LE MONASTÈRE DE PIEDRA

 

 

El Monasterio de Piedra – Los Fresnos Bajos – Foto Canaan

Situé à Nuevalos, dans la province de Saragosse en Aragon, le Monastère de Piedra doit son nom à la rivière Piedra auprès de laquelle il fut construit.

El Monasterio de Piedra – Foto Alberto-g-rovi

Cette abbaye, dédiée à Santa María la Blanca, fut fondée au XIIe siècle par treize moines cisterciens venus de l’abbaye de Poblet en Catalogne.

El Monasterio de Piedra – Torre del Homenaje – Foto Alberto -g-rovi

En 1835, le monastère fut exproprié par l’application de la loi de « desamortización » de Mendizabal, c’est-à-dire la confiscation des biens que possédait le clergé. En 1840, l’État espagnol vendit l’ensemble des terrains et des édifices à un particulier, Pablo  Muntadas Campeny. Le monastère, transformé en hôtel, appartient encore aujourd’hui à ses héritiers. Cependant, on peut en visiter une grande partie.

El Monasterio de Piedra – El claustro – Foto Demilune

L’église et les différentes salles du Monastère se trouvent autour du cloître restauré au siècle dernier.

El Monasterio de Piedra – Sala capitular – Foto Jose Luis Filpo Cabana

À l’est du cloître, la salle capitulaire, du XIIIe siècle, était la pièce la plus importante de la vie monacale.

El Monasterio de Piedra – La iglesia – Foto Luidger

Au nord, l’église, construite en 1218 est en ruines aujourd’hui.

El Monasterio de Piedra – Refectorio 1- Foto Jose Luis Filpo Cabana

Au sud, se trouve la zone réservée à la cuisine, au réfectoire et au chauffoir ainsi que le garde-manger. C’est dans la cuisine du Monastère de Piedra que fut préparée la première tasse de chocolat en Europe. Il semble qu’un moine qui avait accompagné Hernan Cortés au Mexique rapporta le cacao et la recette…

El Monasterio de Piedra – Museo del Vino – Foto Alberto-g-rovi

À l’ouest, dans la zone de travail, les caves ont été transformées en un musée des vins de la région.

Cependant, si la visite du Monastère est intéressante, ce qui séduit particulièrement les visiteurs c’est son parc naturel.

El Monasterio de Piedra – El Lago de los Patos – Foto Canaan

Les moines utilisaient déjà cet espace qui leur apportait l’eau du Piedra et des terres à cultiver, mais c’est au XIXe siècle que Pablo Muntadas Campeny y construisit la première pisciculture d’Espagne et remodela le cours des eaux pour créer cet oasis naturel déclaré « Jardin historique » en 2010.

El Monasterio de Piedra – Cascada Trinidad – Foto Canaan

Sur un parcours de plus de quatre kilomètres et accompagné par le murmure de l’eau, le visiteur va pouvoir contempler de magnifiques paysages où se succèdent des cascades, des plans d’eau et des grottes creusées par la rivière.

El Monasterio de Piedra – Cascada Cola de Caballo – Foto Turol Jones

La Cola de Caballo (la Queue de Cheval) est une chute d’eau de 90 mètres de hauteur.

El Monasterio de Piedra – Gruta Iris – Foto Ramón Espiña Fernand

De l’autre côté, un escalier conduit à l’intérieur de la grotte Iris.

El Monasterio de Piedra – Lago del Espejo – Foto Canaan

Le chemin qui traverse la colline « Del Diablo » mène au Lac « Del Espejo » qui reflète la luxuriante végétation dans ses eaux paisibles.

El Monasterio de Piedra – Cascada Iris – Foto Canaan

Puis le sentier continue pour diriger vers la cascade « De los Chorreadores », la cascade Iris, le Bain de Diane, le lac « De los Patos », puis les cascades Trinidad et Caprichosa.

El Monasterio de Piedra – El Baño de Diana – Foto Canaan

De mars à octobre, on peut assister à des exhibitions de vols de rapaces.

El Monasterio de Piedra – Águila calva – Foto Alberto-g-rovi

 

LA VILLE MÉDIÉVALE D’AÍNSA

 

 

Aínsa – Plaza Mayor e Iglesia de Santa María – Foto chourmo86

À quelques kilomètres de la frontière française, la ville médiévale d’Aínsa qui appartient « aux plus beaux villages d’Espagne », se trouve dans la Communauté Autonome d’Aragon.

Aínsa – Foto JoseCasado

Capitale de l’ancien royaume de Sobrarbe, la vieille ville a conservé  son architecture romane et sa splendeur d’autrefois.

Aínsa – La Peña montañesa – Foto Morburre

Bien qu’au cours des siècles, elle fut occupée par diverses populations comme les Celtes et les Romains, son histoire commence en 724, lorsqu’elle fut reprise aux musulmans par Garcí-Ximenez. Selon la légende, l’apparition miraculeuse d’une croix lumineuse encouragea les troupes et les aida à reconquérir la ville.

Aínsa – Cruz cubierta – Flickr

Depuis le XVIe siècle une croix marque l’endroit où se produisit la bataille.

Aínsa – Castillo – Foto Millars

Le château, construit entre le XIe et le XVIIIe siècle se trouve à l’entrée de la vieille ville. Le donjon et les deux tours, qui ont été réhabilités abritent aujourd’hui le Centre d’Interprétation de la Faune Pyrénéenne, l’Office du Tourisme, et l’Office technique du Sobrarte, respectivement.

Aínsa – Muralla del castillo – Foto Juan-R-Lascorz.

Sa muraille est pratiquement intacte et de ses chemins de ronde, elle offre un très beau panorama sur la ville et les montagnes qui l’entourent.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto Jose Luis Filpo Cabana

La Plaza Mayor édifiée entre le XIe et le XIIIe siècle est une des plus belles places médiévales d’Espagne.

Aínsa – Plaza Mayor – Foto JoseCasado

Son amplitude, ses arcades et ses balcons fleuris, ses boutiques de produits régionaux et ses restaurants, invitent les visiteurs à s’y arrêter.

Aínsa – Iglesia de Santa María – Foto Angela Llop

L’église romane de Santa María du XIe siècle est à côté de la place. Sa haute tour domine la ville et il est possible d’y monter.

Aínsa – Iglesia Santa María – La cripta – Foto Sobrarbe2

Deux escaliers permettent d’accéder à la crypte qui se trouve sous le presbytère.

Aínsa – Claustro de la Iglesia de Santa María – Foto Sobrarbe2

Le cloître en forme de trapèze irrégulier date du XIIIe siècle et possède de nombreux éléments gothiques.

Aínsa – Calle – Foto Morburre

La vieille ville d’Aínsa est en elle-même un monument. Ses petites rues étroites et pavées, ses maisons de pierre, parfaitement conservées, lui ont valu la distinction d’Ensemble Historique Artistique.

Aínsa – El río Cinca a su paso por Aínsa – Foto Basotxerri

Grace à sa situation privilégiée, à la confluence des rivières Cinca et Ara, entre le Parc National d’Ordesa, le Monte Perdido, le Parque National de los cañones et la sierra de Guara, elle est entourée de paysages magnifiques et elle est le point de départ de nombreuses excursions qui séduiront tous les amants de la nature.

Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido – Foto Diego Delso

 

LE JAMBON IBÉRIQUE DE “PATA NEGRA”

 

 

Jamón de Guijuelo – Foto Valdavia

Une expérience à ne pas manquer, lorsqu’on séjourne en Espagne est la dégustation d’un bon jambon ibérique de « pata negra ».

Jamón ibérico de bellota – Corte – Foto Guanbirra

Coupé à la main, en fines lamelles, servi en tapas ou comme entrée au cours d’un repas, son goût est intense et son arôme unique. Il est considéré par les gourmets comme l’un des meilleurs jambons du monde.

Cerdo ibérico – Foto flickr

Le jambon ibérique provient du porc ibérique, une race autochtone de taille moyenne au museau allongé, à la robe foncée et aux pattes noires.
Pour que le jambon puisse avoir l’appellation « ibérique », les cochons doivent avoir une pureté de race d’au moins 50%.

Sierra de Aracena y picos de Aroche en Huelva – Foto Quinok

Les animaux sont élevés en liberté dans de vastes étendues de pâturage appelées « dehesas » et plantées de chênes verts. Les glands constituent leur alimentation principale et donnent au jambon cette saveur particulière qui le distingue.

Dehesa extremeña en primavera – Foto Ardo Beltz

Les dehesas se trouvent en Estrémadure, à Aracena et à Jabugo dans la sierra andalouse, à Guijuelo dans la province de Salamanca et à Los Pedroches à Cordoue. Elles représentent un modèle parfait de développement durable.

Jamón Ibérico – Foto Venta Aurelio

Les jambons sont élaborés de façon artisanale et affinés pendant une période qui peut varier entre 24  et 48 mois.

Jamon ibérico 5J

Le jambon de meilleure qualité porte une étiquette noire : « 100% iberico de bellota » qui garantit que le porc est 100% de race ibérique et qu’il a été nourri aux glands. Un jambon « de bellota » mais qui n’est pas 100% de race ibérique portera une étiquette rouge. Il existe aussi deux qualités de jambon ibérique qui ne sont pas « de bellota » (étiquettes verte et blanche).

Jamón ibérico de bellota Gran Reserva – Foto Guanbirra

Le jambon ibérique est un aliment sain. Il est riche en protéines, vitamines B et oligo-éléments et sa graisse a une forte teneur en acide oléique.

Pan tumaca y jamón ibérico

Une délicieuse spécialité à déguster seule ou accompagnée de pain à la tomate à la mode catalane, le « pantumaca »…

LES ÎLES CANARIES

 

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – foto Sergio Martín González

L’archipel des Canaries, situé dans l’océan Atlantique, au large des côtes du Maroc et du Sahara Occidental, est une communauté autonome d’Espagne.

Il est composé de sept îles principales : Tenerife, La Palma, El Hierro, La Gomera, Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura, et six petites îles au nord de Lanzarote, formant l’archipel Chinijo, dont une seule est habitée : La Graciosa.

Islas Canarias – Isla de la Graciosa desde el norte de Lanzarote – Foto afrank99

Toutes ces îles sont d’origine volcanique et ont surgi, il y a environ trente millions d’années.

Elles appartiennent à l’Espagne depuis 1479. Auparavant, elles étaient habitées par un peuple aborigène appelé les Guanches.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa de Cofete – Foto Tamara k

Les Canaries possèdent un climat subtropical océanique, et bien que chaque île ait ses particularités, en fonction de son altitude et de la qualité de son sol, leurs températures douces et leurs nombreuses heures d’ensoleillement, leur ont valu depuis l’Antiquité le surnom d’ “Îles Fortunées”.

Islas Canarias – Tenerife – El Teide – Foto Christian Abend

L’île de Tenerife, en forme de triangle, est la plus grande et la plus peuplée. Elle possède deux volcans, le Pico Viejo de 3414 mètres d’altitude  et le Teide qui domine le paysage avec ses 3718 mètres.

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – FotoPeng

L’île se divise en deux zones climatiques très différentes : le nord plus humide où la végétation est exubérante et le sud plus sec et ensoleillé avec ses belles plages de sable noir. La végétation de l’île est très variée et beaucoup de plantes sont endémiques.

Islas Canarias – Tenerife – Parque Nacional del Teide – Foto Obdulio Obduliez

De nombreuses aires sont protégées comme le Parque National du Teide et le Parque d’Anaga considéré comme étant la réserve de biosphère la plus importante d’Europe.

Islas Canarias – La Palma – Bosque de los Tilos – Foto Luc Viatour

La Palma est, après Tenerife, la deuxième ville la plus élevée. Le Roque de los Muchachos a 2015 mètres d’altitude.

Islas Canarias – La Palma – Playa de Nogales – Foto Franl Vincentz

Sa végétation exubérante, ses volcans, ses magnifiques forêts et ses jolies plages justifient pleinement son surnom : « la Isla Bonita ».
Toute la superficie de l’île est déclarée réserve de biosphère par l’Unesco.

Islas Canarias – El Hierro – Roque de Bonanza – Foto Tibicena

El Hierro est la plus petite des îles, la moins peuplée et la moins visitée sans doute parce qu’elle a moins de  plages.

Islas Canarias – El Hierro – Bosque de Laurisilva – Foto Pablo Montesdeoca

Cependant cette île est un paradis pour les amants de la nature et de l’écologie. Le surprenant contraste entre ses terres volcaniques et sa végétation très variée, fait tout son charme. Elle a aussi été déclarée réserve de biosphère
Son magnifique paysage sous-marin en fait un lieu recherché pour les amateurs de plongées.

Islas Canarias – La Gomera – Foto www.all-free-photos.com

La Gomera est l’île la plus verte des Canaries.

Islas Canarias – La Gomera – Parque nacional de Garajonay – Bosque Encantado – Foto Diego Delso,delso.photo, Licencia CC-BY-SA

Ses forêts denses font le bonheur des promeneurs et  plus de 600 kilomètres de sentiers permettent de découvrir la grande variété de sa végétation.
Le Silbo gomero, déclaré patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco est un langage toujours utilisé, qui permet de communiquer avec des sifflements.

Islas Canarias – Gran Canaria – Interior de la isla – Foto Tamara k

Gran Canaria est la deuxième île la plus peuplée de l’archipel et l’une des plus visitées par les touristes en raison sans doute de son climat agréable et ensoleillé toute l’année et de la diversité de ses paysages.

Islas Canarias – Gran Canaria – Playa del Ingles – Foto chris.swiss

Très montagneuse, elle possède aussi plusieurs parques naturels ainsi que des zones désertiques et de magnifiques plages de sable doré : Maspalomas, playa del Inglés, Puerto Rico…

Islas Canarias – Gran Canaria – Dunas de Maspalomas – Foto Himareme

Maspalomas offre de plus, un spectaculaire paysage de dunes.

Islas Canarias – Lanzarote – Paisaje volcánico – Foto Lviatour

Lanzarote se trouve complètement à l’est de l’archipel. Cette île, presque dépourvue de végétation et surnommée « la perle noire » en raison des couleurs rouges, ocre et très souvent noires de ses magnifiques paysages volcaniques, offre un dépaysement complet aux visiteurs.

Islas Canarias – Lanzarote – Géiser en el Parque nacional de Timanfaya – Foto Andreas Tusche

Le Parque National de Timanfaya permet d’admirer les formes volcaniques qui sont le résultat des grandes éruptions qui se produisirent entre 1730 et 1736.

Islas Canarias – Lanzarote – Playa del Papagayo

L’île offre aussi de très belles plages de sable noir ou parfois blond.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa – Foto Flagbeach

Fuerteventura, surnommée « l’île rouge », a un climat sec et un paysage aride, mais elle possède des plages immenses et merveilleuses au sable noir, doré et même blanc, et aux eaux turquoise.

Islas Canarias – Flor Ave del paraíso – Foto Scott Bauer,USDA

 

 

CACERES, VILLE HISTORIQUE

 

 

 

Cáceres – Foto Javier Losa

Caceres est la plus grande ville de la communauté autonome d’Estrémadure.

Cáceres – La ciudad antigua – Foto Adbar

Bien que la zone semble avoir été habitée depuis la préhistoire, l’origine de la ville connue sous le nom de Norbe Caesarine, remonte à l’époque romaine. Détruite par les Wisigoths au Ve siècle, les Maures la reconstruisirent au XIIe siècle et la fortifièrent par une muraille d’adobe qui existe toujours. La ville fut l’objet de nombreuses luttes entre musulmans et chrétiens. Le 23 août 1229, elle fut reconquise  par Alfonso IX, roi de Léon.

En peu de temps, grâce à la venue de nombreux commerçants, puis de l’aristocratie, Caceres devint  très prospère.

Cáceres – Foto José Luis Filpo Cabana

Les nobles construisirent des demeures fortifiées et rivalisèrent pour obtenir le pouvoir sur la ville. En 1477, les Rois Catholiques interdirent la construction de tours de défense et ordonnèrent la démolition des éléments de protection des palais de la ville.

La vieille ville, déclarée troisième ensemble monumental d’Europe, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986. Ses nombreux monuments et palais, presque tous construits entre le XIVe siècle et le XVIIIe siècle sont magnifiquement bien conservés.

Caceres – Plaza Mayor – foto Tomas Fano

La vieille ville est entourée de remparts.

Cáceres – El Arco de la Estrella – Foto Juanje 2712

Son entrée principale, par l’arc de la Estrella, se trouve sur l’imposante Plaza Mayor , entre la tour de Bujaco du XIIe siècle, d’origine maure, et la tour de los Púlpitos qui date de la Reconquête.

Cáceres – Iglesia Santa Marie – Foto Jörn Wendland

Sur la place Santa María, se dresse l’église concathédrale de Santa María construite entre le XVe siècle et le XVIe siècle.

Cáceres – Palacio Episcopal – Foto JoseCasado L’Espagne Incontournable

Le palais épiscopal dont la façade principale date de la Renaissance se situe juste en face.

Caceres – Casa y Torre de Carvajal – Foto Zarateman

Le palais de Carvajal du XVe siècle se distingue par sa tour ronde, d’origine almohade, et son magnifique jardin.

Cáceres – La Torre de las Cigüenas – Foto Jose Casado – L’Espagne Incontournable

Sur la place de San Mateo, le palais de Ovando est aussi appelé le palais des Cigognes en raison du grand nombre de ces oiseaux qui viennent tous les ans faire leurs nids sur sa grande tour, la plus haute de la ville. Pour son édification, la reine Isabelle la Catholique avait octroyé une permission spéciale à Diego de Ovande , en 1477.

Cáceres – Palacio de los Golfines de Abajo – Foto Jose Casado – L’espagne incontournable

Construit vers 1511, le palais des Golfines de Abajo, un des plus beaux édifices de la ville appartenait à une famille importante, la seule qui fut autorisée à placer son blason sur la façade.

Cáceres – Casa de los Golfines – Foto Zarateman

De style à la fois gothique et Renaissance, il possède de nombreux éléments décoratifs de style plateresque.

Cáceres – Ermita de San Antonio – Foto JesusCastillo

Au XVe siècle, l’ermitage de San Antonio était une synagogue.

Cáceres – Barrio de San Antonio – Foto Jose Casado

Il a donné son nom à l’ancien quartier juif dont les ruelles étroites qui ont conservé leur ambiance d’autrefois, invitent à une agréable promenade.

Cáceres – Convento de San Pablo – Foto Jose Casado

Il ne faut pas manquer de s’arrêter devant le couvent de san Pablo, pour admirer son architecture bien sûr, mais aussi pour y  acheter les délicieuses pâtisseries préparées par les religieuses franciscaines cloîtrées.

Cáceres – Dulces del convento de San Pablo

LE PONT D’ALCANTARA

 

 

 

El puente de Alcantara – Foto JoseCasado

Le pont d’Alcantara est situé dans la province de Cacéres en Estrémadure.

El puente de Alcantara – Foto Alonso de Mendoza

Impressionnant par sa taille et sa solidité, c’est un des ponts romains les mieux conservés au monde. Il fut construit en l’honneur de l’empereur Trajan, par l’architecte Cayo Julio Lacer, pour traverser le Taje et créer ainsi une voie de communication entre l’Espagne et le Portugal. Le nom qu’il a conservé aujourd’hui lui fut donné par les Maures au XIIe siècle : « Al-Quantarat » signifie « Le Pont » en arabe.

El puente de Alcantara – Foto JoseCasado

Sa construction fut réalisée en pierres de taille rectangulaires et ses mesures sont de 214 mètres de long et 8 mètres de large. Actuellement, on peut encore le traverser en voiture.

El puente de Alcantara – Foto CHIRIBEJE

Le pont repose sur cinq piliers dont les différentes hauteurs s’adaptent au terrain. Les deux arches centrales ont environ 30 mètres de large. Ces dimensions, qui peuvent sembler disproportionnées pour le débit normal du Taje, ont été conçues en prévision de ses grandes crues.

El puente de Alcantara – Arco de triunfo – Foto José Luis Filpo Cabana

Au centre du pont, sur le pilier central, s’élève un arc de triomphe de 13 mètres de hauteur qui conserve encore plusieurs inscriptions et une dédicace à l’empereur Trajan : « À l’empereur César, fils du divin Nerva, Trajan, Auguste, Germanius, Dacius, souverain pontife, sous le VIIIe puissance tribunitienne, empereur pour la Ve fois, Père de la patrie. »

El puente de Alcantara – Templo romano – Foto CHIRIBEJE

À une extrémité du pont, un petit temple romain rectangulaire porte une légende sur le linteau : « Ce pont qui restera à travers les siècles, c’est Lacer qui l’a fait, de tout son fameux art. »

El puente de Alcantara – Torre del Oro

De l’autre côté du pont se dresse la Torre del Oro, une tour construite au XVIIIe siècle qui appartenait aux murailles de fortification de la ville d’Alcantara.

 

EL BURGO DE OSMA

 

El Burgo de Osma – Vista desde el castillo de Osma foto Daniel Muñoz

El Burgo de Osma est une petite ville d’environ 5 000 habitants, de la province de Soria.

El Burgo de Osma- Atalaya de Uxama – Foto Pigmentoazul

C’était à l’origine une enclave celtibère importante, située à peu de distance de son emplacement actuel et connue sous le nom de Uxama-Argaela. Elle fut occupée successivement par les romains, puis par les wisigoths qui la convertirent en siège épiscopal, et par les arabes qui y installèrent une tour de vigie.

El Burgo de Osma-Foto Jsanchezes

En 1101, l’évêque Pedro de Bourges (San Pedro de Osma) fit construire un monastère au bord de la rivière Ucero, autour duquel  les populations s’installèrent. Une bourgade d’artisans et de commerçants se développa et prit le nom de Burgo de Osma.

El Burgo de Osma – Catedral de Santa Marçia de la Asunción – Foto Willtron

La cathédrale, autour de laquelle s’était constituée la cité médiévale,  était l’édifice le plus important de la ville. De style gothique, elle fut construite sur l’ancienne église romane en partie détruite et  dont elle conserve la salle capitulaire et quelques peintures.

El Burgo de Osma – Techo de la Sacristía de la catedral – Foto Jose Luis Filpo Cabana

Elle possède aussi de nombreux éléments de l’époque de la Renaissance et une tour baroque de 1739. À l’intérieur, elle conserve une importante collection de codex parmi lesquels se trouve celui du Beatus de Liebana.

 

El Burgo de Osma-Palacio-Episcopal

Le Palais Épiscopal, construit au XVIe siècle est toujours le siège de l’évêché. Il se caractérise par son magnifique portail de style gothique tardif.

El Burgo de Osma – Ayuntamiento – foto Lourdes Cardenal

Sur la Plaza Mayor, entourée d’arcades, se trouvent deux édifices du XVIIIe siècle : la Mairie et l’Hôpital de San Agustín.

El Burgo de Osma- Ciudad medieval – Foto M.Peinado

Toutes les rues de l’ancienne ville qui entourent la Plaza Mayor ont des arcades, et la rue Obispo Rubio en a de chaque côté.

La rue Ruiz Zorilla conduit à la place de Santo Domingo où se trouve la fontaine del Mono qui est un symbole de la ville.

El Burgo de Osma – La muralla – Foto MARIA ROSA FERRE

Les murailles du Burgo de Osma, dont certaines parties sont encore bien conservées furent édifiée en 1458 par l’évêque Pedro de Montoyo. C’est par l’une de ses entrées, la porte del Angel, que l’on accède à la ville.

El Burgo de Osma – Castillo de Osma – Foto M.Peinado

Sur une colline proche, le château d’Osma domine la ville et ses alentours. Il conserve encore des traces de fortifications du VIIIe siècle, bien que l’enceinte extérieure et la tour del Agua datent du XVe siècle.

El-Burgo de Osma- Perdices en escabeche – Foto Tamorlan

La gastronomie de région est magnifiquement représentée au Burgo de Osma avec sa grande variété de charcuterie et ses délicieuses préparations de gibiers et d’agneau grillé et le fameux « cocido castellano » (sorte de pot-au-feu), sans oublier la grande diversité de champignons en automne

LA VALLÉE DU JERTE

 

 

Valle del Jerte – Cerezos – Foto Wendigo

Au nord de la région d’Estrémadure, entre deux chaînes de montagnes du massif de Gredos, la vallée du Jerte se caractérise par la beauté de ses paysages.

Valle del Jerte en Otoño – Foto Angelvi

 Ses nombreuses cascades qui lui ont valu le surnom de « valle del agua » ( vallée de l’eau) et ses vastes zones de forêts de chênes et de châtaigniers font de cette zone un paradis pour les amoureux de la nature.

Valle del Jerte – Río Jerte – Foto Luis Fernández García

Le Jerte prend sa source près de Tornavaca dans la sierra de Bejar, à 1800 mètres d’altitude.

Valle del Jerte – Vista general – Garganta de La puris – Foto Frobles

Il s’alimente de plusieurs cours d’eau qui descendent des montagnes formant de nombreuses cascades : Saint-Martin, Becedas, los Infiernos, buitres, Bonal…

Valle del Jerte – Garganta de los Infiernos – Foto Neticola

La gorge de « Los Infiernos » est l’un des endroits les plus connus grâce à ses magnifiques piscines naturelles aux eaux cristallines, « los pilones ».

Valle-del-Jerte-Iglesia-de-Cabezuela-del-Valle-Foto-DavidDaguerro.jpg

Les onze villages pittoresques qui parsèment la vallée ont conservé leur aspect médiéval, leurs rues étroites et leurs maisons de pierre aux balcons fleuris.

Valle del Jerte – Camino bajo los cerezos – Foto victor estrada diaz

Grâce à l’orientation des montagnes, la vallée du Jerte bénéficie d’un climat plus doux que le reste de la zone, ce qui lui a permis de développer son agriculture, et en particulier la culture des cerisiers.

Valle del Jerte en flor – Foto Frobles

Au printemps, entre mars et avril, l’éclosion des fleurs de plus de millions de cerisiers couvre toute la vallée offrant un magnifique spectacle qui attire de nombreux visiteurs.

Valle del Jerte en flor – foto MACfoto1963

La floraison dure environ deux semaines, pendant lesquelles ont lieu de nombreuses activités ludiques, culturelles et sportives pour célébrer la « Fête du cerisier en fleurs »

Valle del Jerte – Migas

La gastronomie est aussi à l’honneur et offre une grande variété plats traditionnels à ne pas manquer : migas, calderetas, truite du Jerte… Les délicieuses pâtisseries et les confitures, préparées à base de cerises, sont également irrésistibles et les liqueurs de cerise sont élaborées de façon traditionnelle.

Valle del Jerte – -Cerezas – Foto Hispalois

La cerise du Jerte, appelée « picota », est une variété de la région protégée par une dénomination d’origine. C’est la seule qui se détache de l’arbre sans queue.

Valle del Jerte – Foto Jose Javier Martin Espartosa

La culture des cerisiers est l’activité la plus importante de la région. La qualité des fruits est excellente et la production qui est grande est distribuée en Espagne et dans de nombreux pays.

LE PALAIS ROYAL DE MADRID

 

 

 

Madrid – El palacio Real – Foto Carlos Delgado

Le palais royal de Madrid, situé rue de Bailén dans le vieux Madrid, est un des plus grands palais d’Europe. Résidence officielle du roi d’Espagne, il n’a cependant que des fonctions protocolaires, car, actuellement, la famille royale vit au Palais de la Zarzuela. Le roi Alfonso XVIII fut le dernier roi qui l’habita.

Madrid – El palacio Real – Los jardines de Sabatini – Foto Konstantinos

Le roi Felipe V ordonna sa construction en 1738 pour remplacer l’ancien Alcazar royal détruit par un incendie en 1734. Les architectes Filippo Juvarra, Juan Bautista Sacchetti et Francesco Sabatini furent chargés de diriger les travaux. Le palais fut terminé en 1755 et Carlos III fut le premier roi qui y demeura.

 

Madrid – Plano del Palacio Real

À la fois élégant et imposant, conçu pour représenter la puissance de la royauté, le Palais Royal qui se dresse autour d’une cour carrée, occupe une surface de 135 000 m2 et compte plus de 3 000 pièces, dont 50 sont ouvertes au public, 44 escaliers et une trentaine de salons principaux. Ses façades ont trois niveaux, 870 fenêtres et 240 balcons.

Les matériaux utilisés pour sa construction sont le marbre, le granit et la pierre blanche de Colmenar.

Madrid – La Cathédrale de la Almudena – Photo Luis Carcía

Sur la place de l’Armería devant l’entrée du palais, se trouve la cathédrale de Santa María la Real de Almudena construite entre 1878 et 1992.

Madrid – El palacio Real – Fuente de Felipe IV – Foto Sammy pompon

À l’est du palais, sur la place de Oriente se dresse la statue de Felipe IV au centre, et de chaque côté celles de 20 rois espagnols de l’époque visigothe et de la période de la Reconquête.

Madrid – El palacio Real y el Campo del Moro – Foto Antonio velez

 

Madrid – El palacio Real – Jardin de Sabatini – Foto Richie Diesterheft

À l’ouest et au nord, deux magnifiques jardins, le Campo del Moro  et les  Jardins de Sabatini bordent le palais.

Madrid – Palacio Real – Carlos IV vestido de cazador por Goya

L’intérieur du palais est somptueusement décoré et abrite de nombreuses œuvres d’art, parmi les quelles figurent des peintures d’artistes prestigieux comme de Goya, Velázquez ou Le Greco. Il y a aussi plusieurs sculptures remarquables de Bernini, Benlliure, Coysevox et Querol. Certaines proviennent de l’ancien Alcazar. La série des planètes de Jonghenllinck est répartie entre la Salle du Trône et la Salles des Colonnes.

Madrid – El palacio Real – La capilla real – Foto Eric Chan

La chapelle royale, construite entre 1750 et 1759 par Ventura Rodriguez est utilisée pour les cérémonies religieuses concernant la famille royale.

Madrid – El palacio Real – Salón deñ trono – Foto Fabio Alessandro Locati

La salle du trône est une des pièces les plus importantes. Les trônes rouges et or sont des copies exactes de ceux de Charles Quint. Les grandes glaces proviennent de la Fabrique de Verre de La Granja.

Madrid – El palacio Real – La escalera principal – Foto Kris Arnold

Le grand escalier d’honneur en marbre, fut réalisé par Sabattini.

Madrid – El palacio Real – El comedor – Foto Jose Luis Filpo Cabana

La Salle à manger avec sa grande table, ses plafonds décorés de fresques et ses magnifiques tapis fut décorée en 1879.

Madrid – El palacio Real – El Salón Gasparini

Le salon de Gasparini de style rococo, est considéré comme l’une des plus belles pièces du palais.

Madrid – Palacio Real -Tapiz – Foto PMRMaeyaert

Le Palais-Royal abrite aussi de nombreuses collections qui ne sont pas toutes exposées en raison de leur grande variété. Les collections de tapis et d’horloges se trouvent parmi les plus complètes et prestigieuses d’Europe.

Madrid – El palacio Real – Un violín Stradivarius – Foto Gryffindor

Parmi les instruments de musique conservés au Palais Royal,  la collection de Stradivarius est la plus importante du monde.

 

LAS MÉDULAS, ANCIENNE MINE ROMAINE

 

 

 

Las Médulas – Foto David Pérez

Dans la région du Bierzo de la Communauté autonome de Castilla y León, à 25 kilomètres de la ville de Ponferrada, se dressent les silhouettes rougeâtres de Las Médulas, entourées d’une importante végétation composée de  genêts, de houx, de chênes et de châtaigniers.

Las Médulas

Ce site surprenant, situé près de la vallée de la rivière Sil, au nord-ouest des montagnes Aquilano s’est formé à partir des anciens monts du Medilianum.

Las Médulas – Panorámica – Foto Rafael Ibañez Fernández

Les formes abruptes et capricieuses du terrain et le contraste des couleurs donnent à ce paysage, inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, une beauté impressionnante.

Las Médulas – Foto Karsten Wentink

Las Médulas furent une importante zone aurifère, exploitée par les Romains dès le 1er siècle av. J.-C., et la mine d’or à ciel ouvert la plus importante de l’empire romain.

Las Médulas – Foto mmmmngai

Pendant plus de trois siècles, ces montagnes furent creusées pour extraire près de 5 tonnes d’or de leurs entrailles. Entre 10 000 et 20 000 ouvriers  furent employés pour réaliser ce dur travail.

Las Médulas -1- Foto mmmmngai

La région offrait un ensemble de conditions favorables à l’extraction de l’or : de l’eau en abondance et une pente qui permettait l’utilisation de la force hydraulique.

Las Médulas – Foto Vicente Maza Gómez

Le système employé par les Romains est impressionnant en raison des énormes quantités d’eau utilisées, et de la longueur et du nombre de ramifications des canaux et des tunnels qui furent construits.

Las Médulas – Foto Karsten Wentik

L’eau  de la rivière Cabo les alimentait. À son passage, elle entraînait les terres aurifères et les déposait après un long trajet, autour de réservoirs construits sur le sol.

Las Médulas – Canal romano

Le musée archéologique du village de Las Médulas offre une information détaillée sur la conquête romaine et l’exploitation de la mine d’or.

Las Médulas – Foto lalperez

L’envergure de tous ces travaux détériora gravement  l’environnement, mais lorsque les mines furent abandonnées  au IIIe siècle, la végétation autochtone s’installa de nouveau, créant un paysage unique, façonné par l’homme, mais où la nature a repris sa place.

Las Médulas -1- Foto mmmmngai

Il y a plusieurs itinéraires à parcourir à pied pour découvrir Las Médulas.

Las Médulas -1 Mirador de Orellán

Le Belvédère de Orellán offre une vue panoramique sur l’ensemble du paysage.