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LE VILLAGE DE SANTILLANA DEL MAR

 

 

 

Santillana del Mar – Plaza monumental -Foto Dagane

Contrairement à ce que son nom semble suggérer, Santillana del Mar n’est pas vraiment au bord de la mer, bien qu’elle  en soit proche.

Santillana del Mar – Arquitectura tradicional – Foto Zarateman

Cette ravissante petite ville,  « la plus jolie d’Espagne » selon Jean-Paul Sartre, se trouve en Cantabrie à 30 kilomètres de Santander et à 6 kilomètres de l’océan Atlantique.

Santillana del Mar – Casa de los Cossio – Foto Turol Jones

Santillana del Mar a conservé intact son patrimoine médiéval. Ses vieilles rues pavées sont bordées de maisons seigneuriales aux façades blasonnées et aux balcons fleuris

Santillana del Mar – Colegiata – Foto Wikimedia

.Le village s’est construit autour de la collégiale qui, au départ, était un petit monastère et un lieu de pèlerinage où étaient vénérées les reliques de Santa Juliana à qui le village doit son nom ; avec le temps, Santa Juliana se transforma en Santillana.

Santillana del mar – Colegiata – Foto Wikimedia

La collégiale est l’édifice de style roman le plus important de Cantabrie. Sur la façade principale, un fronton triangulaire montre une représentation de Santa Juliana avec au-dessus une galerie de quinze arcades. Il y a  trois tours dont l’une est cylindrique. À l’intérieur se trouve le tombeau de la martyre ainsi qu’un très beau retable du XVIIe siècle.

Santillana del Mar – Claustro rómanico de la Colegiata de Santa Juliana – Foto Casal

Le magnifique cloître se trouve au nord de la Collégiale. Ses 43 chapiteaux ont de superbes sculptures qui pour la plupart représentent des scènes bibliques très expressives.

Autour de la place principale, c’est-à-dire la plaza Mayor, se trouvent les constructions les plus importantes.

Santillana del Mar – Parador

Le parador nacional Gil Blas (Il s’agit d’un hôtel de luxe) est installé dans une ancienne demeure seigneuriale du XVIIIe siècle.

Santillana_del_Mar_-_Casas_del_Águila_y_la_Parra- Foto Zarateman

Les maisons de la Parra et del Águila, deux constructions des XVIe et XVIIe siècles respectivement qui sont contiguës, sont devenues des centres culturels.

Santillana del mar – Ayuntamiento

La mairie occupe un ancien palais de style baroque qui arbore sur sa façade un blason et un magnifique balcon en fer forgé, toujours fleuri.

Santillana-del-Mar-Torre-de-Don-Borja-Foto-Lothar-Wilhelm

La tour de Don Borja du XVe siècle porte le nom de Francisco de Borja Barreda dernier héritier en 1844 d’une importante famille de Santillana del Mar.

Santillana del mar – Torre del Merino

L’Édifice le plus ancien est la Tour del Mérino, une résidence fortifiée du XIVe siècle.

Santillana del Mar – Museo Diocesano Regina Coeli – Photo Charles Lecompte

À l’entrée du village, le monastère de Regina Coeli du XVIe siècle abrite le musée diocésain et un couvent de religieuses clarisses qui préparent les délicieuses pâtisseries de Santillana del Mar : »Las tabletas y los sobaos ». Il ne faut pas manquer non plus de goûter las quesadas et les fromages de la région.

Altamira -Vista general del techo depolícromos – Foto Museo de Altamira y D. Rodriguez

À deux kilomètres de Santillana del Mar, les Grottes d’Altamira représentent l’un des ensembles picturaux les plus importants de la préhistoire. Afin d’éviter la dégradation des peintures le nombre de visites autorisées est très limité.

Cuevas de Altamira – Foto Rameessos

Le musée national d’Altamira abrite une réplique fidèle des grottes qui permet aux visiteurs de les découvrir telles qu’elles étaient il y a 15 000 ans.

 

 

 

 

 

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LES PATIOS DE CORDOUE

 

 

Les patios font partie des plus grands attraits de la ville de Cordoue en Andalousie.

Leur origine remonte à l’époque romaine où les maisons étaient disposées autour d’un espace ouvert.

Patio de Cordoue

Plus tard, les Arabes conservèrent ce modèle de construction en ajoutant au patio des plantes et des fleurs et des points d’eau, afin de donner plus de fraîcheurs à cette zone d’Espagne où les températures sont très élevées en été.

patio-de-cordoba2

Certains  appartiennent à des maisons unifamiliales. D’autres donnent accès à plusieurs logements.

Patio cordobés

Les sols sont généralement pavés et il y a un puits ou une fontaine au centre et parfois un lavoir. Les murs sont blanchis à la chaux et décorés de pots de fleurs de toutes sortes : géraniums jasmins, œillets, roses…

Cordoue – Patio

La végétation est souvent exubérante. Il y a quelques fois des arbres, des orangers, des citronniers.

La plupart des patios se trouvent dans les quartiers de la vieille ville : Alcazar Viejo, Santa Marta, Sam Lorenzo, San Basilio et la Judería.

Cordoba – Palacio de Viana patio de recibo – Foto Jose Luis Filpo Cabana

Près de la mosquée-cathédrale, il y a aussi de magnifiques patios qui appartiennent à de grandes demeures seigneuriales. Le plus bel exemple se trouve dans le Palais de Viane où l’on peut en voir douze qui sont tous très  différents.

Córdoba

Tous les ans, au mois de mai, Cordoue célèbre son Festival des patios. Il s’agit d’un concours qui prime le plus beau.

patios-de-cordoba

Pendant quelques jours, de nombreux patios ouvrent leurs portes au public et les rues de la ville se remplissent de couleurs, de senteurs et de musique.

Les patios de Cordoue sont inscrits au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

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ÁVILA, LA VILLE MÉDIÉVALE

 

 

Ávila – Les remparts – Photo Pelayo2

La ville d’Ávila se trouve dans la communauté de Castille et Léon, au centre de l’Espagne.

– Remparts – Photo Elena F D

Installée sur les plateaux de la Meseta, à 1131 mètres d’altitude, elle est la capitale de province la plus élevée d’Espagne.

Ávila

La vieille ville est entourée des remparts médiévaux les mieux conservés d’Europe.

Avila – Remparts – Photo Sherpa

Cette muraille de douze mètres de hauteur, trois mètres d’épaisseur et de deux kilomètres de long, construite au XIe siècle, est renforcée par quatre-vingt-huit  tours… où tous les printemps les cigognes viennent construire leurs nids.

Ávila – Porte de l’Alcazar – Photo Jorge González

Neuf portes donnent accès à la ville. Les plus impressionnantes sont celle de l’Alcazar et celle de San Vicente.

Avila – Catedral del Salvador- Foto PMRMaeyaert

Extérieurement, la cathédrale ressemble à une forteresse ; Elle fait d’ailleurs partie intégrante de la muraille.

Avila – Abside de la cathédrale – Photo Roberto Abizanda de Zaragoza

Construite entre les siècles XI et XV, elle est considérée comme la première cathédrale gothique d’Espagne. Elle abrite la sculpture d’albâtre du sépulcre de Tostado, évêque au XVe siècle, realisée par Vasco de la Zarza.

Mais la ville est aussi, et surtout, le lieu de naissance de sainte-Thérèse : un grand nombre d’édifices religieux sont associés à sa vie.

Avila – Convento de Sta Teresa – Foto Hakan Svensson

Le couvent de Sainte-Thérèse occupe l’emplacement de la maison natale de la Sainte. L’église de style baroque fut construite au XVIIe siècle . Le musée  de Sainte-Thérèse se trouve dans la crypte..

Ávila – Convento de la Encarnación – Foto Zarateman

Le couvent de l’Encarnación se trouve en dehors des murs. C’est là que la sainte passa plus de 20 ans de sa vie.

Avila -Basilica de San Vicente – Foto Zarateman

La basilique de San Vicente, également en dehors des murs, est l’église romane la plus importante de la ville. Les portes ouest et sud sont richement décorées.

Avila – Eglise de San Pedro – Photo Choniron

L’église de San Pedro, romane avec quelques traces de gothique se trouve sur la place Santa Teresa.

Ávila – Palacio de los Verdugos – Foto José Luis Filpo Cabana

À l’intérieur des murs dans la zone la plus élevée de la ville, de nombreux palais et riches demeures furent construits entre le XVe siècle  et le XVIIIe siècle, comme, par exemple, le palais épiscopal, le palais de Bracamonte ou le palais des Verdugos.

Judías de El barco de Ávila – Foto Xemenendura

Ávila est aussi réputée pour sa gastronomie. L’excellente qualité de ses légumes secs est connue et ses viandes qui ont une appellation contrôlée sont très appréciées.

Ávila – Patatas revolconas – Foto Tamorlan

Ses principaux plats traditionnels sont les haricots blancs, la côte de bœuf grillée, les pommes de terres « revolconas » et les viandes rôties.

Yemas de Santa Teresa – Foto Tamorlan

La pâtisserie aussi offre une grande variété de délicieuses préparations, souvent élaborées par les religieuses des couvents, et dont la plus connue est sans doute celle des « Yemas de Santa Teresa ».

Avila – Monumento a Santa Teresa – Foto Hakan Svensson

 

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LES FÊTES DE SAN ISIDRO À MADRID

 

Madrid – Fêtes de San Isidro

Tous les ans, le 15 mai, Madrid fête son saint patron San Isidro Labrador (Saint Isidore le laboureur). Avec le temps, cette célébration religieuse est devenue aussi une fête populaire.

Madrid – Fiestas de San Isidro – Plaza Mayor

San Isidro naquit à Madrid en 1082. Il était laboureur. C’était un homme très pieux ; on raconte que tandis qu’il était en prière, les bœufs continuaient à tirer  la charrue comme s’ils étaient conduits par des anges…

Madrid – La pradera de San Isidro – Foto Asqueladd

De nombreux miracles lui sont attribués, l’un d’entre eux étant d’avoir fait jaillir une source, durant une période de grande sécheresse,  dans le parc de San Isidro, situé sur les bords du Manzanares.

Madrid – La ermita de San Isidro Foto Zarateman

Il semble que l’eau de cette source était miraculeuse et qu’elle aurait guéri d’une maladie, le futur roi Felipe II. Sa mère, Isabel de Portugal, fit alors bâtir à cet endroit, en 1528, le premier ermitage. Celui-ci fut reconstruit plus tard en 1725.

gigantes-cabezudos-san-isidro-madrid

Entre le 12 et le 15 mai de nombreuses activités sont organisées dans toute la ville : concerts, passacailles, défilés de géants et grosses têtes (gigantes y cabezudos), pièces théâtre, zarzuelas, bals…

C’est aussi à partir du 15 mai que commence, aux arènes de Las Ventas, la prestigieuse fête taurine, « la Feria de San Isidro », à laquelle participent les plus grands toreros.

Zarzuela – La Verbena de la Paloma

Beaucoup de madrilènes mettent leurs costumes de « chulapos » y « chulapas ». Ces vêtements étaient portés au XIXe siècle par les gens qui vivaient dans le quartier de Maravillas de Madrid appelé de nos jours quartier de  Malasaña . Ils furent considérés comme étant les costumes typiques de Madrid au début du XXe siècle grâce à la popularité des Zarzuelas.

Madrid- Fêtes de San Isidro – Procession

Le 15 mai une procession portant la statue de San Isidro a lieu dans le centre de la ville.

Madrid – Fêtes de San isidro – Pradera de San Isidro – Photo Jgomezcarroza

Parmi les multiples festivités qui se déroulent dans plusieurs quartiers de Madrid, les plus traditionnelles sont sans doute celles de la Pradera de San isidro.

Madrid – Fuente de San Isidro

La coutume veut que l’on boive l’eau de la source considérée miraculeuse.

Madrid – Fiestas de SanIsidro -chulapos bailando el chotis – Foto: w :es: Usuario Barcex

Les gens s’y réunissent aussi pour profiter des nombreuses attractions qui y sont proposées, et pour danser le « chotis », la danse populaire de Madrid qui curieusement est originaire de Bohème.

Rosquillas de San Isidro – listas – tontas – francesas – de Santa Clara – Photo Tamorlan

Les stands offrent des spécialités culinaires madrilènes et en particulier les célèbres « rosquillas » qui sont les biscuits à l’anis, de trois sortes : les « tontas » (les simples), les « listas » (recouvertes de sucre), les « francesas » (aux amandes) et celles « de Santa Clara » (recouvertes de meringue). Selon la tradition, elles sont accompagnées de la limonade madrilène faite de jus de citron, vin blanc, eau, sucre et pommes en morceaux…

Musé du Costume – costume madrilène

 

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LA PALMERAIE D’ELCHE

 

 

Elche – Palmeraie – Photo Jose Carlos Diez

Cette immense étendue de plus de 200 000 palmiers se trouve en plein centre de la ville d’Elche, à environ 25 kilomètres d’Alicante.

Elche – Parque Municipal

C’est la plus grande palmeraie d’Europe. Son origine remonte aux phéniciens. Plus tard, entre le VIIIe et le IXe, les Arabes développèrent la plantation et l’aménagèrent en parcelles, ou vergers « los huertos », et installèrent un système complexe d’irrigation qui la convertit en une oasis.

Elche – Palmier-dattier

Il y a plus de 2 800 espèces de palmiers au monde, mais presque tous ceux qui sont cultivés à Elche sont des palmiers-dattiers (Phoenix dactylifera) qui donnent leurs fruits en décembre.

Elche – Palmeraie – Photo JC l’Espagneincontournable

De nos jours, la palmeraie a perdu sa fonction agricole. On utilise seulement les palmes des arbres mâles pour les processions des rameaux et pour l’artisanat.

Palmeraie d’Elche-Le Huerto del Cura- Photo JC L’Espagneincontournable

Les parcelles les plus connues sont le Parc National, le « Huerto de Abajo », le « Huerto del Chocolatero » et surtout le « Huerto del Cura », déclaré « jardin artistique national ».

Elche – Huerto del Cura – Photo JC l’Espagneincontournable

Le « Huerto del Cura », qui appartenait au curé d’Elche au XIXe siècle, se compose de 1000 palmiers sur une surface d’environ 13 000 mètres carrés.

Elche – Huerto del Cura – Photo JC l’Espagneincontournable

On y trouve également de nombreuses plantes et fleurs méditerranéennes et tropicales, des citronniers, des orangers, des caroubiers, des cactées ainsi que des plantes aquatiques dans plusieurs bassins.

Elche – Huerto del Cura- Photo JC l’Espagneincontournable

Les palmiers restent cependant les protagonistes de ce magnifique jardin.

Elche – Le palmier impérial – Photo JC l’Espagneincontournable

Le palmier impérial, le plus connu, est un exemplaire unique et exceptionnel en raison de sa taille et de ses six énormes stipes issus d’un seul tronc. Il reçut le nom d’impérial en hommage à l’impératrice Élisabeth d’Autriche-Hongrie, « Sissi », qui visita la palmeraie en 1894.

Elche – El Huerto del Cura – La dama de Elche – Photo Diego Delso

Il y a aussi plusieurs sculptures dans le « Huerto del Cura ». La plus notable est sans doute la reproduction de la « Dama de Elche », un buste Ibérique du Ve siècle, découvert aux environs d’Elche en 1897, et dont l’original se trouve au musée archéologique de Madrid.

Elche – El Huerto del Cura – Photo Diego Delso

La Palmeraie d’Elche est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

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LA PLAGE DES CATHÉDRALES EN GALICE

 

 

Galice – Plage des Cathédrales – Photo nito

La magnifique plage des Cathédrales se trouve au nord de l’Espagne en Galice, juste à la limite des Asturies entre les rias de Ribadeo et de Foz.

Galice – Plage des cathérales – Photo juantiagues

Elle est aussi connue sous le nom de plage des Eaux Bénites (de las Aguas Santas) en raison sans doute de la présence d’une source thermale qui, autrefois, se trouvait à cet endroit.

Galice – Plage des Cathédrales

Dans cette zone de hautes falaises, la mer et le vent ont sculpté les rochers et produit une grande variété de formes.

Galice -La plage des Cathédrales

Les eaux, en se retirant à marée basse, découvrent une plage de sable fin de 1300 mètres de long, entourée de grottes et d’arches rocheuses d’environ 30 mètres de haut, dont les formes rappellent celles des voûtes des cathédrales gothiques.

Plages des Cathédrales – Falaises érodées – Foto Jaume Meneses

Le paysage naturel ainsi formé est d’une grande beauté. Les variations du niveau de la mer et de la lumière créent un spectacle qui se renouvelle sans cesse.

Galice – Plage des Cathédrales – pouces-pieds – Photo J.L.Mormaneu

Les stries des rochers provoqués par l’érosion sont d’excellents refuges pour les mollusques comme les moules, les palourdes, les pouces-pieds…

Plage des Cathédrales- Photo dacostabalboa

À marée haute, une grande partie des falaises est submergée et la plage n’est plus très grande, mais il est possible de s’y baigner. Des sentiers permettent de parcourir la surface des falaises et d’admirer l’impressionnant panorama.

Galice – Plage des
cathédrales

La végétation autour de la plage des Cathédrales est variée et colorée et la zone attire de nombreux oiseaux tels les mouettes, les cormorans ou les aigrettes.

Galice – Plage des Cathédrales

La plage des cathédrales, véritable monument nature,l est une des plus belles plages d’Europe.

 

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TOLÈDE, UN VOYAGE À TRAVERS L’HISTOIRE DE L’ESPAGNE

 

 

Tolède – Foto tnarik

Au centre de l’Espagne, à 67 kilomètres de Madrid, la ville de Tolède se dresse sur une colline qu’entoure un grand méandre du Tage.

Toledo – Casco histórico – Foto Diliff

Son important patrimoine artistique et culturel est un témoignage exceptionnel non seulement de son histoire mais aussi de celle de l’Espagne.

La situation privilégiée de la colline, dominant les terres avoisinantes, a favorisé de tout temps l’installation de populations à cet endroit, comme le montrent les restes archéologiques de l’Âge du bronze qui ont été découverts.

Toledo – Circo romano – Foto Carlos Pino Andújar

En 192 av. J-C, les Romains fondèrent la petite ville fortifiée de « Toletum ».

Toledo – Corona del rey visigodo Recesvinto

Au VIe siècle, elle fut occupée par les wisigoths qui en firent leur capitale politique et religieuse et l’embellirent. L’église mudéjar de San Román est le siège d’un musée consacré à l’exposition des vestiges de la culture wisigothe à Tolède.

Toledo – Calle

Tolède tombe aux mains des musulmans en 712. Au XIème siècle, elle devient la capital d’un petit royaume musulman et un centre culturel important.

Toledo – Mezquita del Cristo de la Luz – Foto Jl FilpoC

La ville conserve de nombreuses traces de l’occupation maure : le tracé de ses ruelles étroites et divers monuments .  L’ancienne mosquée de Bab-al Mardoum construite en 999, devenue l’église San Cristo de la Luz est inspirée de la mosquée de Cordoue.

Tolède – Château de san Servan construit sous le règne de Alfonso VI – Photo Carlos Delgado

En 1085, pendant la Reconquête, Alphonse VI de Castille reprend la ville aux musulmans et réussit à unir sous son autorité, chrétiens, juifs et musulmans.

Les cantiques, Alphonse X et les traducteurs de Tolède

Tolède devient alors « la ville des trois cultures » et les échanges culturels donnèrent lieu à la création d’une communauté intellectuelle particulièrement féconde : la «  Escuela de Traductores de Toledo » (l’École des traducteurs de Tolède) dont la mission était de traduire au castillan, et d’interpréter, les textes écrits en latin, en grecs, en arabes et en hébreux.

Tolède – Sinagogue de Santa María la Blanca

La coexistence de ces cultures a donné lieu à un nouveau style artistique, « l’art mudéjar » qui incorpore à l’art roman et gothique des éléments et des matériaux de l’art musulman.

Tolède – Sinagogue du Transito – Foto Selbymay

Ce style se retrouve particulièrement dans deux anciennes synagogues : Santa Maria la Blanca et el Tránsito.

Tolède – Cathédral – Photo Michal Osmenda

L’art gothique est représenté par la cathédrale, œuvre de l’architecte Rodrigo Jimenez de Radas, commencée en 1226 et terminée en 1492.

Tolède – Pont de San Martin – Photo Rafesmar

Le magnifique pont de Saint-Martin est aussi de style gothique.

Tolède – Église San Juan de los Reyes – Photo Querubin Saldaña Sanchez

Au temps de rois Catholiques, Tolède continua à jouer un rôle important en tant que capitale politique et religieuse.

Tolède – Église San Juan de los Reyes cloître – Photo Daderot

Les rois firent construire  l’église de San Juan de los Reyes destinée à recevoir leur sépulture.

Tolède – l’Alcazar – Photo Carlos Delgado

Charles V lui donna à Tolède le statut de « ville impériale et couronnée ». Il fit construire l’Alcazar sur les ruines des forteresses romaines et wisigothes.

Tolède – Porte de Bisagra – Photo Chensuyuan

La porte de Bisagra, porte d’entrée principale de la ville , fut spécialement remodelée pour recevoir l’empereur lors d’une de ses visites à la ville.

Tolède – La maison du Greco – Photo Bkwllwm

Son successeur, Philippe II choisit Madrid pour capitale et Tolède perdit sa position priviligiée . Cependant, elle continua à attirer les artistes, le plus connu d’entre eux étant Le Greco qui s’installa dans la ville en 1577.

Le Greco – Vue et plan de Tolède (1610)

Le musée du Greco expose des tableaux représentatifs des différentes étapes du parcours artistique du peintre.

Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1986, Tolède , aujourd’hui ville de province, n’en reste pas moins une ville d’art, un lieu hors du commun et hors du temps.