EL BURGO DE OSMA

 

El Burgo de Osma – Vista desde el castillo de Osma foto Daniel Muñoz

El Burgo de Osma est une petite ville d’environ 5 000 habitants, de la province de Soria.

El Burgo de Osma- Atalaya de Uxama – Foto Pigmentoazul

C’était à l’origine une enclave celtibère importante, située à peu de distance de son emplacement actuel et connue sous le nom de Uxama-Argaela. Elle fut occupée successivement par les romains, puis par les wisigoths qui la convertirent en siège épiscopal, et par les arabes qui y installèrent une tour de vigie.

El Burgo de Osma-Foto Jsanchezes

En 1101, l’évêque Pedro de Bourges (San Pedro de Osma) fit construire un monastère au bord de la rivière Ucero, autour duquel  les populations s’installèrent. Une bourgade d’artisans et de commerçants se développa et prit le nom de Burgo de Osma.

El Burgo de Osma – Catedral de Santa Marçia de la Asunción – Foto Willtron

La cathédrale, autour de laquelle s’était constituée la cité médiévale,  était l’édifice le plus important de la ville. De style gothique, elle fut construite sur l’ancienne église romane en partie détruite et  dont elle conserve la salle capitulaire et quelques peintures.

El Burgo de Osma – Techo de la Sacristía de la catedral – Foto Jose Luis Filpo Cabana

Elle possède aussi de nombreux éléments de l’époque de la Renaissance et une tour baroque de 1739. À l’intérieur, elle conserve une importante collection de codex parmi lesquels se trouve celui du Beatus de Liebana.

 

El Burgo de Osma-Palacio-Episcopal

Le Palais Épiscopal, construit au XVIe siècle est toujours le siège de l’évêché. Il se caractérise par son magnifique portail de style gothique tardif.

El Burgo de Osma – Ayuntamiento – foto Lourdes Cardenal

Sur la Plaza Mayor, entourée d’arcades, se trouvent deux édifices du XVIIIe siècle : la Mairie et l’Hôpital de San Agustín.

El Burgo de Osma- Ciudad medieval – Foto M.Peinado

Toutes les rues de l’ancienne ville qui entourent la Plaza Mayor ont des arcades, et la rue Obispo Rubio en a de chaque côté.

La rue Ruiz Zorilla conduit à la place de Santo Domingo où se trouve la fontaine del Mono qui est un symbole de la ville.

El Burgo de Osma – La muralla – Foto MARIA ROSA FERRE

Les murailles du Burgo de Osma, dont certaines parties sont encore bien conservées furent édifiée en 1458 par l’évêque Pedro de Montoyo. C’est par l’une de ses entrées, la porte del Angel, que l’on accède à la ville.

El Burgo de Osma – Castillo de Osma – Foto M.Peinado

Sur une colline proche, le château d’Osma domine la ville et ses alentours. Il conserve encore des traces de fortifications du VIIIe siècle, bien que l’enceinte extérieure et la tour del Agua datent du XVe siècle.

El-Burgo de Osma- Perdices en escabeche – Foto Tamorlan

La gastronomie de région est magnifiquement représentée au Burgo de Osma avec sa grande variété de charcuterie et ses délicieuses préparations de gibiers et d’agneau grillé et le fameux « cocido castellano » (sorte de pot-au-feu), sans oublier la grande diversité de champignons en automne

LA VALLÉE DU JERTE

 

 

Valle del Jerte – Cerezos – Foto Wendigo

Au nord de la région d’Estrémadure, entre deux chaînes de montagnes du massif de Gredos, la vallée du Jerte se caractérise par la beauté de ses paysages.

Valle del Jerte en Otoño – Foto Angelvi

 Ses nombreuses cascades qui lui ont valu le surnom de « valle del agua » ( vallée de l’eau) et ses vastes zones de forêts de chênes et de châtaigniers font de cette zone un paradis pour les amoureux de la nature.

Valle del Jerte – Río Jerte – Foto Luis Fernández García

Le Jerte prend sa source près de Tornavaca dans la sierra de Bejar, à 1800 mètres d’altitude.

Valle del Jerte – Vista general – Garganta de La puris – Foto Frobles

Il s’alimente de plusieurs cours d’eau qui descendent des montagnes formant de nombreuses cascades : Saint-Martin, Becedas, los Infiernos, buitres, Bonal…

Valle del Jerte – Garganta de los Infiernos – Foto Neticola

La gorge de « Los Infiernos » est l’un des endroits les plus connus grâce à ses magnifiques piscines naturelles aux eaux cristallines, « los pilones ».

Valle-del-Jerte-Iglesia-de-Cabezuela-del-Valle-Foto-DavidDaguerro.jpg

Les onze villages pittoresques qui parsèment la vallée ont conservé leur aspect médiéval, leurs rues étroites et leurs maisons de pierre aux balcons fleuris.

Valle del Jerte – Camino bajo los cerezos – Foto victor estrada diaz

Grâce à l’orientation des montagnes, la vallée du Jerte bénéficie d’un climat plus doux que le reste de la zone, ce qui lui a permis de développer son agriculture, et en particulier la culture des cerisiers.

Valle del Jerte en flor – Foto Frobles

Au printemps, entre mars et avril, l’éclosion des fleurs de plus de millions de cerisiers couvre toute la vallée offrant un magnifique spectacle qui attire de nombreux visiteurs.

Valle del Jerte en flor – foto MACfoto1963

La floraison dure environ deux semaines, pendant lesquelles ont lieu de nombreuses activités ludiques, culturelles et sportives pour célébrer la « Fête du cerisier en fleurs »

Valle del Jerte – Migas

La gastronomie est aussi à l’honneur et offre une grande variété plats traditionnels à ne pas manquer : migas, calderetas, truite du Jerte… Les délicieuses pâtisseries et les confitures, préparées à base de cerises, sont également irrésistibles et les liqueurs de cerise sont élaborées de façon traditionnelle.

Valle del Jerte – -Cerezas – Foto Hispalois

La cerise du Jerte, appelée « picota », est une variété de la région protégée par une dénomination d’origine. C’est la seule qui se détache de l’arbre sans queue.

Valle del Jerte – Foto Jose Javier Martin Espartosa

La culture des cerisiers est l’activité la plus importante de la région. La qualité des fruits est excellente et la production qui est grande est distribuée en Espagne et dans de nombreux pays.

LE PALAIS ROYAL DE MADRID

 

 

 

Madrid – El palacio Real – Foto Carlos Delgado

Le palais royal de Madrid, situé rue de Bailén dans le vieux Madrid, est un des plus grands palais d’Europe. Résidence officielle du roi d’Espagne, il n’a cependant que des fonctions protocolaires, car, actuellement, la famille royale vit au Palais de la Zarzuela. Le roi Alfonso XVIII fut le dernier roi qui l’habita.

Madrid – El palacio Real – Los jardines de Sabatini – Foto Konstantinos

Le roi Felipe V ordonna sa construction en 1738 pour remplacer l’ancien Alcazar royal détruit par un incendie en 1734. Les architectes Filippo Juvarra, Juan Bautista Sacchetti et Francesco Sabatini furent chargés de diriger les travaux. Le palais fut terminé en 1755 et Carlos III fut le premier roi qui y demeura.

 

Madrid – Plano del Palacio Real

À la fois élégant et imposant, conçu pour représenter la puissance de la royauté, le Palais Royal qui se dresse autour d’une cour carrée, occupe une surface de 135 000 m2 et compte plus de 3 000 pièces, dont 50 sont ouvertes au public, 44 escaliers et une trentaine de salons principaux. Ses façades ont trois niveaux, 870 fenêtres et 240 balcons.

Les matériaux utilisés pour sa construction sont le marbre, le granit et la pierre blanche de Colmenar.

Madrid – La Cathédrale de la Almudena – Photo Luis Carcía

Sur la place de l’Armería devant l’entrée du palais, se trouve la cathédrale de Santa María la Real de Almudena construite entre 1878 et 1992.

Madrid – El palacio Real – Fuente de Felipe IV – Foto Sammy pompon

À l’est du palais, sur la place de Oriente se dresse la statue de Felipe IV au centre, et de chaque côté celles de 20 rois espagnols de l’époque visigothe et de la période de la Reconquête.

Madrid – El palacio Real y el Campo del Moro – Foto Antonio velez

 

Madrid – El palacio Real – Jardin de Sabatini – Foto Richie Diesterheft

À l’ouest et au nord, deux magnifiques jardins, le Campo del Moro  et les  Jardins de Sabatini bordent le palais.

Madrid – Palacio Real – Carlos IV vestido de cazador por Goya

L’intérieur du palais est somptueusement décoré et abrite de nombreuses œuvres d’art, parmi les quelles figurent des peintures d’artistes prestigieux comme de Goya, Velázquez ou Le Greco. Il y a aussi plusieurs sculptures remarquables de Bernini, Benlliure, Coysevox et Querol. Certaines proviennent de l’ancien Alcazar. La série des planètes de Jonghenllinck est répartie entre la Salle du Trône et la Salles des Colonnes.

Madrid – El palacio Real – La capilla real – Foto Eric Chan

La chapelle royale, construite entre 1750 et 1759 par Ventura Rodriguez est utilisée pour les cérémonies religieuses concernant la famille royale.

Madrid – El palacio Real – Salón deñ trono – Foto Fabio Alessandro Locati

La salle du trône est une des pièces les plus importantes. Les trônes rouges et or sont des copies exactes de ceux de Charles Quint. Les grandes glaces proviennent de la Fabrique de Verre de La Granja.

Madrid – El palacio Real – La escalera principal – Foto Kris Arnold

Le grand escalier d’honneur en marbre, fut réalisé par Sabattini.

Madrid – El palacio Real – El comedor – Foto Jose Luis Filpo Cabana

La Salle à manger avec sa grande table, ses plafonds décorés de fresques et ses magnifiques tapis fut décorée en 1879.

Madrid – El palacio Real – El Salón Gasparini

Le salon de Gasparini de style rococo, est considéré comme l’une des plus belles pièces du palais.

Madrid – Palacio Real -Tapiz – Foto PMRMaeyaert

Le Palais-Royal abrite aussi de nombreuses collections qui ne sont pas toutes exposées en raison de leur grande variété. Les collections de tapis et d’horloges se trouvent parmi les plus complètes et prestigieuses d’Europe.

Madrid – El palacio Real – Un violín Stradivarius – Foto Gryffindor

Parmi les instruments de musique conservés au Palais Royal,  la collection de Stradivarius est la plus importante du monde.

 

LAS MÉDULAS, ANCIENNE MINE ROMAINE

 

 

 

Las Médulas – Foto David Pérez

Dans la région du Bierzo de la Communauté autonome de Castilla y León, à 25 kilomètres de la ville de Ponferrada, se dressent les silhouettes rougeâtres de Las Médulas, entourées d’une importante végétation composée de  genêts, de houx, de chênes et de châtaigniers.

Las Médulas

Ce site surprenant, situé près de la vallée de la rivière Sil, au nord-ouest des montagnes Aquilano s’est formé à partir des anciens monts du Medilianum.

Las Médulas – Panorámica – Foto Rafael Ibañez Fernández

Les formes abruptes et capricieuses du terrain et le contraste des couleurs donnent à ce paysage, inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, une beauté impressionnante.

Las Médulas – Foto Karsten Wentink

Las Médulas furent une importante zone aurifère, exploitée par les Romains dès le 1er siècle av. J.-C., et la mine d’or à ciel ouvert la plus importante de l’empire romain.

Las Médulas – Foto mmmmngai

Pendant plus de trois siècles, ces montagnes furent creusées pour extraire près de 5 tonnes d’or de leurs entrailles. Entre 10 000 et 20 000 ouvriers  furent employés pour réaliser ce dur travail.

Las Médulas -1- Foto mmmmngai

La région offrait un ensemble de conditions favorables à l’extraction de l’or : de l’eau en abondance et une pente qui permettait l’utilisation de la force hydraulique.

Las Médulas – Foto Vicente Maza Gómez

Le système employé par les Romains est impressionnant en raison des énormes quantités d’eau utilisées, et de la longueur et du nombre de ramifications des canaux et des tunnels qui furent construits.

Las Médulas – Foto Karsten Wentik

L’eau  de la rivière Cabo les alimentait. À son passage, elle entraînait les terres aurifères et les déposait après un long trajet, autour de réservoirs construits sur le sol.

Las Médulas – Canal romano

Le musée archéologique du village de Las Médulas offre une information détaillée sur la conquête romaine et l’exploitation de la mine d’or.

Las Médulas – Foto lalperez

L’envergure de tous ces travaux détériora gravement  l’environnement, mais lorsque les mines furent abandonnées  au IIIe siècle, la végétation autochtone s’installa de nouveau, créant un paysage unique, façonné par l’homme, mais où la nature a repris sa place.

Las Médulas -1- Foto mmmmngai

Il y a plusieurs itinéraires à parcourir à pied pour découvrir Las Médulas.

Las Médulas -1 Mirador de Orellán

Le Belvédère de Orellán offre une vue panoramique sur l’ensemble du paysage.

 

LA FÊTE DU CHEVAL À JEREZ DE LA FRONTERA

 

 

Jerez – La Feria del caballo – exhibición ecuestre

Tous les ans, au mois de mai, Jerez de la Frontera connue mondialement pour ses élevages de chevaux, célèbre l’une de ses fêtes les plus importantes : La Feria du cheval dont l’origine remonte au moyen-âge.

Jerez – La Feria del Caballo 2- Foto El Pantera

Pour l’occasion, la ville se pare de ses plus beaux atours et pendant une semaine, vit dans une ambiance joyeuse et colorée et au rythme de la musique.

Jerez – La Feria del Caballo – Vestidos – Foto Hans Peter Schaefer

Les femmes portent leurs belles robes longues à volants et les hommes leurs costumes flamencos et leurs « sombreros ».

Jerez – La Feria del Caballo – Iluminaciones – Foto El Pantera

L’inauguration de la Feria a toujours lieu un samedi à 22 heures avec la cérémonie du lancement des illuminations.

Jerez – La Feria del Caballo – Foto El Pantera

 « El Real de la Feria », situé dans le parc Gonzalez de Hontorio de 62000m2, est le centre névralgique de la foire.

Jerez – La Feria del Caballo – Casetas – Foto El Pantera

C’est là que se trouvent les stands « las casetas », toutes différentes et magnifiquement décorées. Tous les ans, un concourt récompense les plus belles et les plus originales. Les gens s’y réunissent dans une ambiance très festive, au milieu des chants et des danses.

Jerez – Feria del caballo – Caseta

Elles offrent la possibilité de se restaurer en dégustant les spécialités de la région accompagnées d’un bon vin de xérès (un fino ou un oloroso) ou d’un « rebujito », la boisson typique des foires andalouses préparée à partir d’un mélange de « manzanilla » et de limonade.

Jerez – La Feria del Caballo – Ganador -Foto El Pantera

Mais les festivités sont organisées principalement en l’honneur du cheval andalou dont la beauté et l’élégance sont connues dans le monde entier.

Jerez – La Feria del caballo – Danza de los caballos

Le programme des activités équestres est très varié.

Jerez – La Feria del Caballo 1- Foto El Pantera

« El paseo de jinetes y caballos », le défilé des écuyers  et des chevaux, est l’une des principales traditions de la feria.

Jerez – Feria del Caballo a-

Des centaines de cavaliers et d’amazones ainsi que des attelages de toutes sortes défilent avec élégance dans les rues du Real de la Feria au milieu des exclamations d’admiration des spectateurs.

Jerez – La Feria del caballo

Des courses hippiques sont organisées ainsi que des exhibitions de dressage, des concours et des spectacles équestres de grande qualité.

Jerez – Premio caballo de oro

Tous les ans, un prix spécial, « el caballo de oro » (le cheval d’or) est décerné à un éleveur de chevaux qui a contribué de façon notable à l’obtention de ces exemplaires uniques, de pure race.

Jerez – Real Escuela Andaluza de Arte Ecuestre- Danza de los caballos

La Real Escuela Andaluza de Arte Ecuestre de Jerez (l’École Royale Andalouse d’Art Équestre) est mondialement connue pour son exhibition “comment dansent les chevaux”.

LE MUSÉE SOROLLA À MADRID

 

 

 

 

Madrid – Museo Sorolla – Fachada – Foto Luis García

Le Musée Sorolla de Madrid, situé au numéro 37 du Paseo General Martinez Campos, est l’ancienne demeure du peintre Joaquín Sorolla et de sa famille.

Madrid – Museo Sorolla – jardín – Foto Bart van Poll

Il suffit de franchir la porte d’entrée du musée, pour être agréablement surpris par la tranquillité du charmant jardin andalou, et se trouver transporté loin des bruits de la ville.

Madrid – Museo Sorolla – jardín – Foto Quinok

Sorolla créa lui-même ce jardin en s’inspirant de ceux qu’il avait vus au cours de ses voyages en Espagne et en Italie.

Madrid – Museo Sorolla – Fachada este – Foto Luis García

La maison fut construite par l’architecte Enrique María de Ripullés y Vargas. Le peintre participa activement à l’élaboration du projet, organisant la disposition des pièces, qu’il voulait lumineuses. Il y vécut avec sa famille de 1911 à 1923, date de sa mort.
En 1925, sa veuve  donna des fonds et de nombreux tableaux à l’État et lui céda la demeure pour y créer un musée en l’honneur de son mari.

Madrid – Museo Sorolla –

Le musée Sorolla nous introduit dans le monde de l’artiste en nous montrant non seulement son œuvre, mais aussi les objets personnels et les meubles qui formaient le cadre de sa vie quotidienne.

Madrid – Museo Sorolla – Casa museo – Estudio de Sorolla

L’atelier se trouve au centre du musée. C’est là que le peintre trouvait l’inspiration…

Madrid – Museo Sorolla – Comedor

Dans la salle à manger, les guirlandes de lauriers, de fruits et de fleurs, évoquent la région natale du peintre.

Madrid – Museo Sorolla – Salón de la casa

Le salon, dont la grande fenêtre s’ouvre sur le jardin, conserve son aspect originel. Sorolla le décora de  sculptures et de portraits de sa famille.

Madrid – Museo Sorolla – Salas de exposiciones temporales

À l’étage supérieur se trouvaient les chambres à coucher du peintre et de sa famille. Elles sont utilisées aujourd’hui pour les expositions temporaires.

Madrid – Museo Sorolla – Sala principal de exposición

La collection du musée se compose de plus de 1200 œuvres de peinture de Joaquín Sorolla, dont une partie seulement est exposée.

Madrid – Museo Sorolla – Foto – Pintando el baño del caballo

Elle compte aussi de nombreux dessins, croquis et fusains du peintre  ainsi que des sculptures, des céramiques, des bijoux, des photos anciennes et d’importantes archives de la correspondance de l’artiste.

Madrid – Museo Sorolla – Baño del caballo de Joaquín Sorolla

Joaquín Sorolla est l’un des peintres impressionnistes espagnols les plus admirés. Sa ville natale, Valence, et la Méditerranée sont ses principales sources d’inspiration et dans ses œuvres, la lumière des paysages du Levant espagnol joue un rôle très important.

Madrid – Museo Sorolla – Instantantánea

Les toiles exposées par le musée nous montrent les différents thèmes traités par le peintre, les portraits familiaux, les peintures de genre, les paysages et les peintures de critique sociale, et nous permettent de découvrir son évolution et ses différentes étapes stylistiques.

Madrid – Museo Sorolla – Paseo a orillas del mar

C’est au musée Sorolla que se trouvent les œuvres les plus célèbres de cet artiste de génie surnommé « le peintre de la lumière ».

 

 

LA PAELLA VALENCIENNE

 

 

La vraie paella valencienne

 

La paella est un plat traditionnel à base de riz, originaire de la région de Valence. C’est l’un des plus apprécié de la gastronomie espagnole, aussi bien en Espagne que dans le reste du monde.

Le mot « paella » signifie poêle en valencien, et le nom de ce plat provient du nom du récipient dans lequel il se cuisine. Le mot « paellera » s’utilise aussi pour désigner cet ustensile de cuisine qui est peu profond et de grande dimension.

 

Campos de arroz en la Albufera de Valencia – Foto El fosilmaníaco

Le riz se cultive en Espagne depuis le VIIIe siècle et la Communauté Valencienne possède les rizières les plus anciennes du pays, près de l’Albufera. C’est ce qui explique l’origine de ce plat, apparu au XVIIIe siècle, qui utilisait les ressources de la région.

Garrafón

La  «vraie paella », la seule qui mérite ce nom, selon les Valenciens, et qui a une dénomination d’origine, se compose des dix éléments suivants : du poulet, du lapin, des haricots verts, de gros haricots blanc (garrofones), de la tomate, de l’huile d’olive, de l’eau, du sel et du safran. On peut aussi ajouter du canard, de l’ail, des artichauts, du piment rouge moulu, des petits escargots et du romarin… Mais pas d’oignons et surtout pas de chorizo…

Il existe aujourd’hui de nombreuses recettes de paellas en Espagne et à l’étranger, et certaines d’entre elles ne ressemblent plus beaucoup à l’élaboration originelle.

 

Paella Marinara – Photo Pilecka

 En ce qui concerne le respect des traditions et l’excellence des préparations, les régions de Valence et d’Alicante restent en tête. Les variantes les plus connues, et les plus appréciées sont « la paella de mariscos » (aux fruits de mer), « la paella mixta » (à la viande et aux fruits de mer) et la paella d’Alicante (au poisson, à la seiche et au poulet).

 

Riz noir – Arroz negro – Foto Tamorlan

Ces régions offrent aussi de nombreuses et délicieuses recettes de riz préparées de façon semblable : le riz à banda, le riz noir, le riz au homard…

La paella est souvent le plat préféré des réunions familiales ou d’amis. Fréaquemment au menu pour le repas du dimanche, elle garde un air de fête et a conquis tous les étrangers qui visitent l’Espagne.

 

 

Voici la vraie recette de la paella valencienne :

Ingrédients pour 4 personnes :
400g de riz « arroz bomba »
500g de lapin en morceaux
200g de haricots verts
100g de haricots blancs frais (haricot de Lima)
100g de tomate en morceau
6 cuillerées d’huile d’olive
du safran
de l’eau
du sel

Mettre l’huile dans la paellera et faire dorer les morceaux de poulet et de lapin sur toutes leurs faces.

Ajouter ensuite les légumes et la tomate et faire revenir le tout en remuant fréquemment. Mettre le sel.

Verser l’eau dans la paellera sur tous les ingrédients, porter à ébullition et maintenir la cuisson pendant une vintaine environ, puis ajouter le safran.

Répartir le riz uniformément dans la poêle  et laisser cuire entre 15 et 20  minutes à feu moyen sans remuer. L’eau doit être complètement absorbée.

Retirer du feu et couvrir la paella pendant 5 minutes avant de servir.

¡Buen provecho!

 

LE JOUR DES ROIS EN ESPAGNE

 

 

Los Reyes Magos

Le 6 janvier est férié en Espagne, car l’Épiphanie est un jour très important, particulièrement pour les enfants qui attendent avec impatience l’arrivée des Rois Mages. Selon la tradition, ce sont Melchior, Gaspard et Balthazar qui leur apportent leurs cadeaux de Noël dans la nuit de 5 au 6 janvier.

Día de Reyes en Madrid

Dans toutes les villes d’Espagne, les festivités commencent le 5 janvier en fin d’après-midi, avec les « cabalgatas de los Reyes Magos » qui sont des défilés de chars magnifiquement décorés.

Día de Reyes – cabalgata en Madrid

Chaque roi a son char et est entouré de ses pages qui lancent des petits cadeaux et des friandises aux enfants se trouvant sur le parcours.

Cabalgata de Reyes

Parfois, les rois arrivent à cheval ou en chameau. Le spectacle est accompagné de musique et de chants de Noël.

Carta a los Reyes Magos

S’ils ne l’ont pas encore envoyée, les enfants peuvent remettre aux Rois directement, la lettre dans laquelle ils expliquent qu’ils ont été sages et qu’ils méritent les cadeaux qu’ils aimeraient recevoir. Le soir, ils se coucheront tôt, après avoir placé leurs chaussures près d’une fenêtre et sans oublier de laisser quelque chose à boire ou a manger pour les Rois et de l’eau pour les chameaux…

La première « cabalgata » qui fut célébrée en Espagne, date de 1866. Elle eut lieu à Alcoy près d’Alicante.

Reyes Magos – Cabalgata de Alcoy

De nos jours, « la cabalgata » d’Alcoy, déclarée « fête d’intérêt touristique » est suivie par des milliers de personnes. Melchior, Gaspard et Balthazar, montés sur leurs chameaux, parcourent les rues de la ville.

Cabalgata de Alcoy

Des porteurs de torches éclairent le chemin tandis que les pages utilisent leurs longues échelles pour atteindre les fenêtres et les balcons afin de déposer les cadeaux dans les maisons.

Roscón de Reyes

La couronne des rois, « el roscón » qui se déguste pendant ces festivités, est une brioche parfumée à la fleur d’oranger et décorée d’amandes et de fruits confits qui représentent les joyaux d’une couronne royale. À l’intérieur, il y a un sujet en porcelaine et une fève, «las sorpresas ». Qui trouvera le sujet sera le roi ou la reine de la fête, mais qui aura la fève devra payer la prochaine couronne…

Día de Reyes en México

Plusieurs pays d’Amérique latine, comme le Mexique, l’Argentine, la République Dominicaine, Porto Rico, le Paraguay et l’Uruguay, ont adopté la tradition espagnole pour célébrer le jour des Rois Mages.

LA LOTERIE DE NOËL EN ESPAGNE

 

La loterie de Noël, lotería de Navidad ou sorteo extraordinario de Navidad, est, en Espagne, un évènement très important et une tradition où le rêve et l’espoir sont au rendez-vous.

Lotería de Navidad

Son prestige est dû à l’importance des sommes mises en jeu et au taux de chances pour remporter un prix, supérieur à celui des autres loteries.

Un billet correspond à un numéro de cinq chiffres et est émis en plusieurs séries d’une valeur de 200 euros. Chaque série est composée de 10 dixièmes d’une valeur de 20 euros. Le dixième est le format le plus acheté et le gain qui peut être obtenu sera le 10% de celui du billet entier. Le gros lot pour un billet entier est de 4 000 000 d’euros et donc de 400 000 euros pour un dixième.

Teatro Real

L’origine de la loterie de Navidad remonte à 1812 et le processus de son tirage qui a lieu le 22 décembre au Teatro Real, le théâtre de l’Opéra de Madrid, a très peu changé en plus de 300 ans.

Lotería de Navidad – Teatro Real

Dans deux machines appelées bombos, se trouvent les boules utilisées pour le tirage. L’un des bombos contient celles qui portent les numéros en jeu, et  l’autre celles qui indiquent la valeur des lots.

Lotería de Navidad – Niños de San Ildefonso

Depuis plus de trois siècles, les enfants du Collège de San Ildefonso, l’établissement scolaire le plus ancien de Madrid,  « chantent » les numéros, et les lots correspondants, au fur et à mesure qu’ils extraient les boules de chaque bombo, jusqu’à l’épuisement de celles qui indiquent les lots. Le tirage dure environ trois heures et demie et est retransmis en direct par radio et télévision.

Loteriade Navidad-Manolita

Environ 98% des Espagnols jouent à la loterie de Navidad et lorsque que la date du tirage approche, les files d’attente pour acheter un billet, deviennent plus longues. Certains points de vente, sont particulièrement recherchés, comme la Administración de Manolita dans le centre de Madrid, qui existe depuis plus de cent ans et a vendu 76 fois le gros lot…

Lotería de Navidad – Décimo

Les gens parient sur le même numéro avec leurs amis, leurs collègues de travail ou les groupes ou associations auxquels ils appartiennent.

Lotería Navidad

De nombreux touristes étrangers profitent de leur visite en Espagne pour acheter un billet… Si c’est votre cas, nous vous souhaitons bonne chance !

¡ Qué la suerte nos acompañe !

Lotería de Navidad – Annonce publicitaire de la Loterie de Noël en Espagne

LES VINS DE RIOJA

 

 

La rioja – Viñedos – Foto Shaury

Traversé par l’Ebre et la Oja, le vignoble de Rioja dépasse les limites de la communauté autonome de La Rioja et couvre aussi une partie de Navarre, du Pays-Basque et de Castille et Léon.

La rioja – Viñedo en Ventosa – Foto Jesús García

C’est la raison pour laquelle, on désigne les vins avec le seul nom de Rioja, sans article, alors que La Rioja est le nom de la communauté autonome.

Viñas en otoño, Rioja Alta, DOC Rioja,
Haro, la Rioja

La vigne fut introduite en Rioja par les Phéniciens et a toujours été cultivée au cours des siècles.
La zone réunit les meilleures conditions pour la plantation de vignobles : un climat privilégié, sec, mais tempéré, et un sol à dominance argilo-calcaire.

Vinos de Rioja

On distingue trois sous-régions : La Rioja Alta, La Rioja Baja et la Rioja Alavesa.

La Rioja – Bodega en Haro – Foto Luis Javier Modino Martinez

Les Rioja sont des vins d’excellente qualité, aromatiques et équilibrés et de renommée mondiale. En 1991, ils ont obtenu la D.O.Ca, Denominación de Orígen Calificada, qui implique des contrôles très stricts et l’obligation de la mise en bouteilles dans la région de production.

Rioja Alavesa – Bodega Izki

Ils sont élaborés et vieillis en fûts de chêne, dans les « bodegas » (les caves).

Vinos de Rioja – Viñedos y bodega

Certaines d’entre elles possèdent des vignes qu’elles exploitent, d’autres achètent les raisins à des viticulteurs.

Rioja alavesa – Tempranillo – Foto María Jesus Tomé

Les vins de Rioja sont surtout célèbres pour la qualité des rouges qui sont le résultat de l’assemblage de quatre cépages : Tempranillo, Grenache noir,  Mazuelo appelé aussi Carignan, et Graciano.

Vino de Rioja – Viura

Les cépages utilisés pour l’élaboration des vins blancs sont les suivant : Viura ou Macabeo, Grenache blanc et Malvisse.

Les vins sont classés en quatre catégories en fonction de leur temps de vieillissement en fût et en bouteille :
« Rioja » qui a passé quelques mois en barrique de chêne
« Rioja Crianza » vieilli au moins deux ans dont douze mois en barrique de chêne
« Rioja Reserva » vieilli au moins trois ans dont un en barrique de chêne
« Rioja Gran Reserva » vieilli au moins cinq ans dont deux en barrique de chêne.

Vino de Rioja Alta – Gran Reserva

Cependant, le temps passé en barrique n’est pas le seul facteur qui détermine la valeur du vin, chaque année les caractéristiques des récoltes et la maturité des raisins donnent lieu à des assemblages minutieux. Seuls les bons millésimes ont les catégories « Reserva » et « Gran Reserva ».

Vino de Rioja – Vendimia

En 2017, la récolte a été moins abondante en raison des problèmes de climat, mais selon les experts, la qualité des vins sera excellente.