, que pour les amateurs de randonnées ou simplement les amoureux de la nature.

Picos de Europa – Fabada asturiana – Foto Juan J. Martínez

La gastronomie de la zone présente une grande variété grâce à la proximité de la mer et de la montagne. Le plat le plus représentatif est sans aucun doute la « fabada » préparée avec des haricots blancs et de la viande de porc, du chorizo et du boudin ou bien avec des praires. Il y a aussi un plusieurs types de fromages parmi lesquels le plus réputé est le « cabrales » à pâte persillée.

Picos de Europa -Hombre escanciando sidra asturiana – Foto ECR

La boisson de la région est le cidre servi d’une façon traditionnelle, de très haut pour qu’il s’aère et soit plus léger.

L’ALHAMBRA DE GRENADE

 

 

La Alhambra – Jardines – Foto Yair Haklai

L’Alhambra est une cité fortifiée, située sur le plateau de la Sabika qui domine la ville de Grenade. Son nom vient de l’arabe, « al-Hamra », « la rouge ». Construite entre le IXe siècle et le XIVe siècle, elle fut la résidence des souverains nasrides du royaume de Grenade.

La Alhambra au soleil couchant – Foto Alejandro Mantecón-Guillén

L’Alhambra est un magnifique ensemble architectural de forteresses, somptueux palais, jardins et fontaines où l’eau et la lumières jouent un rôle prépondérant. Les palais sont richement décorés.

La Alhambra – El árbol de la vida – Foto le dieu

Les éléments décoratifs sont variés et les plus utilisés sont les motifs de végétaux, les entrelacs, les réseaux de losanges et les calligraphies, qui reproduisent des poèmes des oraisons ou des textes du Coran.

Lorsqu’en 1492, les Rois Catholiques conquirent l’Ahlambra, ils furent émerveillés de la beauté des palais et décidèrent de les conserver sans les modifier.

La Alhambra – La barbacana y la muralla de la Alcazaba, la torre de armas y la torre de la Vela – Foto Michal Osmenda

 Édifiée sur la zone la plus élevée de la colline, l’Alcazaba, qui date du IXe siècle, est la partie la plus ancienne de l’Alhambra.

La Alhambra – Las torres de la Alcazaba – Foto Jebulon

C’était une zone militaire et ses tours permettaient d’observer, entre autres, les mouvements des troupes de la Reconquête. La plus haute, la tour de la Vela, offre une magnifique vue panoramique sur la plaine et la ville de Grenade.

La Alhambra – La Medina – Foto AdriPozuelo

La Médina, aujourd’hui en ruines était une zone habitée, une ville pensée pour subvenir aux besoins de la Cour et des souverains. Elle possédait plusieurs commerces, une mosquée et des bains publics.

Les Palais Nasrides est formé par un groupe de bâtiments qui comportent trois zones: le Mexuar, le Palais de Comares et le palais des Lions. Tous sont constitués de plusieurs salles rectangulaires reliées entre elles par des vestibules.

La Alhambra – Mexuar – Foto José Luiz Bernardes Ribeiro

La salle du Mexuar était le siège du tribunal royal.

La Alhambra – Mexuar – Foto michael clarke stuff

Au centre, quatre colonnes de marbre soutiennent un plafond lambrissé du XVIe siècle ; après la Reconquête, la salle a subi de nombreuses modifications.

La Alhambra -Patio de los Arrayanes – Foto Greenshed

Le palais de Comares est composé de plusieurs salles disposées autour de la cour des Myrtes (el patio de los Arrayanes). Cette cour doit son nom aux buissons de myrtes qui entourent un grand bassin central de 34 mètres de long et 7,10 mètres de large.

La Alhambra – Mexuar – Sala de Ambajadores -Foto José Luiz Bernardes Ribeiro

À l’intérieur de la tour de Comares, se trouvent la salle de la Barque et la salle des Ambassadeurs. Il semble que c’est là que Boabdil prit la décision d’abandonner Grenade et que plus tard Christophe Colomb arriva à convaincre les Rois Catholiques d’organiser l’expédition qui lui fit découvrir l’Amérique.

La Alhambra – Patio de los leones – Ftot Tuxyso

Le palais des lions était la résidence du souverain et de sa famille. Les différentes pièces, la salle des Muqarnas, la salle des rois, la salle, la salle des deux Sœurs, la salle des Abencerages et le harem, se distribuent autour d’un patio central, la cour des Lions.

La Alhambra – Arcos en patio de los leones – foto Javier Carro

La cour des Lions, de 35 mètres de long et 24 mètres de large, est rectangulaire. Elle est entourée d’une galerie couverte supportée par 124 colonnes formant des arcs richement décorés de filigrane.

Au Centre, se trouve la fontaine des Lions où douze statues de lions symbolisant la force et le courage, soutiennent un bassin d’albâtre.

La Alhambra – El pardal y jardines – Foto AdriPozuelo

Le Partal est un ensemble de jardins en terrasse. C’est dans cette zone qu’habitait la noblesse nasride, mais  les palais qu’elle occupait n’existent plus aujourd’hui ou sont en ruines.

La Alhambra – Partal, torre de las Damas – Foto Michael Clarke Stuff

La tour des Dames est la partie antérieure de l’un d’entre eux que l’on peut encore admirer aujourd’hui.

La Alhambra -El Generalife – Foto Bobbylamouche

Le Généralife qui est situé hors des murs d’enceinte de l’Alhambra, était la résidence d’été des souverains nasrides. Il est composé de deux bâtiments qui, contrairement à l’Alhambra, sont très simples et peu décorés.

La Alhambra -Generalife – El patio de la Acequia – Foto Michal Osmenda

Le Généralife possède de superbes jardins où l’eau est l’élément le plus important. Le patio de la Acequia se trouve au centre des bâtiments.

La Alhambra – Patio del ciprès de la Sultana – Foto gema de la fuente

Le patio du Cyprès de la sultane avec son bassin central entouré de haies de myrtes et un autre petit bassin au milieu, possède aussi un cyprès qui selon la légende fut le témoin des infidélités de l’épouse de Boabdil.

La Alhambra – Generalife – La escalera del agua – Foto gema de la fuente

Dans Hauts Jardins du Palais, le murmure de l’eau qui circule dans les deux canaux à trois niveaux de l’Escalier des Eaux (la Escalera del Agua)  apporte une agréable sensation de relaxation.

La Alhambra -Fachada sur del palacio- Foto Ingo Mehling

Le palais de Charles Quint fut ajouté après la Reconquête. C’est un bâtiment carré, de style Renaissance, construit par l’architecte Pedro Manchuca .

La Alhambra – El Palacio de Carlos I – el patio interior. Foto Ra-smit

Son patio rond, à double colonnade est une des plus belles créations de l’époque. Il abrite actuellement le Musée des Beaux-arts de Grenade et le Musée de l’Alhambra.

La Alhambra – Palacio de los Leones – Mirador de Lin-dar-Aixa – Foto Leronich

L’Alhambra a inspiré de nombreux artistes, musiciens, écrivains et poètes comme Manuel de Falla, Francisco Tárrega, Washington Irving, Chateaubriand, Victor Hugo…

L’Alhambra est inscrite au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco.

LES DOUCEURS TYPIQUES DE NOËL EN ESPAGNE

 

 

Les fêtes de Noël ont une grande importance en Espagne et elles s’étendent sur une assez longue période qui commence le 24 décembre et se termine le 6 janvier.
Le jour de Noël réunit la famille autour d’un repas spécial. La gastronomie espagnole est très variée et les spécialités culinaires de Noël diffèrent selon les régions, cependant les mêmes friandises se trouvent obligatoirement sur toutes les tables du pays pendant ces fêtes.

Turrón

Le touron (el turrón) est sans aucun doute la plus consommée de cette période de l’année. Fabriqué à partir de miel et d’amandes, cette friandise d’origine arabe est un nougat.

Turrón de Jijona – Foto Tamorlan

Le touron de Jijona a une texture plus molle et se prépare avec des amandes pilées.

Turrón de Alicante – Foto Tamorlan

Le touron d’Alicante est dur et élaboré avec des amandes entières. Les deux sont des spécialités traditionnelles. Il existe aussi de nos jours d’autres variantes au chocolat, à la pistache à la liqueur…

Turrón guirlache

Le guirlache, d’origine aragonaise est une variante de touron aux amandes grillées et caramélisées.

mazapán navideño – Foto Tamorlan

Les massepains (les mazapanes) qui proviennent de Tolède sont des confiseries sous la forme de « figurines », faîtes  d’amandes moulues et de sucre.

Polvorón navideño – Foto Roinpa

Les mantecados et les polvorones, préparés avec du saindoux, de la farine de blé, de châtaignes ou d’amandes ont une origine andalouse.

Dulces navideños

Toutes ces friandises sont disposées sur un plateau et offertes aux visiteurs et servies à la fin des repas pendant ces jours de fêtes, jusqu’au 6 janvier où l’on dégustera aussi la fameuse couronne des rois, « el roscón de Reyes »…

Un vrai bonheur pour les gourmands !

 

CARTES DE VOEUX EN ESPAGNOL

 

 

 

Envoyer une carte de voeux à l’occasion des fêtes de fin d’année est une tradition qui existe dans toute l’Europe et une belle façon de manifester l’estime et l’affection que l’on aux personnes qui nous sont chères.

Si vous souhaitez envoyer un message en espagnol pour Noël ou le jour de l’an voici quelques modèles de phrases :

¡Felices Fiestas !
Bonnes Fêtes !

 ¡Feliz Navidad !
Joyeux Noël ¡

 ¡Feliz Navidad y prospero Año Nuevo!
Joyeux Noël et Bonne Année ¡

¡Feliz Año Nuevo !
Bonne Année !

¡Qué tengas una Feliz Navidad y un próspero Año Nuevo! Con todo nuestro cariño/amistad.
Nous te souhaitons un Joyeux Noël et une Bonne Année ! Avec toute notre affection/amitié.

¡Felices Pascuas* ! Con mis mejores deseos para que vuestros proyectos y sueños se cumplan en 201X.
Bonnes Fêtes ! Avec mes meilleurs voeux afin que vos projets et vos rêves se réalisent en 201X.

¡Felicidades en estas fiestas ! ¡Que 201X sea para ti, un año lleno de éxitos!
Mes meilleurs voeux à l’occasion de ces fêtes ! Que 201X soit pour toi, une année remplie de succès !

¡Felices fiestas ! Te deseo un Año Nuevo lleno de dicha y prosperidad !
Bonnes fêtes ¡ Je te souhaite une Nouvelle Année pleine de bonheur et de prospérité.

En estas fechas tan especiales, quiero expresarte nuestros mejores deseos de felicidad, paz y amor.
À l’occasion de ces dates si particulières, je veux te transmettre nos meilleurs vœux de bonheur, de paix et d’amour.

Le deseo una feliz Navidad, rodeado de sus seres queridos y un Año Nuevo, lleno de éxitos.
Je vous souhaite un Joyeux Noël, entouré des personnes qui vous sont chères et une Nouvelle Année remplie de succès.

Le enviamos nuestros cálidos saludos y nuestros mejores deseos de una feliz Navidad y un maravilloso Año Nuevo.
Nous vous envoyons nos chaleureuses salutations et nos meilleurs vœux pour un  joyeux Noël et une merveilleuse Nouvelle Année.

Qué este Año nuevo este repleto de felicidad, paz y amor !
Que cette nouvelle année soit remplie de bonheur, de paix et d’amour !

Deseo que en estas fiestas, reinen en tu casa, el amor, la paz y la felicidad.
Je souhaite que, pendant ces fêtes, l’amour, la paix et le bonheur règnent chez toi.

En estas Navidades, recibe mis mejores deseos de felicidad para ti y toda tu familia.
À l’occasion de ces fêtes de Noël, reçois mes meilleurs vœux de bonheur pour toi et toute ta famille.

 

*Pascuas : designe généralement la fête de Pâques mais aussi les fêtes Noël.

 

MIGUEL DE CERVANTES

 

 

Miguel de Cervantes – retrato atribuido a Juan de Jáuregui.1

Miguel de Cervantès est l’écrivain le plus connu mondialement, de la littérature espagnole. Son nom reste associé au personnage de Don Quichotte, « le chevalier à la triste figure » et aux aventures rocambolesques.

Miguel de Cervantes – Plaza de España – Madrid – Foto Carlos Delgado

Bien qu’on ait peu de détails sur la vie de Cervantès, on sait cependant que, comme celle du célèbre hidalgo, elle a été remplie d’aventures et de difficultés.

Miguel de Cervantes – Torre de la iglesia de Santa María la Mayor de Alcalá de Henares donde bautizaron a Cervantes – Foto Crates

Miguel de Cervantès est né à Alcalá de Henares en 1547. Son père est un modeste chirurgien-barbier, dont la situation financière, toujours précaire, oblige la famille à changer souvent de résidence. Le jeune Miguel passe son enfance et une partie de son adolescence à Valladolid d’abord, puis en Andalousie.

Miguel de Cervantes – lápida conmemorativa de los estudios del autor en la calle de la Villa en Madrid – Foto Raimundo Pastor

De retour à Madrid, il reçoit pourtant une bonne éducation et devient disciple de l’humaniste Lopez de Hoyos.

Miguel de Cervantes – La batalla de Lepanto de artista desconocido

À l’âge de 20 ans, il part pour Rome et s’enrôle dans l’armée (la Sainte Ligue) où, en 1571, sous les ordres de Don Juan d’Autriche, il participe à la bataille de Lépante, contre les Turcs. Il y reçoit plusieurs blessures et perd l’usage de la main gauche, ce qui lui vaut le surnom de « manco de Lepanto » (manchot de Lépante).

Miguel de Cervantes – Argel en el siglo XVI

En 1575, il décide de rentrer en Espagne, mais la galère « El Sol » dans laquelle il voyage, est attaquée par les Barbaresques qui l’emmènent à Alger. Après cinq ans de captivité et plusieurs tentatives d’évasion manquées, les Pères trinitaires obtiennent sa libération en 1580.

Miguel de Cervantes – La galatea 1585

De retour dans sa patrie, il constate que sa famille est ruinée. Il se marie, mais se sépare de son épouse peu de temps après. Son premier roman « la Galatée » n’a aucun succès.

Pressé par les besoins financiers, Miguel de Cervantès finit par trouver un emploi officiel : il est chargé de percevoir un impôt en Andalousie, pour approvisionner la flotte de « l’Invincible Armada ». En 1597, endetté, il est arrêté et incarcéré dans la redoutable prison de Séville.

Miguel de Cervantes – Casa del escritor en Valladolid entre 1604 y 1606 – Foto Lourdes Cardenal

Quelques années plus tard, en 1604, il s’installe à Valladolid où réside la Cour et en 1605, il publie la première partie de « Don Quichotte de la Manche » qui connaît un succès immédiat.

Miguel de Cervantes – Primera edición del Quijote (1605)

Il suit la cour de Felipe III qui établit sa résidence à Madrid et bénéficie de la protection de nobles et en particulier du Duc de Lerma.

Miguel de Cervantes – Estatua de cera de Cervantes – Museo de cera de Madrid – Foto Tamorlan

À partir de ce moment, il consacre tout son temps à l’écriture et publie « Les nouvelles exemplaires », « Le voyage du Parnasse », huit comédies, huit intermèdes et en 1615 la seconde partie de « Don Quichotte ».
Mais pourtant, même si ses œuvres sont alors reconnues, sa situation économique reste précaire jusqu’à sa mort en 1616.

Cervantes fut enterré à Madrid, dans une chapelle qui appartenait au couvent des Trinitaires.

Cervantes fut enterré à Madrid, dans une chapelle qui appartenait au couvent des Trinitaires.

Miguel de Cervantes – El ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha

De toutes les œuvres de Miguel de Cervantès, « Don Quichotte de la Manche » est celle qui a marqué l’histoire de la littérature universelle. Déjà traduite en français et en anglais du vivant de son auteur, ce chef-d’œuvre est le deuxième livre le plus lu au monde, après la Bible.

Miguel de Cervantes – Firma del escritor

Lorsqu’il a entrepris l’écriture de Don Quichotte, l’intention de Cervantès était simplement de faire une parodie de ces romans de chevalerie aux héros fantastiques, qui plaisaient tant aux générations précédentes et que beaucoup de gens lisaient encore.
Mais il a fait beaucoup plus car il a inventé un genre nouveau, une nouvelle façon de créer un long récit : le roman tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Les œuvres de Miguel de Cervantes sont patrimoine de l’humanité.