LE MUSÉE SOROLLA À MADRID

 

 

 

 

Madrid – Museo Sorolla – Fachada – Foto Luis García

Le Musée Sorolla de Madrid, situé au numéro 37 du Paseo General Martinez Campos, est l’ancienne demeure du peintre Joaquín Sorolla et de sa famille.

Madrid – Museo Sorolla – jardín – Foto Bart van Poll

Il suffit de franchir la porte d’entrée du musée, pour être agréablement surpris par la tranquillité du charmant jardin andalou, et se trouver transporté loin des bruits de la ville.

Madrid – Museo Sorolla – jardín – Foto Quinok

Sorolla créa lui-même ce jardin en s’inspirant de ceux qu’il avait vus au cours de ses voyages en Espagne et en Italie.

Madrid – Museo Sorolla – Fachada este – Foto Luis García

La maison fut construite par l’architecte Enrique María de Ripullés y Vargas. Le peintre participa activement à l’élaboration du projet, organisant la disposition des pièces, qu’il voulait lumineuses. Il y vécut avec sa famille de 1911 à 1923, date de sa mort.
En 1925, sa veuve  donna des fonds et de nombreux tableaux à l’État et lui céda la demeure pour y créer un musée en l’honneur de son mari.

Madrid – Museo Sorolla –

Le musée Sorolla nous introduit dans le monde de l’artiste en nous montrant non seulement son œuvre, mais aussi les objets personnels et les meubles qui formaient le cadre de sa vie quotidienne.

Madrid – Museo Sorolla – Casa museo – Estudio de Sorolla

L’atelier se trouve au centre du musée. C’est là que le peintre trouvait l’inspiration…

Madrid – Museo Sorolla – Comedor

Dans la salle à manger, les guirlandes de lauriers, de fruits et de fleurs, évoquent la région natale du peintre.

Madrid – Museo Sorolla – Salón de la casa

Le salon, dont la grande fenêtre s’ouvre sur le jardin, conserve son aspect originel. Sorolla le décora de  sculptures et de portraits de sa famille.

Madrid – Museo Sorolla – Salas de exposiciones temporales

À l’étage supérieur se trouvaient les chambres à coucher du peintre et de sa famille. Elles sont utilisées aujourd’hui pour les expositions temporaires.

Madrid – Museo Sorolla – Sala principal de exposición

La collection du musée se compose de plus de 1200 œuvres de peinture de Joaquín Sorolla, dont une partie seulement est exposée.

Madrid – Museo Sorolla – Foto – Pintando el baño del caballo

Elle compte aussi de nombreux dessins, croquis et fusains du peintre  ainsi que des sculptures, des céramiques, des bijoux, des photos anciennes et d’importantes archives de la correspondance de l’artiste.

Madrid – Museo Sorolla – Baño del caballo de Joaquín Sorolla

Joaquín Sorolla est l’un des peintres impressionnistes espagnols les plus admirés. Sa ville natale, Valence, et la Méditerranée sont ses principales sources d’inspiration et dans ses œuvres, la lumière des paysages du Levant espagnol joue un rôle très important.

Madrid – Museo Sorolla – Instantantánea

Les toiles exposées par le musée nous montrent les différents thèmes traités par le peintre, les portraits familiaux, les peintures de genre, les paysages et les peintures de critique sociale, et nous permettent de découvrir son évolution et ses différentes étapes stylistiques.

Madrid – Museo Sorolla – Paseo a orillas del mar

C’est au musée Sorolla que se trouvent les œuvres les plus célèbres de cet artiste de génie surnommé « le peintre de la lumière ».

 

 

LE CID CAMPEADOR

 

 

Burgos – Statue du Cid

Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom de “Cid Campeador” est né à Vivar près de Burgos, approximativement vers 1043. Il appartenait à la noblesse et fut élevé à la cour du roi Fernando I de Castille et Léon.

Burgos – Statue du Cid – Photo Zarateman

Il s’engagea très jeune sur les champs de bataille, contre les ennemis chrétiens et musulmans de son roi, Sancho II.

Los Cantares de Nuestro Cid – Murales- Diputación de Burgos

Ses nombreuses victoires  lui valurent le surnom de « Campeador ».

Le Serment de Santa Gadea de Marcos Hiraldez Acosta – palacio del Senado de Madrid

Le roi Sancho II mourut au cours d’une bataille qui l’opposa à son frère Alfonso. Selon la légende, Rodrigo fit jurer au nouveau roi, Alfonso VI, qu’il n’était pas responsable de la mort de son frère, avant d’accepter de le servir. Le roi accepta, lui offrit la main de Chimène et le chargea de recouvrer pour lui, « les paréas », c’est-à-dire les tributs dûs par le roi maure de Séville. Mais le monarque prit ombrage de l’ambition de Rodrigo et, en 1081, le condamna à l’exil.

Cantares de Nuestro Cid- Murales de la Diputación de Burgos

Hors des terres de Castille, Rodrigo Díaz de Vivar offrit alors ses services de guerrier à tous les rois, tant chrétiens que musulmans, qui à cette époque se disputaient la péninsule Ibérique.

Les batailles du Cid

Sa réputation d’invincibilité s’étendit dans tous les royaumes. On l’appelait « Le Cid », (de « sidi », seigneur en arabe).

Le Cid – La conquête de Valence – gravure

En 1094, il parvint à conquérir Valence où il se proclama roi et où il gouverna jusqu’à sa mort en 1099.

Le tombeau du Cid et celui de sa femme Chimène, se trouvent à l’intérieur de la cathédrale de Burgos.

La vie de ce personnage historique contient tous les éléments nécessaires pour  créer une légende que les trouvères transmettaient oralement, attribuant au Cid toutes les qualités chevaleresques d’un héros du XIIe siècle : courage, fidélité, honneur…

Vers 1207, ce récit fut transcrit par Per Abat. C’est la plus vieille chanson de geste de la littérature espagnole qui ait pu être conservée. L’unique exemplaire qui existe, se trouve à la Bibliothèque Nationale de Madrid.
Le personnage de Rodrigo Diaz de Vivar a inspiré de nombreux auteurs littéraires, comme Guillen de Castro ou Jose Zorilla en Espagne et bien sûr Pierre Corneille en France.

Le Cid est aussi le personnage central de plusieurs œuvres cinématographiques et musicales, comme par exemple un opéra de Jules Massenet composé en 1885.

Burgos – Musée – La tizona

La Tizona est, selon la légende, l’épée qui appartenait au Cid. Elle est conservée au musée de Burgos. Elle mesure 103 centimètres et pèse 1,1 kilogramme.