LES ÎLES CANARIES

 

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – foto Sergio Martín González

L’archipel des Canaries, situé dans l’océan Atlantique, au large des côtes du Maroc et du Sahara Occidental, est une communauté autonome d’Espagne.

Il est composé de sept îles principales : Tenerife, La Palma, El Hierro, La Gomera, Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura, et six petites îles au nord de Lanzarote, formant l’archipel Chinijo, dont une seule est habitée : La Graciosa.

Islas Canarias – Isla de la Graciosa desde el norte de Lanzarote – Foto afrank99

Toutes ces îles sont d’origine volcanique et ont surgi, il y a environ trente millions d’années.

Elles appartiennent à l’Espagne depuis 1479. Auparavant, elles étaient habitées par un peuple aborigène appelé les Guanches.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa de Cofete – Foto Tamara k

Les Canaries possèdent un climat subtropical océanique, et bien que chaque île ait ses particularités, en fonction de son altitude et de la qualité de son sol, leurs températures douces et leurs nombreuses heures d’ensoleillement, leur ont valu depuis l’Antiquité le surnom d’ “Îles Fortunées”.

Islas Canarias – Tenerife – El Teide – Foto Christian Abend

L’île de Tenerife, en forme de triangle, est la plus grande et la plus peuplée. Elle possède deux volcans, le Pico Viejo de 3414 mètres d’altitude  et le Teide qui domine le paysage avec ses 3718 mètres.

Islas Canarias – Tenerife – Playa de las Teresitas – FotoPeng

L’île se divise en deux zones climatiques très différentes : le nord plus humide où la végétation est exubérante et le sud plus sec et ensoleillé avec ses belles plages de sable noir. La végétation de l’île est très variée et beaucoup de plantes sont endémiques.

Islas Canarias – Tenerife – Parque Nacional del Teide – Foto Obdulio Obduliez

De nombreuses aires sont protégées comme le Parque National du Teide et le Parque d’Anaga considéré comme étant la réserve de biosphère la plus importante d’Europe.

Islas Canarias – La Palma – Bosque de los Tilos – Foto Luc Viatour

La Palma est, après Tenerife, la deuxième ville la plus élevée. Le Roque de los Muchachos a 2015 mètres d’altitude.

Islas Canarias – La Palma – Playa de Nogales – Foto Franl Vincentz

Sa végétation exubérante, ses volcans, ses magnifiques forêts et ses jolies plages justifient pleinement son surnom : « la Isla Bonita ».
Toute la superficie de l’île est déclarée réserve de biosphère par l’Unesco.

Islas Canarias – El Hierro – Roque de Bonanza – Foto Tibicena

El Hierro est la plus petite des îles, la moins peuplée et la moins visitée sans doute parce qu’elle a moins de  plages.

Islas Canarias – El Hierro – Bosque de Laurisilva – Foto Pablo Montesdeoca

Cependant cette île est un paradis pour les amants de la nature et de l’écologie. Le surprenant contraste entre ses terres volcaniques et sa végétation très variée, fait tout son charme. Elle a aussi été déclarée réserve de biosphère
Son magnifique paysage sous-marin en fait un lieu recherché pour les amateurs de plongées.

Islas Canarias – La Gomera – Foto www.all-free-photos.com

La Gomera est l’île la plus verte des Canaries.

Islas Canarias – La Gomera – Parque nacional de Garajonay – Bosque Encantado – Foto Diego Delso,delso.photo, Licencia CC-BY-SA

Ses forêts denses font le bonheur des promeneurs et  plus de 600 kilomètres de sentiers permettent de découvrir la grande variété de sa végétation.
Le Silbo gomero, déclaré patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco est un langage toujours utilisé, qui permet de communiquer avec des sifflements.

Islas Canarias – Gran Canaria – Interior de la isla – Foto Tamara k

Gran Canaria est la deuxième île la plus peuplée de l’archipel et l’une des plus visitées par les touristes en raison sans doute de son climat agréable et ensoleillé toute l’année et de la diversité de ses paysages.

Islas Canarias – Gran Canaria – Playa del Ingles – Foto chris.swiss

Très montagneuse, elle possède aussi plusieurs parques naturels ainsi que des zones désertiques et de magnifiques plages de sable doré : Maspalomas, playa del Inglés, Puerto Rico…

Islas Canarias – Gran Canaria – Dunas de Maspalomas – Foto Himareme

Maspalomas offre de plus, un spectaculaire paysage de dunes.

Islas Canarias – Lanzarote – Paisaje volcánico – Foto Lviatour

Lanzarote se trouve complètement à l’est de l’archipel. Cette île, presque dépourvue de végétation et surnommée « la perle noire » en raison des couleurs rouges, ocre et très souvent noires de ses magnifiques paysages volcaniques, offre un dépaysement complet aux visiteurs.

Islas Canarias – Lanzarote – Géiser en el Parque nacional de Timanfaya – Foto Andreas Tusche

Le Parque National de Timanfaya permet d’admirer les formes volcaniques qui sont le résultat des grandes éruptions qui se produisirent entre 1730 et 1736.

Islas Canarias – Lanzarote – Playa del Papagayo

L’île offre aussi de très belles plages de sable noir ou parfois blond.

Islas Canarias – Fuerteventura – Playa – Foto Flagbeach

Fuerteventura, surnommée « l’île rouge », a un climat sec et un paysage aride, mais elle possède des plages immenses et merveilleuses au sable noir, doré et même blanc, et aux eaux turquoise.

Islas Canarias – Flor Ave del paraíso – Foto Scott Bauer,USDA

 

 

LA VALLÉE DU JERTE

 

 

Valle del Jerte – Cerezos – Foto Wendigo

Au nord de la région d’Estrémadure, entre deux chaînes de montagnes du massif de Gredos, la vallée du Jerte se caractérise par la beauté de ses paysages.

Valle del Jerte en Otoño – Foto Angelvi

 Ses nombreuses cascades qui lui ont valu le surnom de « valle del agua » ( vallée de l’eau) et ses vastes zones de forêts de chênes et de châtaigniers font de cette zone un paradis pour les amoureux de la nature.

Valle del Jerte – Río Jerte – Foto Luis Fernández García

Le Jerte prend sa source près de Tornavaca dans la sierra de Bejar, à 1800 mètres d’altitude.

Valle del Jerte – Vista general – Garganta de La puris – Foto Frobles

Il s’alimente de plusieurs cours d’eau qui descendent des montagnes formant de nombreuses cascades : Saint-Martin, Becedas, los Infiernos, buitres, Bonal…

Valle del Jerte – Garganta de los Infiernos – Foto Neticola

La gorge de « Los Infiernos » est l’un des endroits les plus connus grâce à ses magnifiques piscines naturelles aux eaux cristallines, « los pilones ».

Valle-del-Jerte-Iglesia-de-Cabezuela-del-Valle-Foto-DavidDaguerro.jpg

Les onze villages pittoresques qui parsèment la vallée ont conservé leur aspect médiéval, leurs rues étroites et leurs maisons de pierre aux balcons fleuris.

Valle del Jerte – Camino bajo los cerezos – Foto victor estrada diaz

Grâce à l’orientation des montagnes, la vallée du Jerte bénéficie d’un climat plus doux que le reste de la zone, ce qui lui a permis de développer son agriculture, et en particulier la culture des cerisiers.

Valle del Jerte en flor – Foto Frobles

Au printemps, entre mars et avril, l’éclosion des fleurs de plus de millions de cerisiers couvre toute la vallée offrant un magnifique spectacle qui attire de nombreux visiteurs.

Valle del Jerte en flor – foto MACfoto1963

La floraison dure environ deux semaines, pendant lesquelles ont lieu de nombreuses activités ludiques, culturelles et sportives pour célébrer la « Fête du cerisier en fleurs »

Valle del Jerte – Migas

La gastronomie est aussi à l’honneur et offre une grande variété plats traditionnels à ne pas manquer : migas, calderetas, truite du Jerte… Les délicieuses pâtisseries et les confitures, préparées à base de cerises, sont également irrésistibles et les liqueurs de cerise sont élaborées de façon traditionnelle.

Valle del Jerte – -Cerezas – Foto Hispalois

La cerise du Jerte, appelée « picota », est une variété de la région protégée par une dénomination d’origine. C’est la seule qui se détache de l’arbre sans queue.

Valle del Jerte – Foto Jose Javier Martin Espartosa

La culture des cerisiers est l’activité la plus importante de la région. La qualité des fruits est excellente et la production qui est grande est distribuée en Espagne et dans de nombreux pays.

LAS MÉDULAS, ANCIENNE MINE ROMAINE

 

 

 

Las Médulas – Foto David Pérez

Dans la région du Bierzo de la Communauté autonome de Castilla y León, à 25 kilomètres de la ville de Ponferrada, se dressent les silhouettes rougeâtres de Las Médulas, entourées d’une importante végétation composée de  genêts, de houx, de chênes et de châtaigniers.

Las Médulas

Ce site surprenant, situé près de la vallée de la rivière Sil, au nord-ouest des montagnes Aquilano s’est formé à partir des anciens monts du Medilianum.

Las Médulas – Panorámica – Foto Rafael Ibañez Fernández

Les formes abruptes et capricieuses du terrain et le contraste des couleurs donnent à ce paysage, inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, une beauté impressionnante.

Las Médulas – Foto Karsten Wentink

Las Médulas furent une importante zone aurifère, exploitée par les Romains dès le 1er siècle av. J.-C., et la mine d’or à ciel ouvert la plus importante de l’empire romain.

Las Médulas – Foto mmmmngai

Pendant plus de trois siècles, ces montagnes furent creusées pour extraire près de 5 tonnes d’or de leurs entrailles. Entre 10 000 et 20 000 ouvriers  furent employés pour réaliser ce dur travail.

Las Médulas -1- Foto mmmmngai

La région offrait un ensemble de conditions favorables à l’extraction de l’or : de l’eau en abondance et une pente qui permettait l’utilisation de la force hydraulique.

Las Médulas – Foto Vicente Maza Gómez

Le système employé par les Romains est impressionnant en raison des énormes quantités d’eau utilisées, et de la longueur et du nombre de ramifications des canaux et des tunnels qui furent construits.

Las Médulas – Foto Karsten Wentik

L’eau  de la rivière Cabo les alimentait. À son passage, elle entraînait les terres aurifères et les déposait après un long trajet, autour de réservoirs construits sur le sol.

Las Médulas – Canal romano

Le musée archéologique du village de Las Médulas offre une information détaillée sur la conquête romaine et l’exploitation de la mine d’or.

Las Médulas – Foto lalperez

L’envergure de tous ces travaux détériora gravement  l’environnement, mais lorsque les mines furent abandonnées  au IIIe siècle, la végétation autochtone s’installa de nouveau, créant un paysage unique, façonné par l’homme, mais où la nature a repris sa place.

Las Médulas -1- Foto mmmmngai

Il y a plusieurs itinéraires à parcourir à pied pour découvrir Las Médulas.

Las Médulas -1 Mirador de Orellán

Le Belvédère de Orellán offre une vue panoramique sur l’ensemble du paysage.

 

LE VILLAGE DE POTES EN CANTABRIE

 

 

Potes – Confluencia del río Quiviesa con el ría Deva – Fptp Rubén Ojeda

Le joli village de Potes se trouve au nord de l’Espagne, en Cantabrie, au pied des Pics d’Europe, à la confluence de deux cours d’eau, le río Quiviesa et le río Deva.

Los Picos de Europa – Zona centrale – Foto Davidfase

Protégé par les montagnes, il bénéficie d’un climat plus chaud et plus sec que celui du reste de la région.

Potes

Son important patrimoine historique et la beauté du paysage qui l’entoure lui confèrent un charme particulier.

Potes – La Torre del infantado – Foto Esprit04

La Tour de l’Infant ( el Infantado) du XVe siècle, domine le village. Cette ancienne tour carrée de quatre étages, terminée par quatre tourelles, était aussi une demeure. Une cour centrale illumine les pièces intérieures.
La Tour de l’Infant fut l’objet de nombreuses disputes au Moyen Âge. Aujourd’hui elle est le siège de la Mairie.

Potes – Vista desde la Torre del Infantado – Foto Santiparas

Le dernier étage offre une vue magnifique sur le village et les environs.

Potes – Iglesia de San Vicente – Foto Rubén Ojeda

L’ancienne église de San Vicente, construite entre le XIVe et le XVIIIe siècle, présente une architecture qui évolue du Gothique au Renaissance puis au Baroque. Aujourd’hui, elle est utilisée comme salle d’exposition.

Potes – Nueva iglesia de San Vicente – Foto Rosino

En face, se trouve la nouvelle église de San Vicente édifiée au XXe siècle où sont célébrés les actes religieux. L’intérieur, bien que très simple, conserve de beaux retables baroques.

Potes – Antiguo convento de San Raimundo

Le couvent de San Raimundo, fondé en 1608 a conservé sa façade d’origine et son cloître. Il abrite une exposition permanente sur la région et sur les Pics d’Europe.

Potes – Casco antiguo – Foto Neticola

La meilleure façon de connaître Potes est de se promener dans ses petites rues pavées.

Potes – Calle Fuente la riega

 

Potes – Casco antiguo – Foto Esprit04

Le vieux quartier de la Solana, avec ses vieilles maisons médiévales, son calme et ses coins charmants, transporte le visiteur à une autre époque…

Potes – Puente – Foto Johan N

Et, il ne faut pas manquer de traverser ses jolis ponts…

Tous les lundis, près du Parc qui porte le nom du célèbre violoniste et compositeur né à Potes, Jesús Monasterio, un marché pittoresque offre les produits typiques de la région : charcuterie, légumes et fromages.

La spécialité de Potes est le « cocido liebaniego », un pot-au-feu aux pois chiches de la région, avec de la viande et du chorizo.

té del puerto

Le village est connu aussi pour sa fameuse eau-de-vie, élaborée de façon artisanale et son « té del puerto », une infusion à base de plantes et à laquelle on a rajouté de l’eau-de-vie.

 

LES VINS DE RIOJA

 

 

La rioja – Viñedos – Foto Shaury

Traversé par l’Ebre et la Oja, le vignoble de Rioja dépasse les limites de la communauté autonome de La Rioja et couvre aussi une partie de Navarre, du Pays-Basque et de Castille et Léon.

La rioja – Viñedo en Ventosa – Foto Jesús García

C’est la raison pour laquelle, on désigne les vins avec le seul nom de Rioja, sans article, alors que La Rioja est le nom de la communauté autonome.

Viñas en otoño, Rioja Alta, DOC Rioja,
Haro, la Rioja

La vigne fut introduite en Rioja par les Phéniciens et a toujours été cultivée au cours des siècles.
La zone réunit les meilleures conditions pour la plantation de vignobles : un climat privilégié, sec, mais tempéré, et un sol à dominance argilo-calcaire.

Vinos de Rioja

On distingue trois sous-régions : La Rioja Alta, La Rioja Baja et la Rioja Alavesa.

La Rioja – Bodega en Haro – Foto Luis Javier Modino Martinez

Les Rioja sont des vins d’excellente qualité, aromatiques et équilibrés et de renommée mondiale. En 1991, ils ont obtenu la D.O.Ca, Denominación de Orígen Calificada, qui implique des contrôles très stricts et l’obligation de la mise en bouteilles dans la région de production.

Rioja Alavesa – Bodega Izki

Ils sont élaborés et vieillis en fûts de chêne, dans les « bodegas » (les caves).

Vinos de Rioja – Viñedos y bodega

Certaines d’entre elles possèdent des vignes qu’elles exploitent, d’autres achètent les raisins à des viticulteurs.

Rioja alavesa – Tempranillo – Foto María Jesus Tomé

Les vins de Rioja sont surtout célèbres pour la qualité des rouges qui sont le résultat de l’assemblage de quatre cépages : Tempranillo, Grenache noir,  Mazuelo appelé aussi Carignan, et Graciano.

Vino de Rioja – Viura

Les cépages utilisés pour l’élaboration des vins blancs sont les suivant : Viura ou Macabeo, Grenache blanc et Malvisse.

Les vins sont classés en quatre catégories en fonction de leur temps de vieillissement en fût et en bouteille :
« Rioja » qui a passé quelques mois en barrique de chêne
« Rioja Crianza » vieilli au moins deux ans dont douze mois en barrique de chêne
« Rioja Reserva » vieilli au moins trois ans dont un en barrique de chêne
« Rioja Gran Reserva » vieilli au moins cinq ans dont deux en barrique de chêne.

Vino de Rioja Alta – Gran Reserva

Cependant, le temps passé en barrique n’est pas le seul facteur qui détermine la valeur du vin, chaque année les caractéristiques des récoltes et la maturité des raisins donnent lieu à des assemblages minutieux. Seuls les bons millésimes ont les catégories « Reserva » et « Gran Reserva ».

Vino de Rioja – Vendimia

En 2017, la récolte a été moins abondante en raison des problèmes de climat, mais selon les experts, la qualité des vins sera excellente.

LA BAIE DE LA CONCHA

 

 

 

San Sebastian – Bahía de la Concha – Foto Chrisjackson

 

La ville de Saint-Sébastien (San Sebastián en espagnol et Donostia en basque) est réputée pour sa magnifique baie de la Concha qui, en forme de coquillage, s’étend entre le mont Igueldo à l’ouest et le mont Urguell à l’est.

La bahía de La Concha desde el monte Igueldo – Foto mikelo

La promenade de la Concha est l’un des endroits les plus emblématiques de la ville.

San Sebastian – La barrandilla de la concha – Foto Josugoni

La célèbre balustrade qui sépare la promenade, de la zone de sable, fut construite en 1910 par l’architecte Juan Rafael Alday et est une icône de la ville de Saint-Sébastien.

San-Sebastian-Bahía-de-la-Concha-Pico-del-Loro-Foto-Jaume-Meneses

La baie de la Concha possède deux magnifiques plages séparées par un rocher appelé « El Pico del Loro » (le Bec du Perroquet).

San Sebastian – Playa de la Concha Foto Nicola

La plage de la Concha, longue de 1350 mètres de long et 40 mètres de large est la plus grande et la plus connue. Elle doit sa renommée à la reine Marie-Christine qui établit sa résidence d’été dans la Palais de Miramar pendant de nombreuses années, et lui donna le nom de « Plage Royale ». Saint-Sébastien devint alors le lieu de vacances favori de l’aristocratie espagnole.

San Sebastian – La playa de Ondarreta vista desde el monte Igueldo – Foto Josu Goñi Etxabe

La plage d’Ondarreta, bien que plus petite avec ses 600 mètres de long, est plus large et plus abritée des vents.

San Sebastian – El palacio de Miramar – Foto Generalpoteito

Entre les deux, se dresse le Palais de Miramar construit en 1893 par l’architecte anglais Seldem Wornum. Ses beaux jardins sont ouverts au public et le palais est actuellement le siège des cours d’été de l’Université du Pays Basque et du Centre Supérieur de Musique du Pays Basque.

San Sebastian – La Playa de la Concha – El Peine del Viento de Chillida – Foto Wouter Homs

À l’ouest de la plage d’Ondarreta, au pied du Mont Igueldo,  » le Peigne du Vent » est une des œuvres les plus connues du sculpteur Eduardo Chillida. L’ensemble se compose de trois structures en acier incrustées dans la roche et en contact direct avec les vagues. Un système de tubes fait jaillir l’eau avec force en émettant des sons particuliers.

San Sebastian – Bahía de la Concha – Isla Santa Clara – Foto Spike

Au centre de la baie, l’île de Santa Clara, de 5,6 hectares de superficie et 46 mètres d’altitude, offre une charmante petite plage, d’agréables promenades et le privilège de pouvoir contempler de magnifiques paysages.

San Sebastian – Puesta de sol en la bahía de la Concha – Foto Nicolas Wollmer

LA PALMERAIE D’ELCHE

 

 

Elche – Palmeraie – Photo Jose Carlos Diez

Cette immense étendue de plus de 200 000 palmiers se trouve en plein centre de la ville d’Elche, à environ 25 kilomètres d’Alicante.

Elche – Parque Municipal

C’est la plus grande palmeraie d’Europe. Son origine remonte aux phéniciens. Plus tard, entre le VIIIe et le IXe, les Arabes développèrent la plantation et l’aménagèrent en parcelles, ou vergers « los huertos », et installèrent un système complexe d’irrigation qui la convertit en une oasis.

Elche – Palmier-dattier

Il y a plus de 2 800 espèces de palmiers au monde, mais presque tous ceux qui sont cultivés à Elche sont des palmiers-dattiers (Phoenix dactylifera) qui donnent leurs fruits en décembre.

Elche – Palmeraie – Photo JC l’Espagneincontournable

De nos jours, la palmeraie a perdu sa fonction agricole. On utilise seulement les palmes des arbres mâles pour les processions des rameaux et pour l’artisanat.

Palmeraie d’Elche-Le Huerto del Cura- Photo JC L’Espagneincontournable

Les parcelles les plus connues sont le Parc National, le « Huerto de Abajo », le « Huerto del Chocolatero » et surtout le « Huerto del Cura », déclaré « jardin artistique national ».

Elche – Huerto del Cura – Photo JC l’Espagneincontournable

Le « Huerto del Cura », qui appartenait au curé d’Elche au XIXe siècle, se compose de 1000 palmiers sur une surface d’environ 13 000 mètres carrés.

Elche – Huerto del Cura – Photo JC l’Espagneincontournable

On y trouve également de nombreuses plantes et fleurs méditerranéennes et tropicales, des citronniers, des orangers, des caroubiers, des cactées ainsi que des plantes aquatiques dans plusieurs bassins.

Elche – Huerto del Cura- Photo JC l’Espagneincontournable

Les palmiers restent cependant les protagonistes de ce magnifique jardin.

Elche – Le palmier impérial – Photo JC l’Espagneincontournable

Le palmier impérial, le plus connu, est un exemplaire unique et exceptionnel en raison de sa taille et de ses six énormes stipes issus d’un seul tronc. Il reçut le nom d’impérial en hommage à l’impératrice Élisabeth d’Autriche-Hongrie, « Sissi », qui visita la palmeraie en 1894.

Elche – El Huerto del Cura – La dama de Elche – Photo Diego Delso

Il y a aussi plusieurs sculptures dans le « Huerto del Cura ». La plus notable est sans doute la reproduction de la « Dama de Elche », un buste Ibérique du Ve siècle, découvert aux environs d’Elche en 1897, et dont l’original se trouve au musée archéologique de Madrid.

Elche – El Huerto del Cura – Photo Diego Delso

La Palmeraie d’Elche est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

LA PLAGE DES CATHÉDRALES EN GALICE

 

 

Galice – Plage des Cathédrales – Photo nito

La magnifique plage des Cathédrales se trouve au nord de l’Espagne en Galice, juste à la limite des Asturies entre les rias de Ribadeo et de Foz.

Galice – Plage des cathérales – Photo juantiagues

Elle est aussi connue sous le nom de plage des Eaux Bénites (de las Aguas Santas) en raison sans doute de la présence d’une source thermale qui, autrefois, se trouvait à cet endroit.

Galice – Plage des Cathédrales

Dans cette zone de hautes falaises, la mer et le vent ont sculpté les rochers et produit une grande variété de formes.

Galice -La plage des Cathédrales

Les eaux, en se retirant à marée basse, découvrent une plage de sable fin de 1300 mètres de long, entourée de grottes et d’arches rocheuses d’environ 30 mètres de haut, dont les formes rappellent celles des voûtes des cathédrales gothiques.

Plages des Cathédrales – Falaises érodées – Foto Jaume Meneses

Le paysage naturel ainsi formé est d’une grande beauté. Les variations du niveau de la mer et de la lumière créent un spectacle qui se renouvelle sans cesse.

Galice – Plage des Cathédrales – pouces-pieds – Photo J.L.Mormaneu

Les stries des rochers provoqués par l’érosion sont d’excellents refuges pour les mollusques comme les moules, les palourdes, les pouces-pieds…

Plage des Cathédrales- Photo dacostabalboa

À marée haute, une grande partie des falaises est submergée et la plage n’est plus très grande, mais il est possible de s’y baigner. Des sentiers permettent de parcourir la surface des falaises et d’admirer l’impressionnant panorama.

Galice – Plage des
cathédrales

La végétation autour de la plage des Cathédrales est variée et colorée et la zone attire de nombreux oiseaux tels les mouettes, les cormorans ou les aigrettes.

Galice – Plage des Cathédrales

La plage des cathédrales, véritable monument nature,l est une des plus belles plages d’Europe.