LES DOUCEURS TYPIQUES DE NOËL EN ESPAGNE

 

 

Les fêtes de Noël ont une grande importance en Espagne et elles s’étendent sur une assez longue période qui commence le 24 décembre et se termine le 6 janvier.
Le jour de Noël réunit la famille autour d’un repas spécial. La gastronomie espagnole est très variée et les spécialités culinaires de Noël diffèrent selon les régions, cependant les mêmes friandises se trouvent obligatoirement sur toutes les tables du pays pendant ces fêtes.

Turrón

Le touron (el turrón) est sans aucun doute la plus consommée de cette période de l’année. Fabriqué à partir de miel et d’amandes, cette friandise d’origine arabe est un nougat.

Turrón de Jijona – Foto Tamorlan

Le touron de Jijona a une texture plus molle et se prépare avec des amandes pilées.

Turrón de Alicante – Foto Tamorlan

Le touron d’Alicante est dur et élaboré avec des amandes entières. Les deux sont des spécialités traditionnelles. Il existe aussi de nos jours d’autres variantes au chocolat, à la pistache à la liqueur…

Turrón guirlache

Le guirlache, d’origine aragonaise est une variante de touron aux amandes grillées et caramélisées.

mazapán navideño – Foto Tamorlan

Les massepains (les mazapanes) qui proviennent de Tolède sont des confiseries sous la forme de « figurines », faîtes  d’amandes moulues et de sucre.

Polvorón navideño – Foto Roinpa

Les mantecados et les polvorones, préparés avec du saindoux, de la farine de blé, de châtaignes ou d’amandes ont une origine andalouse.

Dulces navideños

Toutes ces friandises sont disposées sur un plateau et offertes aux visiteurs et servies à la fin des repas pendant ces jours de fêtes, jusqu’au 6 janvier où l’on dégustera aussi la fameuse couronne des rois, « el roscón de Reyes »…

Un vrai bonheur pour les gourmands !

 

CARTES DE VOEUX EN ESPAGNOL

 

 

 

Envoyer une carte de voeux à l’occasion des fêtes de fin d’année est une tradition qui existe dans toute l’Europe et une belle façon de manifester l’estime et l’affection que l’on aux personnes qui nous sont chères.

Si vous souhaitez envoyer un message en espagnol pour Noël ou le jour de l’an voici quelques modèles de phrases :

¡Felices Fiestas !
Bonnes Fêtes !

 ¡Feliz Navidad !
Joyeux Noël ¡

 ¡Feliz Navidad y prospero Año Nuevo!
Joyeux Noël et Bonne Année ¡

¡Feliz Año Nuevo !
Bonne Année !

¡Qué tengas una Feliz Navidad y un próspero Año Nuevo! Con todo nuestro cariño/amistad.
Nous te souhaitons un Joyeux Noël et une Bonne Année ! Avec toute notre affection/amitié.

¡Felices Pascuas* ! Con mis mejores deseos para que vuestros proyectos y sueños se cumplan en 201X.
Bonnes Fêtes ! Avec mes meilleurs voeux afin que vos projets et vos rêves se réalisent en 201X.

¡Felicidades en estas fiestas ! ¡Que 201X sea para ti, un año lleno de éxitos!
Mes meilleurs voeux à l’occasion de ces fêtes ! Que 201X soit pour toi, une année remplie de succès !

¡Felices fiestas ! Te deseo un Año Nuevo lleno de dicha y prosperidad !
Bonnes fêtes ¡ Je te souhaite une Nouvelle Année pleine de bonheur et de prospérité.

En estas fechas tan especiales, quiero expresarte nuestros mejores deseos de felicidad, paz y amor.
À l’occasion de ces dates si particulières, je veux te transmettre nos meilleurs vœux de bonheur, de paix et d’amour.

Le deseo una feliz Navidad, rodeado de sus seres queridos y un Año Nuevo, lleno de éxitos.
Je vous souhaite un Joyeux Noël, entouré des personnes qui vous sont chères et une Nouvelle Année remplie de succès.

Le enviamos nuestros cálidos saludos y nuestros mejores deseos de una feliz Navidad y un maravilloso Año Nuevo.
Nous vous envoyons nos chaleureuses salutations et nos meilleurs vœux pour un  joyeux Noël et une merveilleuse Nouvelle Année.

Qué este Año nuevo este repleto de felicidad, paz y amor !
Que cette nouvelle année soit remplie de bonheur, de paix et d’amour !

Deseo que en estas fiestas, reinen en tu casa, el amor, la paz y la felicidad.
Je souhaite que, pendant ces fêtes, l’amour, la paix et le bonheur règnent chez toi.

En estas Navidades, recibe mis mejores deseos de felicidad para ti y toda tu familia.
À l’occasion de ces fêtes de Noël, reçois mes meilleurs vœux de bonheur pour toi et toute ta famille.

 

*Pascuas : designe généralement la fête de Pâques mais aussi les fêtes Noël.

 

MIGUEL DE CERVANTES

 

 

Miguel de Cervantes – retrato atribuido a Juan de Jáuregui.1

Miguel de Cervantès est l’écrivain le plus connu mondialement, de la littérature espagnole. Son nom reste associé au personnage de Don Quichotte, « le chevalier à la triste figure » et aux aventures rocambolesques.

Miguel de Cervantes – Plaza de España – Madrid – Foto Carlos Delgado

Bien qu’on ait peu de détails sur la vie de Cervantès, on sait cependant que, comme celle du célèbre hidalgo, elle a été remplie d’aventures et de difficultés.

Miguel de Cervantes – Torre de la iglesia de Santa María la Mayor de Alcalá de Henares donde bautizaron a Cervantes – Foto Crates

Miguel de Cervantès est né à Alcalá de Henares en 1547. Son père est un modeste chirurgien-barbier, dont la situation financière, toujours précaire, oblige la famille à changer souvent de résidence. Le jeune Miguel passe son enfance et une partie de son adolescence à Valladolid d’abord, puis en Andalousie.

Miguel de Cervantes – lápida conmemorativa de los estudios del autor en la calle de la Villa en Madrid – Foto Raimundo Pastor

De retour à Madrid, il reçoit pourtant une bonne éducation et devient disciple de l’humaniste Lopez de Hoyos.

Miguel de Cervantes – La batalla de Lepanto de artista desconocido

À l’âge de 20 ans, il part pour Rome et s’enrôle dans l’armée (la Sainte Ligue) où, en 1571, sous les ordres de Don Juan d’Autriche, il participe à la bataille de Lépante, contre les Turcs. Il y reçoit plusieurs blessures et perd l’usage de la main gauche, ce qui lui vaut le surnom de « manco de Lepanto » (manchot de Lépante).

Miguel de Cervantes – Argel en el siglo XVI

En 1575, il décide de rentrer en Espagne, mais la galère « El Sol » dans laquelle il voyage, est attaquée par les Barbaresques qui l’emmènent à Alger. Après cinq ans de captivité et plusieurs tentatives d’évasion manquées, les Pères trinitaires obtiennent sa libération en 1580.

Miguel de Cervantes – La galatea 1585

De retour dans sa patrie, il constate que sa famille est ruinée. Il se marie, mais se sépare de son épouse peu de temps après. Son premier roman « la Galatée » n’a aucun succès.

Pressé par les besoins financiers, Miguel de Cervantès finit par trouver un emploi officiel : il est chargé de percevoir un impôt en Andalousie, pour approvisionner la flotte de « l’Invincible Armada ». En 1597, endetté, il est arrêté et incarcéré dans la redoutable prison de Séville.

Miguel de Cervantes – Casa del escritor en Valladolid entre 1604 y 1606 – Foto Lourdes Cardenal

Quelques années plus tard, en 1604, il s’installe à Valladolid où réside la Cour et en 1605, il publie la première partie de « Don Quichotte de la Manche » qui connaît un succès immédiat.

Miguel de Cervantes – Primera edición del Quijote (1605)

Il suit la cour de Felipe III qui établit sa résidence à Madrid et bénéficie de la protection de nobles et en particulier du Duc de Lerma.

Miguel de Cervantes – Estatua de cera de Cervantes – Museo de cera de Madrid – Foto Tamorlan

À partir de ce moment, il consacre tout son temps à l’écriture et publie « Les nouvelles exemplaires », « Le voyage du Parnasse », huit comédies, huit intermèdes et en 1615 la seconde partie de « Don Quichotte ».
Mais pourtant, même si ses œuvres sont alors reconnues, sa situation économique reste précaire jusqu’à sa mort en 1616.

Cervantes fut enterré à Madrid, dans une chapelle qui appartenait au couvent des Trinitaires.

Cervantes fut enterré à Madrid, dans une chapelle qui appartenait au couvent des Trinitaires.

Miguel de Cervantes – El ingenioso hidalgo Don Quijote de la Mancha

De toutes les œuvres de Miguel de Cervantès, « Don Quichotte de la Manche » est celle qui a marqué l’histoire de la littérature universelle. Déjà traduite en français et en anglais du vivant de son auteur, ce chef-d’œuvre est le deuxième livre le plus lu au monde, après la Bible.

Miguel de Cervantes – Firma del escritor

Lorsqu’il a entrepris l’écriture de Don Quichotte, l’intention de Cervantès était simplement de faire une parodie de ces romans de chevalerie aux héros fantastiques, qui plaisaient tant aux générations précédentes et que beaucoup de gens lisaient encore.
Mais il a fait beaucoup plus car il a inventé un genre nouveau, une nouvelle façon de créer un long récit : le roman tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Les œuvres de Miguel de Cervantes sont patrimoine de l’humanité.

LES ÎLES CIES, « LES ÎLES DES DIEUX »

 

 

Las islas Cies – Panorámica desde la isla do Faro – Foto Caos-commonswiki

Les îles Cies se trouvent au nord-ouest de l’Espagne, dans la province de Pontevedra, en Galice.

Las islas Cies – Atardecer – Foto Scorps88

Ces trois îles paradisiaques que les romains appelaient « les îles des dieux » forment un archipel juste en face de la ria de Vigo. Monteagudo est l’île du nord, Do Faro, celle du centre et San Martiño est celle qui est au sud.

Las islas Cies – Foto I. Iria Gónzalez Sierra

Les deux premières sont unies par un brise-lame, mais aussi, de façon naturelle par une langue de sable.

Las islas Cies – Playa de Cantareira- Foto I Drow male

Déclarées Parc National en 1980, elles appartiennent depuis 2002 au Parque National Maritime et Terrestre des îles atlantiques de Galice.

Inhabitées de nos jours, les îles Cies furent peuplées dès l’antiquité comme l’indiquent les vestiges archéologiques qui datent de 3 500 av, J.-C.

Las islas Cies – Los Castros – Pueblo Celta – Foto Juan Mejuto

Postérieurement, des Celtes, des romains, puis  des moines au Moyen-âge, s’y installèrent.
Elles furent aussi souvent attaquées par des pirates turcs et normands qui les utilisèrent comme repaires et par le terrible Francis Drake qui dévasta la Ria de Vigo.

Las islas Cies – Acantilados- Foto I Drow male

Les îles Cies sont très montagneuses, abruptes à l’ouest avec des falaises verticales de plus de 100 mètres mais accessibles à l’est avec de belles plages de sable fin.

Las islas Cies – Veleros – Foto Kilezz QuiRóH

L’archipel a neuf magnifiques plages de sable blanc, aux eaux cristallines.

Las islas Cies – Playa de Roda – Foto Juantiagues

La plage de Rodas, la plus grande et la plus connue, se trouve sur l’île de Monteagudo. Elle a été classée « plus belle plage du monde » par le quotidien britannique « The Guardian » en 2007.

Las islas Cies – Plata de Figueiras – Foto Mario José Martins

Mais toutes offrent les mêmes eaux turquoise, le même sable fin, la même luminosité et la même tranquillité…

Las islas Cies – Pinos y helechos – Foto Kilezz QuiRóH

Les îles ont aussi de nombreux sentiers de randonnées qui, traversant des forêts de pins et d’eucalyptus, et des maquis de plantes autochtones, de fougères et d’ajoncs,  conduisent aux rochers montagneux .

Las islas Cies – Gaviota patiamarilla – Foto FentaBrú

Il est possible au cours du trajet d’observer quelques-unes des nombreuses espèces d’oiseaux qui habitent les îles.

Las islas Cies – Faro – Foto Pablo Costa Tirado

Arrivés au sommet, la vue est incomparable.

Las islas Cies – Vista desde lo alto de una de las islas – Foto Luis Cayola

L’accès à l’archipel ne peut se faire qu’en bateau et le nombre des visiteurs est limité. Les voitures son interdites afin de maintenir la tranquillité de ce petit paradis…

Las islas Cies – Cormoranes – Foto Javier Albertos

 

LE MONASTÈRE DE PIEDRA

 

 

El Monasterio de Piedra – Los Fresnos Bajos – Foto Canaan

Situé à Nuevalos, dans la province de Saragosse en Aragon, le Monastère de Piedra doit son nom à la rivière Piedra auprès de laquelle il fut construit.

El Monasterio de Piedra – Foto Alberto-g-rovi

Cette abbaye, dédiée à Santa María la Blanca, fut fondée au XIIe siècle par treize moines cisterciens venus de l’abbaye de Poblet en Catalogne.

El Monasterio de Piedra – Torre del Homenaje – Foto Alberto -g-rovi

En 1835, le monastère fut exproprié par l’application de la loi de « desamortización » de Mendizabal, c’est-à-dire la confiscation des biens que possédait le clergé. En 1840, l’État espagnol vendit l’ensemble des terrains et des édifices à un particulier, Pablo  Muntadas Campeny. Le monastère, transformé en hôtel, appartient encore aujourd’hui à ses héritiers. Cependant, on peut en visiter une grande partie.

El Monasterio de Piedra – El claustro – Foto Demilune

L’église et les différentes salles du Monastère se trouvent autour du cloître restauré au siècle dernier.

El Monasterio de Piedra – Sala capitular – Foto Jose Luis Filpo Cabana

À l’est du cloître, la salle capitulaire, du XIIIe siècle, était la pièce la plus importante de la vie monacale.

El Monasterio de Piedra – La iglesia – Foto Luidger

Au nord, l’église, construite en 1218 est en ruines aujourd’hui.

El Monasterio de Piedra – Refectorio 1- Foto Jose Luis Filpo Cabana

Au sud, se trouve la zone réservée à la cuisine, au réfectoire et au chauffoir ainsi que le garde-manger. C’est dans la cuisine du Monastère de Piedra que fut préparée la première tasse de chocolat en Europe. Il semble qu’un moine qui avait accompagné Hernan Cortés au Mexique rapporta le cacao et la recette…

El Monasterio de Piedra – Museo del Vino – Foto Alberto-g-rovi

À l’ouest, dans la zone de travail, les caves ont été transformées en un musée des vins de la région.

Cependant, si la visite du Monastère est intéressante, ce qui séduit particulièrement les visiteurs c’est son parc naturel.

El Monasterio de Piedra – El Lago de los Patos – Foto Canaan

Les moines utilisaient déjà cet espace qui leur apportait l’eau du Piedra et des terres à cultiver, mais c’est au XIXe siècle que Pablo Muntadas Campeny y construisit la première pisciculture d’Espagne et remodela le cours des eaux pour créer cet oasis naturel déclaré « Jardin historique » en 2010.

El Monasterio de Piedra – Cascada Trinidad – Foto Canaan

Sur un parcours de plus de quatre kilomètres et accompagné par le murmure de l’eau, le visiteur va pouvoir contempler de magnifiques paysages où se succèdent des cascades, des plans d’eau et des grottes creusées par la rivière.

El Monasterio de Piedra – Cascada Cola de Caballo – Foto Turol Jones

La Cola de Caballo (la Queue de Cheval) est une chute d’eau de 90 mètres de hauteur.

El Monasterio de Piedra – Gruta Iris – Foto Ramón Espiña Fernand

De l’autre côté, un escalier conduit à l’intérieur de la grotte Iris.

El Monasterio de Piedra – Lago del Espejo – Foto Canaan

Le chemin qui traverse la colline « Del Diablo » mène au Lac « Del Espejo » qui reflète la luxuriante végétation dans ses eaux paisibles.

El Monasterio de Piedra – Cascada Iris – Foto Canaan

Puis le sentier continue pour diriger vers la cascade « De los Chorreadores », la cascade Iris, le Bain de Diane, le lac « De los Patos », puis les cascades Trinidad et Caprichosa.

El Monasterio de Piedra – El Baño de Diana – Foto Canaan

De mars à octobre, on peut assister à des exhibitions de vols de rapaces.

El Monasterio de Piedra – Águila calva – Foto Alberto-g-rovi

 

LA VILLE MÉDIÉVALE D’AÍNSA

 

 

Aínsa – Plaza Mayor e Iglesia de Santa María – Foto chourmo86

À quelques kilomètres de la frontière française, la ville médiévale d’Aínsa qui appartient « aux plus beaux villages d’Espagne », se trouve dans la Communauté Autonome d’Aragon.

Aínsa – Foto JoseCasado

Capitale de l’ancien royaume de Sobrarbe, la vieille ville a conservé  son architecture romane et sa splendeur d’autrefois.

Aínsa – La Peña montañesa – Foto Morburre

Bien qu’au cours des siècles, elle fut occupée par diverses populations comme les Celtes et les Romains, son histoire commence en 724, lorsqu’elle fut reprise aux musulmans par Garcí-Ximenez. Selon la légende, l’apparition miraculeuse d’une croix lumineuse encouragea les troupes et les aida à reconquérir la ville.

Aínsa – Cruz cubierta – Flickr

Depuis le XVIe siècle une croix marque l’endroit où se produisit la bataille.

Aínsa – Castillo – Foto Millars

Le château, construit entre le XIe et le XVIIIe siècle se trouve à l’entrée de la vieille ville. Le donjon et les deux tours, qui ont été réhabilités abritent aujourd’hui le Centre d’Interprétation de la Faune Pyrénéenne, l’Office du Tourisme, et l’Office technique du Sobrarte, respectivement.

Aínsa – Muralla del castillo – Foto Juan-R-Lascorz.

Sa muraille est pratiquement intacte et de ses chemins de ronde, elle offre un très beau panorama sur la ville et les montagnes qui l’entourent.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto Jose Luis Filpo Cabana

La Plaza Mayor édifiée entre le XIe et le XIIIe siècle est une des plus belles places médiévales d’Espagne.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto JoseCasado

Son amplitude, ses arcades et ses balcons fleuris, ses boutiques de produits régionaux et ses restaurants, invitent les visiteurs à s’y arrêter.

Aínsa – Iglesia de Santa María – Foto Angela Llop

L’église romane de Santa María du XIe siècle est à côté de la place. Sa haute tour domine la ville et il est possible d’y monter.

Aínsa – Iglesia Santa María – La cripta – Foto Sobrarbe2

Deux escaliers permettent d’accéder à la crypte qui se trouve sous le presbytère.

Aínsa – Claustro de la Iglesia de Santa María – Foto Sobrarbe2

Le cloître en forme de trapèze irrégulier date du XIIIe siècle et possède de nombreux éléments gothiques.

Aínsa – Calle – Foto Morburre

La vieille ville d’Aínsa est en elle-même un monument. Ses petites rues étroites et pavées, ses maisons de pierre, parfaitement conservées, lui ont valu la distinction d’Ensemble Historique Artistique.

Aínsa – El río Cinca a su paso por Aínsa – Foto Basotxerri

Grace à sa situation privilégiée, à la confluence des rivières Cinca et Ara, entre le Parc National d’Ordesa, le Monte Perdido, le Parque National de los cañones et la sierra de Guara, elle est entourée de paysages magnifiques et elle est le point de départ de nombreuses excursions qui séduiront tous les amants de la nature.

Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido – Foto Diego Delso

 

LE JAMBON IBÉRIQUE DE “PATA NEGRA”

 

 

Jamón de Guijuelo – Foto Valdavia

Une expérience à ne pas manquer, lorsqu’on séjourne en Espagne est la dégustation d’un bon jambon ibérique de « pata negra ».

Jamón ibérico de bellota – Corte – Foto Guanbirra

Coupé à la main, en fines lamelles, servi en tapas ou comme entrée au cours d’un repas, son goût est intense et son arôme unique. Il est considéré par les gourmets comme l’un des meilleurs jambons du monde.

Cerdo ibérico – Foto flickr

Le jambon ibérique provient du porc ibérique, une race autochtone de taille moyenne au museau allongé, à la robe foncée et aux pattes noires.
Pour que le jambon puisse avoir l’appellation « ibérique », les cochons doivent avoir une pureté de race d’au moins 50%.

Sierra de Aracena y picos de Aroche en Huelva – Foto Quinok

Les animaux sont élevés en liberté dans de vastes étendues de pâturage appelées « dehesas » et plantées de chênes verts. Les glands constituent leur alimentation principale et donnent au jambon cette saveur particulière qui le distingue.

Dehesa extremeña en primavera – Foto Ardo Beltz

Les dehesas se trouvent en Estrémadure, à Aracena et à Jabugo dans la sierra andalouse, à Guijuelo dans la province de Salamanca et à Los Pedroches à Cordoue. Elles représentent un modèle parfait de développement durable.

Jamón Ibérico – Foto Venta Aurelio

Les jambons sont élaborés de façon artisanale et affinés pendant une période qui peut varier entre 24  et 48 mois.

Jamon ibérico 5J

Le jambon de meilleure qualité porte une étiquette noire : « 100% iberico de bellota » qui garantit que le porc est 100% de race ibérique et qu’il a été nourri aux glands. Un jambon « de bellota » mais qui n’est pas 100% de race ibérique portera une étiquette rouge. Il existe aussi deux qualités de jambon ibérique qui ne sont pas « de bellota » (étiquettes verte et blanche).

Jamón ibérico de bellota Gran Reserva – Foto Guanbirra

Le jambon ibérique est un aliment sain. Il est riche en protéines, vitamines B et oligo-éléments et sa graisse a une forte teneur en acide oléique.

Pan tumaca y jamón ibérico

Une délicieuse spécialité à déguster seule ou accompagnée de pain à la tomate à la mode catalane, le « pantumaca »…

LES ÎLES CANARIES

 

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – foto Sergio Martín González

L’archipel des Canaries, situé dans l’océan Atlantique, au large des côtes du Maroc et du Sahara Occidental, est une communauté autonome d’Espagne.

Il est composé de sept îles principales : Tenerife, La Palma, El Hierro, La Gomera, Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura, et six petites îles au nord de Lanzarote, formant l’archipel Chinijo, dont une seule est habitée : La Graciosa.

Islas Canarias – Isla de la Graciosa desde el norte de Lanzarote – Foto afrank99

Toutes ces îles sont d’origine volcanique et ont surgi, il y a environ trente millions d’années.

Elles appartiennent à l’Espagne depuis 1479. Auparavant, elles étaient habitées par un peuple aborigène appelé les Guanches.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa de Cofete – Foto Tamara k

Les Canaries possèdent un climat subtropical océanique, et bien que chaque île ait ses particularités, en fonction de son altitude et de la qualité de son sol, leurs températures douces et leurs nombreuses heures d’ensoleillement, leur ont valu depuis l’Antiquité le surnom d’ “Îles Fortunées”.

Islas Canarias – Tenerife – El Teide – Foto Christian Abend

L’île de Tenerife, en forme de triangle, est la plus grande et la plus peuplée. Elle possède deux volcans, le Pico Viejo de 3414 mètres d’altitude  et le Teide qui domine le paysage avec ses 3718 mètres.

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – FotoPeng

L’île se divise en deux zones climatiques très différentes : le nord plus humide où la végétation est exubérante et le sud plus sec et ensoleillé avec ses belles plages de sable noir. La végétation de l’île est très variée et beaucoup de plantes sont endémiques.

Islas Canarias – Tenerife – Parque Nacional del Teide – Foto Obdulio Obduliez

De nombreuses aires sont protégées comme le Parque National du Teide et le Parque d’Anaga considéré comme étant la réserve de biosphère la plus importante d’Europe.

Islas Canarias – La Palma – Bosque de los Tilos – Foto Luc Viatour

La Palma est, après Tenerife, la deuxième ville la plus élevée. Le Roque de los Muchachos a 2015 mètres d’altitude.

Islas Canarias – La Palma – Playa de Nogales – Foto Franl Vincentz

Sa végétation exubérante, ses volcans, ses magnifiques forêts et ses jolies plages justifient pleinement son surnom : « la Isla Bonita ».
Toute la superficie de l’île est déclarée réserve de biosphère par l’Unesco.

Islas Canarias – El Hierro – Roque de Bonanza – Foto Tibicena

El Hierro est la plus petite des îles, la moins peuplée et la moins visitée sans doute parce qu’elle a moins de  plages.

Islas Canarias – El Hierro – Bosque de Laurisilva – Foto Pablo Montesdeoca

Cependant cette île est un paradis pour les amants de la nature et de l’écologie. Le surprenant contraste entre ses terres volcaniques et sa végétation très variée, fait tout son charme. Elle a aussi été déclarée réserve de biosphère
Son magnifique paysage sous-marin en fait un lieu recherché pour les amateurs de plongées.

Islas Canarias – La Gomera – Foto www.all-free-photos.com

La Gomera est l’île la plus verte des Canaries.

Islas Canarias – La Gomera – Parque nacional de Garajonay – Bosque Encantado – Foto Diego Delso,delso.photo, Licencia CC-BY-SA

Ses forêts denses font le bonheur des promeneurs et  plus de 600 kilomètres de sentiers permettent de découvrir la grande variété de sa végétation.
Le Silbo gomero, déclaré patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco est un langage toujours utilisé, qui permet de communiquer avec des sifflements.

Islas Canarias – Gran Canaria – Interior de la isla – Foto Tamara k

Gran Canaria est la deuxième île la plus peuplée de l’archipel et l’une des plus visitées par les touristes en raison sans doute de son climat agréable et ensoleillé toute l’année et de la diversité de ses paysages.

Islas Canarias – Gran Canaria – Playa del Ingles – Foto chris.swiss

Très montagneuse, elle possède aussi plusieurs parques naturels ainsi que des zones désertiques et de magnifiques plages de sable doré : Maspalomas, playa del Inglés, Puerto Rico…

Islas Canarias – Gran Canaria – Dunas de Maspalomas – Foto Himareme

Maspalomas offre de plus, un spectaculaire paysage de dunes.

Islas Canarias – Lanzarote – Paisaje volcánico – Foto Lviatour

Lanzarote se trouve complètement à l’est de l’archipel. Cette île, presque dépourvue de végétation et surnommée « la perle noire » en raison des couleurs rouges, ocre et très souvent noires de ses magnifiques paysages volcaniques, offre un dépaysement complet aux visiteurs.

Islas Canarias – Lanzarote – Géiser en el Parque nacional de Timanfaya – Foto Andreas Tusche

Le Parque National de Timanfaya permet d’admirer les formes volcaniques qui sont le résultat des grandes éruptions qui se produisirent entre 1730 et 1736.

Islas Canarias – Lanzarote – Playa del Papagayo

L’île offre aussi de très belles plages de sable noir ou parfois blond.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa – Foto Flagbeach

Fuerteventura, surnommée « l’île rouge », a un climat sec et un paysage aride, mais elle possède des plages immenses et merveilleuses au sable noir, doré et même blanc, et aux eaux turquoise.

Islas Canarias – Flor Ave del paraíso – Foto Scott Bauer,USDA

 

 

CACERES, VILLE HISTORIQUE

 

 

 

Cáceres – Foto Javier Losa

Caceres est la plus grande ville de la communauté autonome d’Estrémadure.

Cáceres – La ciudad antigua – Foto Adbar

Bien que la zone semble avoir été habitée depuis la préhistoire, l’origine de la ville connue sous le nom de Norbe Caesarine, remonte à l’époque romaine. Détruite par les Wisigoths au Ve siècle, les Maures la reconstruisirent au XIIe siècle et la fortifièrent par une muraille d’adobe qui existe toujours. La ville fut l’objet de nombreuses luttes entre musulmans et chrétiens. Le 23 août 1229, elle fut reconquise  par Alfonso IX, roi de Léon.

En peu de temps, grâce à la venue de nombreux commerçants, puis de l’aristocratie, Caceres devint  très prospère.

Cáceres – Foto José Luis Filpo Cabana

Les nobles construisirent des demeures fortifiées et rivalisèrent pour obtenir le pouvoir sur la ville. En 1477, les Rois Catholiques interdirent la construction de tours de défense et ordonnèrent la démolition des éléments de protection des palais de la ville.

La vieille ville, déclarée troisième ensemble monumental d’Europe, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986. Ses nombreux monuments et palais, presque tous construits entre le XIVe siècle et le XVIIIe siècle sont magnifiquement bien conservés.

Caceres – Plaza Mayor – foto Tomas Fano

La vieille ville est entourée de remparts.

Cáceres – El Arco de la Estrella – Foto Juanje 2712

Son entrée principale, par l’arc de la Estrella, se trouve sur l’imposante Plaza Mayor , entre la tour de Bujaco du XIIe siècle, d’origine maure, et la tour de los Púlpitos qui date de la Reconquête.

Cáceres – Iglesia Santa Marie – Foto Jörn Wendland

Sur la place Santa María, se dresse l’église concathédrale de Santa María construite entre le XVe siècle et le XVIe siècle.

Cáceres – Palacio Episcopal – Foto JoseCasado L’Espagne Incontournable

Le palais épiscopal dont la façade principale date de la Renaissance se situe juste en face.

Caceres – Casa y Torre de Carvajal – Foto Zarateman

Le palais de Carvajal du XVe siècle se distingue par sa tour ronde, d’origine almohade, et son magnifique jardin.

Cáceres – La Torre de las Cigüenas – Foto Jose Casado – L’Espagne Incontournable

Sur la place de San Mateo, le palais de Ovando est aussi appelé le palais des Cigognes en raison du grand nombre de ces oiseaux qui viennent tous les ans faire leurs nids sur sa grande tour, la plus haute de la ville. Pour son édification, la reine Isabelle la Catholique avait octroyé une permission spéciale à Diego de Ovande , en 1477.

Cáceres – Palacio de los Golfines de Abajo – Foto Jose Casado – L’espagne incontournable

Construit vers 1511, le palais des Golfines de Abajo, un des plus beaux édifices de la ville appartenait à une famille importante, la seule qui fut autorisée à placer son blason sur la façade.

Cáceres – Casa de los Golfines – Foto Zarateman

De style à la fois gothique et Renaissance, il possède de nombreux éléments décoratifs de style plateresque.

Cáceres – Ermita de San Antonio – Foto JesusCastillo

Au XVe siècle, l’ermitage de San Antonio était une synagogue.

Cáceres – Barrio de San Antonio – Foto Jose Casado

Il a donné son nom à l’ancien quartier juif dont les ruelles étroites qui ont conservé leur ambiance d’autrefois, invitent à une agréable promenade.

Cáceres – Convento de San Pablo – Foto Jose Casado

Il ne faut pas manquer de s’arrêter devant le couvent de san Pablo, pour admirer son architecture bien sûr, mais aussi pour y  acheter les délicieuses pâtisseries préparées par les religieuses franciscaines cloîtrées.

Cáceres – Dulces del convento de San Pablo

LE PONT D’ALCANTARA

 

 

 

El puente de Alcantara – Foto JoseCasado

Le pont d’Alcantara est situé dans la province de Cacéres en Estrémadure.

El puente de Alcantara – Foto Alonso de Mendoza

Impressionnant par sa taille et sa solidité, c’est un des ponts romains les mieux conservés au monde. Il fut construit en l’honneur de l’empereur Trajan, par l’architecte Cayo Julio Lacer, pour traverser le Taje et créer ainsi une voie de communication entre l’Espagne et le Portugal. Le nom qu’il a conservé aujourd’hui lui fut donné par les Maures au XIIe siècle : « Al-Quantarat » signifie « Le Pont » en arabe.

El puente de Alcantara – Foto JoseCasado

Sa construction fut réalisée en pierres de taille rectangulaires et ses mesures sont de 214 mètres de long et 8 mètres de large. Actuellement, on peut encore le traverser en voiture.

El puente de Alcantara – Foto CHIRIBEJE

Le pont repose sur cinq piliers dont les différentes hauteurs s’adaptent au terrain. Les deux arches centrales ont environ 30 mètres de large. Ces dimensions, qui peuvent sembler disproportionnées pour le débit normal du Taje, ont été conçues en prévision de ses grandes crues.

El puente de Alcantara – Arco de triunfo – Foto José Luis Filpo Cabana

Au centre du pont, sur le pilier central, s’élève un arc de triomphe de 13 mètres de hauteur qui conserve encore plusieurs inscriptions et une dédicace à l’empereur Trajan : « À l’empereur César, fils du divin Nerva, Trajan, Auguste, Germanius, Dacius, souverain pontife, sous le VIIIe puissance tribunitienne, empereur pour la Ve fois, Père de la patrie. »

El puente de Alcantara – Templo romano – Foto CHIRIBEJE

À une extrémité du pont, un petit temple romain rectangulaire porte une légende sur le linteau : « Ce pont qui restera à travers les siècles, c’est Lacer qui l’a fait, de tout son fameux art. »

El puente de Alcantara – Torre del Oro

De l’autre côté du pont se dresse la Torre del Oro, une tour construite au XVIIIe siècle qui appartenait aux murailles de fortification de la ville d’Alcantara.